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Entreprises

Royal Air Maroc: 3,4 milliards de DH pour renflouer les caisses

Par Aziza EL AFFAS - Amin RBOUB - - | Edition N°:5888 Le 20/11/2020
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Une souscription ouverte dès ce 20 novembre
Le capital social sera porté à plus de 7 milliards de DH
Le reliquat sera sous forme de prêts garantis par l’Etat

La crise sanitaire aura eu raison des finances de Royal Air Maroc. La compagnie nationale traverse les pires turbulences de son histoire. Pour renflouer les caisses, l’Etat et le Fonds Hassan II, principaux actionnaires de la RAM  s’apprêtent à augmenter son capital d’un montant de 3,4 milliards de DH, pour le porter à 7,02 milliards de DH.

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Dans le cadre des mesures d’austérité, la RAM s’est délestée d’une bonne partie de son personnel PNT (pilotes) et PNC (hôtesses et stewards) il y a quelques mois (Ph. L’Economiste)

La souscription sera ouverte à partir de vendredi 20 novembre, jusqu’au 20 décembre prochain proposant l’émission de 34 millions d’actions nouvelles de 100 DH de nominal chacun. Ces actions nouvelles seront libérées au moins du quart de leur montant nominal lors de leur souscription, soit en espèces, soit par compensation avec des créances liquides et exigibles des souscripteurs vis-à-vis de la compagnie. Le solde sera libéré en une ou plusieurs fois sur appel du Conseil d’administration.

Les actionnaires de l’entreprise (l’Etat et le Fonds Hassan II qui détiennent 98% du capital) jouissent d’un droit préférentiel de souscription, leur permettant de souscrire à titre irréductible à raison de 15 actions nouvelles pour 16 actions anciennes.

Le délai de souscription sera clos par anticipation dès que tous les droits de souscription à titre irréductible auront été exercés ou que l’augmentation de capital aura été souscrite en totalité, après renonciation individuelle à leurs droits préférentiels de souscription des actionnaires n’ayant pas souscrit.

Le Conseil d’Administration pourra limiter le montant de l’augmentation de capital au montant des souscriptions recueillies. Les actions nouvelles porteront jouissance à compter de la date de réalisation de l’augmentation de capital. Elles seront assimilées aux actions anciennes et jouiront des mêmes droits.

Pour rappel, la convention signée entre l’Etat et la RAM prévoit un financement de près de 6 milliards DH, dont 3,4 milliards DH sous forme d’augmentation de capital et le reliquat sous forme de prêts garantis par l’Etat. L’augmentation de capital, de 3,4 milliards de DH, permettra de porter le capital social à plus de 7 milliards DH, afin d’accompagner la compagnie dans ses engagements.

Cette convention fait suite aux mesures d’austérité lancées par la compagnie aérienne, en début de crise sanitaire, suivies du plan de restructuration adopté cet été, avec la révision de son réseau de lignes aériennes et de son organisation, au Maroc et à l’étranger.
Les mesures d’austérité concernaient l’arrêt des investissements, la négociation de moratoires de paiement avec les fournisseurs, l’application d’une retenue sur les salaires...

Aziza EL AFFAS

                                                                

Plan de restructuration

Le plan de restructuration de la compagnie repose, rappelons-le, sur une vaste opération de financement. Il s’agit d’un montant global de 6 milliards de DH. Une série de mesures ont été mises en place afin «de redimensionner le réseau, mettre en place de nouvelles procédures, aller vers plus d’agilité, enclencher une transformation de l’entreprise...» Ce sont là autant de conditions formalisées à travers des engagements fermes du management de la compagnie. Ce protocole de restructuration dépend fortement d’une série d’engagements de l’actionnariat qui s’articulent autour de la garantie de la dette et de l’augmentation de capital. «Nous allons donc lever de la dette garantie par l’Etat. Ce sera autour de 3 milliards de DH. C’est un processus très long qui est déjà engagé avec les banques de la place. S’y ajoute l’augmentation de capital de 3 milliards de DH par le Fonds Hassan II et l’Etat. Il s’agit là d’une série d’actions en cours, afin de solder le passif et corriger les déséquilibres tant sur le plan comptable que financier», a confié récemment le PDG de RAM à L’Economiste.

A.R.

 

 

 

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