×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Artisanat: Des mesures d’urgence en attendant la nouvelle stratégie

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5878 Le 04/11/2020 | Partager
La commercialisation des produits via 7 plateformes électroniques
Les produits d’artisanat feront l’objet de commandes publiques

L’artisanat est aussi un des secteurs ayant beaucoup souffert de la pandémie. Une étude lancée par le département de tutelle a montré que durant l’état d’urgence sanitaire, 80% des activités étaient à l’arrêt, avec une chute des ventes et du revenu moyen à hauteur de 95%, couronné par un presque arrêt des exportations.

Après le confinement, les activités ont repris avec une moyenne de 66% en général et des niveaux différents selon les métiers et les régions. C’est ce qui est ressorti de la réponse de la ministre du Tourisme et de l’artisanat lors des questions orales du lundi dernier devant la Chambre des représentants.

Pour elle, la relance du secteur passe par une nouvelle stratégie 2021-2030 en cours de préparation avec les Chambres d’artisanat, la Fédération des entreprises du secteur et les autres partenaires. Et pour cause, le poids de l’artisanat est important dans l’économie. Il représente 7% du PIB et emploie 2,4 millions de personnes. Il a contribué dans l’économie nationale avec un chiffre d’affaires à hauteur de 73 milliards de DH et 36 milliards de DH de  valeur ajoutée en 2018. En 2019, il a canalisé 800 millions de DH d’exportations.

Un chantier, qualifié d’important pour l’avenir, porte sur la restructuration organisationnelle de la Maison de l’artisan. La ministre a commencé par un appel à candidature pour le renouvellement du poste de directeur de cette structure, considérée comme une pièce maîtresse de l’activité artisanale.

En outre, elle veut mettre en place des programmes leaders et innovants pour le soutien global des opérateurs en allant de l’approvisionnement des matières premières à la production, en passant par la commercialisation. Il faudra également améliorer les prestations pratiques en ce qui concerne les mesures relatives à la distribution commerciale. Un accent sera mis également sur la communication avec les études de marchés, une veille stratégique ainsi que des campagnes de promotion.

Cette nouvelle stratégie s’est également concentrée sur les mesures prioritaires pour le maintien du tissu économique et des postes d’emploi et l’encouragement de la demande des produits d’artisanat. Seulement, avec la pandémie et en attente de finaliser cette importante stratégie, le département a mis en œuvre certaines mesures d’urgence concernant la commercialisation, l’accompagnement, le financement et l’appui aux métiers.

Pour la commercialisation, le ministère, à travers la Maison de l’artisan, a signé une convention de partenariat avec 7 plateformes de commerce électronique au Maroc. L’objectif est de vendre les produits marocains sur Internet. Il s’agit de faire bénéficier de ces moyens le maximum de professionnels et des coopératives du domaine de l’économie sociale, a noté Nadia Fettah. Pour elle, les opérateurs concernés auront la possibilité d’accéder aux plateformes, de profiter des différents services offerts dont notamment la création gratuite des boutiques électroniques pour y exposer leurs produits. Ils peuvent également bénéficier de formations dans le domaine de la commercialisation.

Quant au commerce direct, la ministre a mis en place un programme de soutien et d’accompagnement dans les espaces publics et les grands réseaux de distribution. Le but est de garantir la commercialisation des produits d’artisanat et l’exploitation des centres d’exposition du ministère. Ainsi, toutes les composantes de l’administration centrale et territoriale ainsi que les établissements publics sont invités à soutenir le recours aux produits d’artisanat à travers les commandes publiques.

Le poids de l’artisanat

artisanat-078.jpg

7% du PIB

2,4 millions d’emplois dont :

  •  1,1 million dans l’artisanat productif (70% en ville et 30% dans le milieu rural)
  •  1,3 million dans l’artisanat des services

800 millions de DH d’exportations en 2019

                                                                       

Financement spécifique

Sur l’accès au financement, le ministère accompagne les opérations dans le secteur pour faire bénéficier les artisans des produits disponibles sur le marché financier. «Malheureusement, les banques et les autres établissements n’ont pas l’habitude de traiter avec eux. Par conséquent, le ministère travaille avec un groupe de banques pour trouver une approche de l’activité artisanale. «Le département aide également les artisans à mieux profiter des mécanismes de financements bancaires», a indiqué Nadia Fettah. Le ministère, dans son plan d’action pour 2021, a prévu un financement spécifique. Ainsi, les entreprises locomotives dont le chiffre d’affaires est supérieur à 10 millions de DH, auront des primes d’investissement via l’offre Maroc PME, l’accès au financement bancaire, avec des garanties de la CCG. A cela s’ajoutent les agrégateurs, opérateurs spécialisés dans la commercialisation ayant un chiffre d’affaires intégré de plus de 10 millions de DH. Les petits acteurs structurés avec un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions de DH ne sont pas en reste. Ils auront accès aux offres Intélaka et  Intélaka TPE ainsi qu’au crowdfunding. Ceux du secteur informel seront également accompagnés pour accéder aux services bancaires et  au paiement par mobile.

                                                                       

AMO et retraite

La ministre a également rappelé l’amélioration des conditions sociales des artisans, à travers l’application des dispositions de la loi 98-15 relative à l’AMO et la loi 99-15 instaurant les retraites des professionnels, salariés indépendants et les non salariés, y compris les artisans. A ce titre, les concertations avec les professionnels ont déjà démarré. Selon Nadia Fettah, la pandémie a montré que le secteur, en dépit de son importance économique et sociale, a souffert à cause de ses fragilités. Au cours de son intervention, elle a rappelé que les artisans ont aussi profité des aides financières décidées dans le cadre du Comité de veille économique.

M.C.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc