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Economie

Le CMC prévoit une récession plus sévère

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5878 Le 04/11/2020 | Partager
Une contreperformance de -6,6% contre -6,2% prévue en juin
Le projet de loi de finances pas assez audacieux pour sortir de l’impasse, critique le centre

La situation économique reste critique et les prévisions de croissance ont une nouvelle fois été dégradées. Le Centre marocain de conjoncture prévoit désormais une contraction de -6,6% contre -6,2% annoncée en juin. Ses hypothèses ont été réajustées à la lumière de l’évolution de la pandémie et de ses impacts. Les inquiétudes augmentent avec la hausse du nombre quotidien d’infections à la Covid-19 et du nombre journalier de décès.

Les comptes trimestriels affichent une tendance baissière de l’activité avec -15% et -8,7% respectivement pour les deuxième et troisième trimestres et un fléchissement de 5,5% attendu au quatrième trimestre 2020. L’indice de confiance des ménages est à son plus bas niveau depuis 2008. Il a chuté au troisième trimestre à 60,6 points contre 74,8 à la même période en 2019.

Sans vouloir être «alarmiste», le CMC souligne l’urgence de la mise en place des mesures de relance pour faire face à la situation: celle-ci «interpelle les responsables politiques et les opérateurs économiques et réclame des actions concrètes sans délai non seulement pour corriger les déviations négatives provoquées par la Covid-19, mais pour engager une véritable relance susceptible de mettre sur les rails l’économie nationale là où elle a commencé sa pause en 2019».

Sans oublier de rappeler la timidité et le manque d’audace de la loi de finances rectificative, les économistes du CMC soulignent que le plan de relance, ses grandes orientations, ses priorités et ses instruments de gestion sont clairement définis et tracés et couvrent les défis et challenges à relever dans l’immédiat et à terme.

Reste la célérité de sa mise en œuvre qui devrait emporter l’adhésion de l’ensemble des intervenants dans un esprit de responsabilité où l’intérêt national prime. Le tout en écartant «les tergiversations sur des aspects et des considérations politiques conjoncturels liés aux échéances électorales. Dans ces circonstances perturbées et déprimantes, le lancement précoce du programme et le calendrier de ses réalisations importent beaucoup pour la valorisation des effets escomptés».

L’enveloppe globale dédiée à la relance de l’économie et de l’emploi s’élève à 120 milliards de DH. Elle servira à contrecarrer le choc économique provoqué par la crise aussi bien sur l’offre que sur la demande. Cette enveloppe comprend deux composantes.

La première est destinée à assouplir les conditions de financement des entreprises et à soulager leur trésorerie. Elle porte sur un montant de 75 milliards de DH sous forme de crédits garantis par l’État. La seconde composante de 45 milliards soit l’équivalent d’environ 60% du budget d’équipement de l’État servira à financer des projets dans des secteurs comme l’agriculture et le tourisme ou dans des domaines prioritaires.

Le projet de loi de finances, en deçà des attentes

La dépense publique telle que tracée dans le projet de loi de finances 2021 demeure en deçà des attentes et serait dans l’incapacité de contribuer concomitamment avec le plan de relance au contrechoc recherché. «L’austérité, en période de vaches maigres, n’a jamais réduit ni la dette ni le déficit de l’avis avéré du Fonds monétaire international lui-même. Seule une politique de croissance appropriée pourrait faire sortir l’économie de l’impasse», souligne le CMC. Par rapport au financement, des marges de manœuvre sont à exploiter et des interventions innovantes et plus accommodantes sont possibles. Elles sont même recommandées pour venir en appui à la relance économique à condition qu’elles soient sans effet prononcé sur l’évolution des taux d’intérêt et sur le relèvement des prix.

K. M.

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