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Dossier Spécial

Dans les facultés publiques, des masters ultra sélectifs qui cartonnent!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5871 Le 23/10/2020 | Partager

Plus de 82% de l’offre de masters dans le public relèvent de facultés à accès ouvert, celles de droit, de sciences, de lettres, polydisciplinaires et de chariâa. Ces établissements, souvent taxés de «fabriques à chômage», arrivent en majorité à se distinguer en matière de master, avec des filières d’excellence drainant des milliers de candidats de tout le Maroc, et des taux d’insertion professionnelle qui frisent parfois les 100%. Certaines reçoivent jusqu’à 3.500 candidats pour une trentaine de places. Exemples de filières universitaires qui cartonnent.

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Sur les cinq dernières années, l’offre de filières de master dans le public a augmenté de près de 50%. Sur les 996 parcours disponibles, 818 relèvent de facultés à accès ouvert (82%)

■ Fac de droit de Casablanca-Aïn Chock
Des taux d’acceptation de 1% pour certains parcours      
Avec près de 24 masters, la faculté de droit de Casablanca-Aïn Chock gère une large offre de formation. «Ce nombre dépasse même nos capacités», lance son doyen, Abdellatif Komat. L’établissement compte plusieurs masters d’excellence ultra sélectifs, assurant des taux d’insertion professionnelle pouvant atteindre les 100%. Celui en audit et contrôle de gestion reçoit plus de 3.000 candidats chaque année, pour 30 à 35 places, soit un taux d’acceptation d’environ 1%. Ceux de finance et de gestion des ressources humaines sont également très convoités par les étudiants et les employeurs. Le master économétrie appliquée à la modélisation micro et macroéconomique, piloté par un économiste de renom, Fouzi Mourji, forme des analystes prisés par la banque centrale, les organisations internationales et les grands groupes, tels que l’OCP.
En sciences juridiques, la faculté propose un master prestigieux en droit des affaires, section française, avec d’éminents intervenants, comme Mohamed El Mernissi et Azzeddine Kettani. Elle dispense, aussi, un master en droit des assurances conçu avec la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance, et un master en accompagnement entrepreneurial, en partenariat avec la fondation Mohammed V et Attijariwafa bank.

■ Faculté des sciences de Casablanca-Aïn Chock
Des spécialités en accord avec les grands chantiers du Maroc
Pour accéder aux masters de la faculté des sciences-Aïn Chock de Casablanca, il faut justifier d’un bon dossier. L’évaluation des candidatures inclut les notes du baccalauréat. La faculté prend entre 30 et 50 étudiants par master. «La grande majorité des filières master a été élaborée pour pourvoir en ressources humaines qualifiées les grands chantiers lancés par le Maroc ces dernières années. Certains reçoivent jusqu’à 1.500 candidats», souligne Omar Saddiqi, doyen.
L’offre comprend un master conçu en partenariat avec le groupe Altran, «modélisation et simulation en mécanique» pour l’industrie automobile. «C’est le groupe Altran, satisfait de la qualité de nos lauréats, qui nous a sollicités pour aller plus loin dans l’adaptation de la formation», précise Saddiqi. Parmi les masters les plus convoités, «énergies renouvelables et systèmes énergétiques», «gestion et valorisation des géoressources» pour le domaine minier, notamment les phosphates, et «électronique, électrotechnique, automatique et informatique industrielle», avec des débouchés industriels, surtout en automobile et aéronautique. La faculté propose même un master en génie logistique, traditionnellement dispensé dans les facultés de droit et grandes écoles. «Ce master comporte une touche scientifique, avec un peu d’informatique et de modélisation», explique le doyen. En matière de IT, la faculté offre des masters tendance, en Big data & Cloud computing et en Ingénierie informatique & Internet.   

■ Faculté de droit de Rabat-Agdal
Une offre qui reste orientée recherche
Les masters de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat-Agdal sont plus orientés recherche. De ce point de vue, la faculté ne déroge pas à la tendance générale. L’établissement compte 12 masters recherche contre 8 masters spécialisés. «Le montage de nos masters répond à une double optique: la recherche, avec comme finalité la création de savoirs, et l’ouverture sur le monde socioéconomique», explique son doyen Farid El Bacha. «Des projets innovants sont en cours de concrétisation, sur des thématiques de grande actualité, en rapport avec le modèle de développement économique et les grands enjeux contemporains», annonce-t-il.
En matière de masters recherche, les masters «droits des affaires», en arabe et en français, sont ceux qui drainent le plus d’effectifs. Ils sont suivis par les masters «finance publique & fiscalité», «sciences économiques» et «sciences de gestion, option finance». Au niveau des masters spécialisés, les parcours «gestion financière, comptable et fiscale», «management stratégique des ressources humaines», «administration internationale et gestion des partenariats dans l’espace Euromed» et «finance islamique» sont les plus prisés par les étudiants.

■ Université d’El Jadida
Des formations d’excellence dans toutes les spécialités

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«Nous critiquons beaucoup l’université publique, mais elle recèle des niches d’excellence extraordinaires, y compris dans les facultés à accès ouvert. Leurs problèmes n’occulteront jamais la qualité de certaines de leurs formations», relève Yahia Boughaleb, président de l’université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. «Les masters d’excellence émanent essentiellement des établissements à accès ouvert. Ces derniers, sous le poids des sureffectifs, essaient d’exceller dans les masters et les licences professionnelles», ajoute-t-il.
La faculté des sciences d’El Jadida, par exemple, compte plusieurs filières d’excellence, dont certaines conçues avec des partenaires socioéconomiques et attirant des candidats de plusieurs villes: ingénierie mathématique, biotechnologie appliquée à la production végétale et industries agroalimentaires, physique de la matière… La faculté des lettres, aussi, propose des filières assez cotées, en gestion du territoire, études interculturelles, anglais…

                                                                              

■ Fac des lettres de Rabat: Des filières inédites

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Pour se distinguer, la faculté des lettres de Rabat monte des masters uniques en leur genre à l’échelle des universités publiques. C’est le cas de son master «univers carcéral, prévention et réinsertion» formant des assistants sociaux, sur la base d’une convention avec l’administration pénitentiaire. «Tous les lauréats sont recrutés avec des salaires très intéressants», se réjouit Jamal Eddine El Hani, doyen.
 La faculté proposait également un master inédit en muséologie et médiation culturelle, en partenariat avec la Fondation nationale des musées. Lancé en 2016-2017, il a été fermé après avoir formé quelque trois promotions. «Tous les diplômés ont été pris au Maroc et à l’international. Nous avons décidé d’arrêter car nous pensons avoir atteint nos objectifs. Nous n’avons pas souhaité ouvrir éternellement et fabriquer des chômeurs», explique El Hani. L’établissement lance des filières en fonction des besoins du marché. Il compte d’autres parcours à succès, tels que ceux sur la gouvernance et la communication digitale.

Ahlam NAZIH

 

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