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Covid-19: L’OCDE évalue les besoins de santé

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5889 Le 23/11/2020 | Partager
La gamme des services couverts et le degré de partage des coûts varient selon les pays
Les pénuries de professionnels mises en lumière
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Avec la nouvelle flambée de la pandémie et la réintroduction de mesures d’endiguement dans le but d’aplatir la courbe des infections, les responsables politiques doivent arrêter des stratégies qui permettent de gérer correctement la reprise de l’activité économique, afin qu’il n’y ait plus d’autres confinements (Ph. AFP)

Covid-19 s’est propagée en 2020 pour devenir la pandémie la plus grave des cent dernières années. La crise de santé publique a entraîné une crise économique majeure, qui aura de graves conséquences sur le bien-être des individus et de la société, tant aujourd’hui qu’à l’avenir. Elle a révélé également des fragilités latentes des systèmes de santé qui existaient avant la pandémie. Un sujet largement développé par l’OCDE dans son rapport «Health at a Glance: Europe 2020» réalisé en collaboration avec la Commission européenne (https://www.oecd.org).

Tour d’horizon:

■ Une couverture universelle: La plupart des pays de l’UE ont atteint une couverture maladie universelle pour les services de santé jugés essentiels. Ce qui est crucial pour faire face efficacement à la pandémie de Covid-19. Toutefois, la gamme des services couverts et le degré de partage des coûts varient considérablement. L’accès effectif aux différents types de soins peut également être restreint en raison de la pénurie de professionnels de la santé, des délais d’attente ou de la longueur des trajets vers l’établissement de santé le plus proche. Seule une petite partie de la population a signalé des besoins de soins de santé non satisfaits dans la plupart des pays de l’UE en 2018. Néanmoins, cette proportion était presque cinq fois plus élevée chez les ménages à faibles revenus par rapport à ceux avec des revenus élevés dans l’ensemble de l’UE.

■ Les dépenses de santé: L’accès financier aux services de santé peut être limité lorsqu’ils impliquent des paiements directs élevés. En moyenne, dans l’ensemble des pays de l’UE, environ un cinquième de l’ensemble des dépenses de santé sont payées directement par les ménages, mais cette proportion dépasse plus d’un tiers en Lettonie, en Bulgarie, en Grèce et à Malte. En général, les pays qui ont une part élevée de dépenses directes ont également une proportion plus élevée de la population confrontée à des paiements directs catastrophiques pour les services de santé, en particulier parmi les groupes à faibles revenus.

■ Difficultés à des degrés divers: Il est difficile à l’heure actuelle de fournir une évaluation globale des réponses des pays à la Covid-19, étant donné que la pandémie est encore très active dans le monde entier. Les pays européens ont eu des difficultés, à des degrés divers, à répondre à la première vague de la pandémie au printemps 2020 et à la deuxième vague de l’automne 2020. De nombreux pays ont éprouvé des difficultés au cours des premiers mois de la crise pour accroître la disponibilité de masques et d’autres équipements de protection individuelle. La plupart des pays ont également éprouvé des difficultés à renforcer leur capacité de tests, ce qui en a limité l’efficacité et la traçabilité des cas.

■ Les bons exemples: En dehors de l’Europe, la Corée du Sud est un bon exemple d’un pays qui a réussi à maîtriser la pandémie au moyen de mesures rapides, efficaces et ciblées, évitant ainsi des blocages complets. La Nouvelle-Zélande est un autre exemple de réussite. En Europe, jusqu’en octobre 2020, quelques pays comme la Finlande, la Norvège et l’Estonie ont été mieux à même de contenir la propagation du virus et d’atténuer les conséquences économiques. Et ce, en partie en raison de facteurs géographiques (densité de population plus faible), mais aussi en raison de la mise en oeuvre rapide de mesures de confinement ciblées et d’une forte confiance et respect de la part des populations de ces pays aux recommandations des autorités publiques.

Fatim-Zahra TOHRY

                                                                           

«Mobiliser les ressources humaines…»

La pandémie de Covid-19 a mis en lumière les pénuries de professionnels de la santé dans de nombreux pays et la nécessité de mettre en place des mécanismes permettant de mobiliser rapidement les ressources humaines en temps de crise.

■ L’urgence du personnel supplémentaire: Bien que le nombre de médecins et d’infirmiers ait augmenté au cours des dix dernières années dans presque tous les pays de l’UE, des pénuries persistent dans de nombreux pays. Ces pénuries ont été fortement mises en évidence au cours de la pandémie, lorsque les professionnels de la santé ont été soumis à une forte pression. De nombreux pays ont cherché à mobiliser rapidement du personnel supplémentaire, souvent en rappelant les professionnels de la santé inactifs et retraités et en mobilisant les étudiants en médecine et soins infirmiers proches de la fin de leurs études. Certains pays ont également pu redéployer une partie du personnel des régions les moins touchées vers celles les plus touchées. Cette crise met également en évidence la nécessité de créer des capacités de réserve supplémentaires qui puissent être rapidement mobilisées.

■ Les délais d’attente: Les longs délais d’attente pour les services de santé comme la chirurgie élective (non urgente) sont un problème de longue date dans de nombreux pays de l’UE. Même avant la crise sanitaire, les délais d’attente pour de nombreuses interventions chirurgicales électives étaient en hausse dans de nombreux pays, la demande ayant augmenté plus rapidement que l’offre. Ces délais d’attente devraient encore augmenter à court terme dans plusieurs pays, étant donné que de nombreuses interventions chirurgicales électives ont été reportées pendant la pandémie. Des pays comme le Danemark et la Hongrie, qui ont réussi à réduire durablement les délais d’attente pour de nombreux services de santé, combinent généralement des mesures axées sur l’offre et la demande, ainsi qu’un suivi régulier des progrès accomplis.

           

 

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