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Dossier Spécial

MBA: Les tuyaux pour réussir son entretien de sélection

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5871 Le 23/10/2020 | Partager

Reconnu dans le monde entier, le MBA est considéré comme un véritable booster de carrière. Son coût n’est pas donné à tout le monde, néanmoins, le retour sur investissement est souvent rapide. Il s’agit d’un diplôme coûteux, mais aussi très sélectif. Afin de garantir l’excellence académique de ce parcours, les établissements veillent à intégrer des candidats triés sur le volet. Pour ne pas rater les tests d’admission, quelques conseils de patrons d’écoles. 

■ Faire preuve de cohérence et d’ambition

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Dr Younes Sekkouri, doyen Afrique de l’Ecole des Ponts Business School (Ph. YS)

«Les candidats doivent justifier d’une expérience d’un minimum de cinq ans, et être titulaires d’un master ou diplôme équivalent. Toutefois, il arrive à titre exceptionnel d’accepter un bachelor ou une licence  pour un parcours hors norme. Cette exigence de diplôme nous assure que les candidats peuvent suivre des cours aussi bien qualitatifs que quantitatifs. Le candidat doit être en mesure d’assimiler les concepts rapidement pour se focaliser sur le plus important, à savoir l’usage qu’il en fera dans le développement de sa carrière.
Il est aussi primordial de maîtriser l’anglais, langue du MBA par excellence. Lors de l’entretien, il faut être soi-même, honnête et authentique. Ceci étant, un candidat doit prendre le temps de clarifier sa vision, sa motivation et éventuellement la relecture de sa trajectoire professionnelle. Au-delà de ses qualités professionnelles, nous attendons d’un candidat une certaine prise de conscience de sa situation et de ses limites. Pas seulement les obstacles et les freins à l’évolution de carrière, mais également au niveau cognitif et comportemental. Il doit également faire preuve de cohérence, de volonté et d’ambition pour tirer un maximum de cette expérience.

                                                                      

■ Mettre en avant son parcours professionnel

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Mourad El Mahjoubi, DG d’Emlyon business school Africa (Ph. MM)

«Le parcours professionnel, l’expérience managériale, la diversité du background, le volet international, la qualité du projet professionnel... sont autant d’éléments qui feront l’objet de toutes les attentions dans le processus d’admission à un Executive MBA. A Emlyon business school, les participants sont des managers et dirigeants disposant au minimum de 7 ans d’expérience professionnelle, et justifiant d’une expérience riche dans des fonctions de responsabilité.
Nous veillons à constituer des promotions aux horizons divers afin de créer une véritable émulation, et favoriser des partages d’expérience riches et variés. Afin de réussir les tests d’admissions, il est essentiel de mettre en avant votre parcours professionnel et démontrer en quoi la poursuite d’un tel programme est en phase avec votre plan de carrière. Plus qu’une simple formation, l’Executive MBA doit faire partie intégrante d’un projet. Il est bien entendu possible (voire conseillé) de le compléter avec des lettres de recommandation».

                                                                      

■ Préparer son projet avec sa famille et son entreprise

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Thami Ghorfi, président de l’Esca (Ph. TG)

«Nous travaillons au sein de ESCA Ecole de Management à préparer les participants à la capacité de prise de décision et au leadership dans leurs organisations. Le candidat doit saisir cette opportunité pour faire un point et une analyse de son parcours académique et professionnel. Son dossier de candidature constituera la base de l’entretien. Il doit clarifier son projet professionnel à horizon de 5 à 10 ans, et être à même de l’expliciter et de le défendre. Dans un programme MBA, la qualité des membres de la promotion est essentielle pour assurer la diversité et la richesse. En intégrant le programme, le participant a des objectifs, mais il devra mettre en lumière ce qu’il pourra aussi apporter à la promotion. Les candidats sont en général choisis en tenant compte de leur personnalité, leurs ambitions et leur capacité à progresser. Je rappelle qu’il s’agit d’un engagement important en termes de temps et d’efforts, je recommande de préparer ce projet avec son entreprise et sa famille, afin de bénéficier du soutien nécessaire.

                                                                      

■ Tracer un vrai projet professionnel

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Hassan Sayarh, DG du groupe HEM (Ph. HS)

«Un MBA est une formation qui vise l’acquisition d’une compétence managériale, en plus de sa compétence première relative à sa formation de base et au métier exercé. Le candidat doit être titulaire d’un diplôme universitaire de niveau bac+4 au minimum dans une spécialité donnée, conférant au candidat une expertise métier. Une expérience professionnelle d’au moins 3 années, enrichissante en termes de problématiques managériales, est aussi primordiale. Avant de se lancer dans une formation MBA généralement coûteuse en investissement personnel et familial, en temps et sur le plan financier, il faut tracer un vrai projet professionnel, avec un plan de carrière bien défini.  
Pour réussir son entretien de sélection, il faut être capable d’exposer d’une manière claire et structurée son projet professionnel. Il faut pouvoir démontrer en quoi le MBA va participer à la réalisation de ce projet. Le candidat doit être à même de synthétiser, de prendre du recul et de tirer les leçons de son expérience professionnelle, avec ses succès et ses échecs.

                                                                      

■ Des lettres de recommandations pour étoffer son dossier

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Mohammed Zaoudi,  Directeur de l’IGA  (Ph. MZ)

«Les pré-requis pour accéder à un MBA diffèrent selon l’établissement et la formation dispensée. Mais en général, il faut justifier, au minimum d’un bac+4, quelques années d’expériences (voire 10 ans pour un Executif MBA) et bien évidemment un excellent dossier. De bons scores au Graduate Management Admission Test (GMAT), au TOEFL ou au TOEIC sont parfois exigés.
Durant l’entretien de sélection, nous cherchons à savoir si en plus des pré-requis pédagogiques le candidat dispose de la motivation et de la capacité requise pour intégrer et réussir sa formation. Des lettres de recommandations sont aussi nécessaires. L’intérêt est de s’assurer que le candidat ne prendra pas la place à un autre plus motivé que lui. L’objectif est de garantir l’excellence de la promotion et du diplôme».

Tilila EL GHOUARI

 

 

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