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Régions

Les projets pullulent pour Fès-Meknès

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5859 Le 07/10/2020 | Partager
Extensions d’universités, nouvelles écoles, complexes artisanaux et culturels… parmi les projets
Objectif du plan d’action 20/21 de la région: création d’emploi et lutte contre les disparités
Un budget de 790 millions de DH en baisse de 13% par rapport à 2020
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«Notre conseil a répondu à chaque fois qu’il a été nécessaire… et nous resterons toujours à la disposition des opérateurs économiques pour garantir une réelle reprise de l’activité», promet Mohand Laenser, président du conseil régional Fès-Meknès (Ph YSA)

Les collectivités territoriales sont appelées à limiter leurs dépenses et ne financer que les projets prioritaires. C’est ce qui ressort de la lettre de cadrage du ministre de l’Intérieur relative à l’élaboration des budgets, à commencer par ceux des conseils régionaux. Ces derniers ont tous tenus leur session d’octobre lundi dernier. Optant pour une politique d’austérité, le Conseil régional de Fès-Meknès, a, à titre d’exemple, voté un budget de 790 millions de DH pour l’exercice 2021.

Dans ce montant, les ressources propres à la région ne représentent que 22 millions de DH. Le reste (768 millions de DH) est constitué des taxes et impôts transférés par l’Etat. «Ceci étant, le budget 2021 est en baisse de 13% par rapport à celui de 2020 (840 millions de DH)», explique Mohand Laenser, président de l’assemblée régionale et doyen des présidents de régions.

Selon lui, les recettes de 2020 (à fin septembre) ont été fortement impactées par la crise du Covid-19. Crise qui devrait se poursuivre en 2021. «Mais, dès 2022 la santé financière devrait se rétablir», indique le premier élu de la région Fès-Meknès.
En attendant, le budget 2021 permettra à la Région de lutter contre les disparités intercommunales, remplir ses engagements dans le cadre des partenariats pour des projets structurants (une quarantaine de conventions ont été approuvées ce 5 octobre 2020), et rembourser ses dettes annuelles (30 millions de DH).

Concrètement, les conseillers régionaux ont approuvé une quarantaine de conventions. Mis en œuvre dans le cadre du contrat-programme État-région, ces accords concernent quatre axes prioritaires. Il s’agit dans l’ordre du soutien des secteurs productifs et la promotion de l’emploi et de la recherche, la réduction des disparités territoriales, la valorisation de l’espace culturel et des sites touristiques et la préservation des ressources naturelles, outre l’amélioration de l’attractivité économique.

S’agissant de la lutte contre la pandémie du Covid-19, deux conventions ont été également examinées lors de cette session. Elles portent sur la contribution de la Région à l’équipement de certains bureaux communaux de santé ainsi que des établissements hospitaliers régionaux et provinciaux sous-équipés. Pour Mohamed Hjira, élu PAM, «au-delà des équipements, il faut que le département de la Santé dote la région de ressources humaines». «Plusieurs collectivités dans notre circonscription (192 collectivités) n’ont pas de médecin», déplore-t-il. 

En matière d’attractivité économique, la région financera la création de pôles d’artisanat pour petites et moyennes entreprises, la mise en place de zones destinées à l’artisanat à Sidi Hrazem et El Hajeb et la création d’un complexe d’artisanat dans la commune de Sabaa Ayoun. Et rien qu’à Fès, le Conseil régional s’implique dans la réhabilitation et la construction d’un complexe multidisciplinaire dans le domaine de l’économie sociale et solidaire à Bensouda, la création et la relance de l’emploi des jeunes en milieu rural, et leur formation dans le domaine agricole, la mise à niveau de quatre instituts de formation professionnelle, et la réhabilitation du campus universitaire Agdal à Fès.

Par ailleurs, les projets d’extension de la faculté polydisciplinaire à Taza, la création d’une bibliothèque universitaire à Meknès, la création de l’Ecole nationale de commerce et de gestion à El Hajeb, de l’Institut national des sciences appliquées de Meknès, d’un campus universitaire à Ain Chegag-Sefrou, d’une faculté polydisciplinaire à Taounate et de l’école nationale de gestion sportive à Ifrane, ne sont pas en reste.

Il en est de même pour la valorisation du champ culturel et des sites touristiques et de la conservation des ressources naturelles. A ce titre, la région investira dans la construction et l’équipement de centres culturels à Fès, Missour, Boulemane et Ain Chegag, outre le programme de protection contre les inondations «oued Boubouda» à El Hajeb et le programme de collecte, de traitement et de valorisation des déchets de la filière oléicole de la région, et le programme d’assainissement liquide dans les villes et les centres ruraux et émergents. Notons enfin que la session du 5 octobre 2020 a permis de budgétiser 83% des dépenses prévisionnelles de 2021. Le reste (17%) sera programmé dans le cadre des prochaines assemblées.

                                                                               

20 millions de DH pour FSF

Le Conseil régional de Fès-Meknès est partenaire dans la réalisation du projet de la zone industrielle 4.0 «Fez Smart Factory». Initié par l’université Euromed de Fès, ce projet nécessitera 104 millions de DH. La région y participe à hauteur de 20 millions de DH. Sur un autre registre, le Conseil régional prendra en charge la réalisation de projets visant la réduction du déficit social et des inégalités territoriales. Ceux-ci concernent la création et l’équipement d’hôpitaux de proximité dans plusieurs zones de la région (Boulemane, Moulay Yaacoub, Tahla et Ain Taoujdate), la mise à niveau de 19 centres sociaux pour les jeunes et les personnes handicapées, la création de trois espaces multidisciplinaires pour les femmes, ainsi que la réhabilitation des centres urbains et émergents.

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

 

 

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