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Entreprises

Renault: Du changement dans l’air pour l’usine de Tanger

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5865 Le 15/10/2020 | Partager
De nouveaux modèles dès ce mois de novembre
Une reprise industrielle dans un climat incertain de crise sanitaire
Changement de management avec un premier directeur d’usine marocain

 

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Le site de Renault à Tanger s’apprête à lancer de nouveaux modèles dans un cadre environnemental propre (Ph. Adam)

Malgré la phase de turbulences par laquelle est passé le secteur automobile lors de la crise du Covid, la reprise est bel et bien à portée de main. Pour y arriver, les constructeurs misent sur des installations rajeunies et à la pointe du progrès. En ces moments d’instabilité, l’usine de Tanger constitue une aubaine pour Renault. C’est l’une des usines les plus jeunes du constructeur, mais aussi l’une des plus performantes. 
La capacité de la production de Tanger est aussi l’une des plus importantes avec en moyenne 340.000 véhicules produits par an, soit 10% du total écoulé par le groupe Renault. En d’autres termes, une voiture sur dix sort des chaînes de Tanger. 
Une capacité de production qu’elle a maintenue malgré le plan d’austérité annoncé par Renault en juin dernier et qui a entraîné une baisse globale de la capacité de production de 4 à 3,3 millions d’unités. L’usine est aussi érigée en exemple en matière de respect de l’environnement. A Tanger, la production des voitures rime avec Nature. L’environnement de l’unité est incrusté dans un havre de verdure entre les flancs des collines de Melloussa. L’usine est même l’une des moins polluantes du réseau Renault. Elle dispose d’un système de collecte des déchets pour revalorisation, d’une alimentation directe en énergie éolienne par l’ONEE et, cerise sur le gâteau, elle est équipée d’une unité de production d’énergie par biomasse. Une chaudière alimentée par des déchets agricoles, dont des grignons d’olive, approvisionne l’usine avec de l’eau chaude indispensable dans le processus de fabrication. Elle est aussi équipée d’une mini-centrale d’épuration avec plusieurs dizaines de cellules fonctionnant à l’osmose inverse qui réduisent drastiquement l’alimentation en eau de l’usine et réduisent à zéro les rejets.
Tanger produit quatre modèles, Lodgy, Dokker, Sandero et Logan. Il est prévu que dès ce mois de novembre, la gamme soit renouvelée. C’est le cas du Lodgy, l’un des modèles les plus âgés qui n’a eu droit jusqu’à maintenant qu’à des changements mineurs et du Dokker, un véhicule utilitaire qui jouit d’un grand succès tant sur les marchés nationaux qu’à l’export. Certains prédisent pour lui une réincarnation dans la seconde génération du Kangoo. 
Le même sort attendrait les modèles Sandero et Logan, eux aussi fabriqués à Tanger.
La saga du Dokker et de son cousin Lodgy démarre dès 2007 avec l’annonce en grande pompe par Renault du choix de Tanger pour l’implantation sur 314 hectares d’une usine exemplaire, totalement «verte» sans rejets ni pollution. Sa construction démarre en 2008 avec un investissement total de 1,1 milliard d’euros, un peu plus de 12 milliards de DH. Elle est inaugurée en février 2012. 
L’usine dispose d’une capacité nominale de 340.000 unités. Elle surfe sur la vague de la reprise économique dont profite son principal marché, l’Europe et certains pays d’Amérique et d’Afrique. L’usine de Tanger fournit aussi d’autres unités de production du groupe avec des éléments préfabriqués de Lodgy et de Sandero qui sont montés dans des pays comme l’Inde ou la Russie.


Pour la 1re fois, un Marocain aux commandes à Melloussa 

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Le management de l’usine Renault de Tanger s’est bonifié avec l’arrivée de Mohamed Bachiri au poste de directeur. Il prendra possession de son poste dès le 1er novembre en succédant à Jean-François Gal, appelé à de nouvelles fonctions au sein du groupe. C’est la première fois qu’un Marocain est promu à ce poste. Bachiri n’avance pas en terra incognita. Il a été directeur de la Somaca et premier marocain à travailler pour le projet de l’usine Renault de Tanger en sa qualité de DRH du Groupe Renault Maroc, poste qu’il occupera jusqu’en 2013.

Ali ABJIOU

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