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Entreprises

Commerce en réseau: La baisse du CA menace des milliers d’emplois

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5878 Le 04/11/2020 | Partager
En cause, le repli de 20% de la valeur du panier des ménages
La Fédération explique ce repli par les dernières hausses des droits d’importation

25%, puis 30% et depuis juillet dernier 40%! Les droits d’importation ont enregistré deux hausses successives en l’espace d’à peine un an. Les augmentations ont touché de nombreux produits finis. Si bien que la majorité des grandes marques affiliées à la Fédération marocaine du commerce en réseau en ont ressenti l’impact.

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Les hausses successives des droits de douane ont significativement impacté l’équilibre de la majorité des entreprises opérant dans la transparence et risquent de favoriser l’informel (Ph. L’Economiste)

Pour le secteur, le nouveau tarif des droits d’importation tombe mal. Il intervient au sortir d’une période de fermeture administrative de plus de trois mois pour cause de confinement. A noter que les réouvertures ont eu lieu en ordre dispersé en raison des contraintes de l’état d’urgence. Le retour des clients coïncide avec des prix plus corsés.

«Le relèvement des droits d’importation renchérit de manière notable nos coûts de revient. Si la plupart des membres avaient fait le choix d’absorber la première augmentation ou de la reporter pour épargner le consommateur, ils sont obligés de répercuter la seconde hausse de manière significative, de 10%, voire au-delà», explique Hamza Bernoussi, vice-trésorier et représentant de Bricoma au sein de la Fédération. Des hausses en cascade sont donc attendues et pénaliseront les consommateurs. Le réajustement des droits de douane «a déstabilisé de manière significative l’équilibre économique des acteurs du secteur du commerce toutes filières confondues».

La Fédération marocaine du commerce en réseau regroupe 500 enseignes et 2.000 points de vente. Parmi ses adhérents, figurent Kitea, Bricoma, Kiabi, Electroplanet, Fnac, Cosmos, Zara, Décathlon…
La hausse des droits d’importation a été introduite par la loi de finances 2020, puis réajustée par la loi de finances rectificative dans un double objectif: protéger le «Made in Morocco» et générer des recettes fiscales supplémentaires.

Si l’objectif d’orienter la consommation vers la production locale est louable, il n’est pas sans impacter le business. «Nous avons constaté que la valeur du panier a baissé de 15 à 20% en moyenne du fait de la hausse des droits d’importation. La même situation prévaut chez la quasi-totalité des membres de la Fédération», affirme Hamza Bernoussi.

Pour l’association, ce repli s’explique par l’érosion du pouvoir d’achat des clients mis à mal par une crise économique inédite. La baisse de la valeur du panier est également attribuée à l’informel à cause du différentiel de prix trop important.

Par informel, il faut entendre toutes formes de triche et pas seulement la contrebande, neutralisée au nord du pays, mais persistante au niveau d’El Guergarat, au sud du Maroc. La Fédération prévient contre la résurgence des pratiques de sous-déclaration, de sous-facturation, de vente sans TVA… Des pratiques non transparentes, régulièrement dénoncées par les organisations professionnelles, et qui risquent de prendre des proportions plus importantes que par le passé. L’objectif étant de neutraliser l’impact de la hausse des droits d’importation. La hausse des droits d’importation serait donc obérée par la  baisse de recettes fiscales.

Le secteur du commerce fait travailler directement environ 1,5 million de personnes, sans compter les emplois indirects. «Selon les premières estimations des associations affiliées à la Fédération, les pertes d’emplois dues à la baisse d’activité pourraient atteindre 15%, soit plusieurs dizaines de milliers».

Le sujet des droits d’importation constitue d’ailleurs l’un des axes constituant le plan d’action de la Fédération dès sa création il y a quelques semaines. «L’évolution du cadre douanier ayant de très nombreuses conséquences négatives pour l’économie nationale, il est impératif de revenir aux droits d’importation appliqués en 2019 pour favoriser l’emploi et préserver le pouvoir d’achat», recommande la Fédération.

                                                                    

Alerte sur l’informel

Les entreprises qui optent pour la transparence vont subir de plein fouet le renchérissement des prix à l’approvisionnement. Ce qui grève l’activité et donc le chiffre d’affaires. La Fédération marocaine du commerce en réseau affirme «qu’au plus fort de la crise sanitaire, la majorité des membres ont conservé 100% des emplois et n’ont pas activé le fonds Covid-19 pendant les trois mois de fermeture. Mais le maintien de droits d’importation trop élevés, à un niveau maximum permis par l’OMC, ne permettra pas à nos enseignes de garder les mêmes effectifs longtemps encore».

Hassan EL ARIF

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