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Pôle urbain de Mazagan : L’aménageur brigue le «World Leadership» 6 Stars

Par Amin RBOUB | Edition N°:5865 Le 15/10/2020 | Partager
C’est la plus haute distinction du Green Building Council Australie
Bientôt la certification «Green Star», un label de «Well being» communautaire
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Karim Laghmich occupe la fonction de directeur général de la Société d’aménagement et de développement de Mazagan (SAEDM-Groupe OCP) depuis décembre 2013. Auparavant, il a occupé des hautes fonctions au sein de grands groupes de la place. Laghmich a en effet entamé sa carrière en 1990 en tant qu’ingénieur au sein de Wafa Bank. 4 ans plus tard, il intègre le Groupe CDG au sein de sa filiale de réassurance (SCR). En 1999, il est en charge de la mise en place du SI de la Salle des Marchés de la banque d’affaires du groupe BMCE Bank où il occupe différentes responsabilités pendant près de 10 ans. En décembre 2009, il intègre le leader mondial des phosphates, le Groupe OCP en tant que directeur des Opérations commerciales (Ph. SAEDM)

- L’Economiste: Où en est l’état d’avancement du méga-projet du Pôle urbain de Mazagan?
- Karim Laghmich:
Je tiens à rappeler que le site est un trait d’union entre deux villes, puisqu’il se trouve à mi-chemin entre El Jadida et Azemmour. Le pôle urbain est un concept nouveau de ville durable éco-responsable pour vivre autrement. Il s’étend sur 1.300 hectares et devra accueillir 134.000 habitants à l’horizon 2034. Nous avons démarré le projet par une 1ere surface de 200 ha, dont une partie proche d’Azemmour  et l’autre proche d’El Jadida. Ce choix a été fait pour capitaliser sur le parc d’expositions Mohammed VI et la station Mazagan du côté d’Azemmour et l’université Chouaïb Doukkali ainsi que le golf et l’hôtel Pullman du côté d’El Jadida. Sur cette partie-là, nous allons accueillir la Faculté des sciences juridiques, la faculté de médecine, l’ENSA et des résidences estudiantines. Nous sommes d’ailleurs en train de démarrer les travaux, à l’intérieur du pôle urbain, de l’ENECG. In fine, nous allons avoir un vivier académique public sur le site. La présence des étudiants va donner de la vie et enclencher une dynamique (commerces, restauration, hébergement, sport, loisirs...). Le pôle urbain dispose aussi d’une composante hôtelière qui devra accompagner les deux établissements à proximité (ndlr: Pullman et Mazagan) pour injecter de nouvelles capacités. Nous sommes d’ailleurs en négociations avec deux enseignes internationales pour la gérance des hôtels. 

- Justement, comment tirer des enseignements et éviter les échecs répétés des villes nouvelles?
- Nous avons inversé la tendance.  Le site PUMA priorise d’abord les infrastructures de base, l’aménagement-développement et les équipements. De plus, nous avons de l’innovation dans les mécanismes et solutions de financement. Les constructions arrivent en dernier lieu. Les premiers bâtiments devront sortir de terre en 2023. Pour la 1ere partie de 200 ha, les travaux seront finalisés vers décembre 2020 ou janvier 2021. Cette zone va accueillir l’écosystème OCP avec le siège du groupe et l’Université Mohammed VI. Sur l’ensemble du site, il y a une composante résidentielle, un pôle académique, un espace recherche et innovation, une partie dédiée aux équipements touristiques, culturels et sportifs, une composante bien-être et santé ainsi que des zones d’activités tertiaires. Le bien-être et santé fait partie de nos priorités car la région souffre de carences sur ce volet-là. Cela implique l’implantation de cliniques spécialisées, un hôpital aux standards internationaux. C’est très important pour la région de Doukkala où l’offre hospitalière est jusque-là très insuffisante. L’enjeu est d’injecter de nouvelles capacités, dynamiser la zone et s’inscrire en complémentarité avec Casablanca. D’autant plus que le site se trouve à 45 minutes de la capitale économique. Le projet PUMA a aussi des atouts de taille en termes de connectivité, notamment l’autoroute, la route nationale, le réseau ferroviaire, le port, l’aéroport...

- Aujourd’hui, PUMA est éligible à la certification australienne Green Star. Qu’implique ce label et quelle est sa valeur ajoutée pour le projet?
- C’est très important d’avoir une reconnaissance internationale. Cette labellisation porte surtout sur la durabilité du pôle et sa vocation urbanistique. Plus encore, elle vient certifier la vocation communautaire du projet. En général, les certifications portent sur des bâtiments. Mais là, c’est différent, en ce sens que c’est un concept pionnier à l’échelle du continent. C’est dire que ce label va vraiment rehausser le projet. C’est aussi un gage d’attractivité pour un espace qui garantit le bien être, le vivre ensemble et la qualité de vie. L’enjeu pour nous est de construire une certification qui soit adaptée à ce type de projet. 

- Quels sont les prérequis pour être éligible à ce type de labellisation australienne?
- Nous avons démarré ce processus de certification. Il y a justement de  nombreux prérequis, parmi lesquels figurent la vie en communauté, un cadre de vie agréable, des biens abordables et habitables, plus d’espaces, des opportunités pour l’éducation et les activités économiques... Et surtout favoriser et établir des liens sociaux, la mixité...

- Est ce que ce label implique des réajustements des plans, des investissements supplémentaires?
- Dans les plans non. Mais ce sont surtout des aménagements de plus d’espaces verts, de rues verdoyantes... Cela n’implique pas des surcoûts financiers, et ce n’est pas du tout pénalisant en termes de fonds. Mais il y a des recadrages tout au long du processus, des ajustements dans les conceptions. Par contre, c’est contraignant en termes de mobilité, de planification et programmation. 

5 millions de mètres carrés construits!

Le site s’étend sur une superficie de 1.300 hectares. Le budget global de la partie aménagement du Pôle urbain de Mazagan est de l’ordre de 5 milliards de DH. La composante construction et bâtiments est estimée à quelque 7 milliards de DH, soit un budget global d’une fourchette de 13 milliards de DH. En tout et pour tout, le projet tourne autour d’une superficie de 5 millions de mètres carrés d’espaces construits. A terme, le site devra accueillir 134.000 habitants (horizon 2034). Ce qui en fera une ville à part entière! A eux seuls, les espaces verts et les forêts s’étendent sur 300 ha. Le site comprend 600 ha répartis entre la zone résidentielle, le pôle académique, les espaces recherche et innovation, les zones d’activités tertiaires, la composante touristique, hôtelière, loisirs et sport... 

Propos recueillis par Amin RBOUB

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