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ISCAE: Maintenir le cap, malgré la crise

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5848 Le 22/09/2020 | Partager
L’établissement continue à affiner ses scénarios pour la rentrée
Réaccréditation AMBA: Première marche vers la «triple couronne»
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Nada Biaz, DG du groupe ISCAE: «Notre projet principal pour cette année est de fédérer les efforts des parties prenantes, y compris des apprenants, pour maintenir le cap et utiliser la tempête pour atteindre de nouveaux horizons» (Ph. NB)

Le chemin est encore long pour la fameuse triple couronne des business-schools, les trois accréditations internationales: AMBA, EQUIS et EPAS, mais le groupe ISCAE y croit. Après avoir été accrédité AMBA une première fois en 2017, pour trois ans, le groupe décroche le même label pour cinq ans. Un exploit durant cette pandémie du coronavirus, où il a fallu organiser un audit à distance. L’ISCAE compte capitaliser sur cette accréditation pour en briguer d’autres.

Cette année est placée sous le signe de «la sécurité, l’agilité et la synergie», pour faire face à un contexte pandémique à la fois difficile et imprévisible.

- L’Economiste: L’ISCAE vient de décrocher une réaccréditation AMBA pour 5 ans. Qu’est-ce que cela implique pour l’établissement?
- Nada Biaz
: Malgré un contexte inédit, le groupe ISCAE a tenu à relever ce challenge supplémentaire. Après une première accréditation AMBA en 2017, pour une période de 3 ans, il a fallu maintenir les conditions d’un label exigeant. S’est rajoutée à cela la situation sanitaire nécessitant des efforts supplémentaires pour l’organisation d’un audit à distance. Cet exercice d’accréditation internationale est structurant en soi. Il offre un cadre de réflexion et d’accompagnement pour l’amélioration continue de notre organisation, nos programmes et nos services. De plus, l'alignement aux standards et aux normes académiques universels permet de renforcer notre positionnement à l’international, et notre leadership au niveau national et régional.
 
- Cette année encore, le e-learning sera de mise, partiellement ou à 100%. Comment l’ISCAE s’y est préparé?
- Dans le cadre de sa stratégie «ISCAE 2020», et de son plan de recadrage «CAP 2023», le digital a toujours été au centre de ses objectifs stratégiques. Avant même la crise pandémique, le groupe s’était déjà doté d’outils pédagogiques et de solutions d’apprentissage à distance, dans un objectif de «Blended Learning». La crise a accéléré le recours à ce mode d’enseignement déjà disponible, puisqu’il a fallu assurer la continuité des activités pédagogiques du printemps 2019-2020. Pour cette rentrée 2020-2021, nous nous sommes préparés et continuons à affiner les scénarios, selon les consignes sanitaires qui s’imposent: à distance ou hybride. Les ajustements et améliorations des dispositifs mis en œuvre se feront selon l’évolution de la situation. Pour contribuer significativement à une rentrée satisfaisante, les membres de la direction, les professeurs et les personnels administratif et technique sont tous mobilisés avec un engagement remarquable. Les 3 mots d’ordre pour cette rentrée sont donc: Sécurité, Agilité, Synergie.
 
- Quel bilan faites-vous de l’expérience e-learning du deuxième semestre 2019-2020?
- Depuis toujours, l’ISCAE a encouragé les enseignants à adopter des pédagogies actives qui stimulent l’engagement des étudiants et contribuent à développer leur autonomie. Cette approche a facilité en quelque sorte l’adaptation à la situation inattendue survenue en plein milieu du semestre du printemps dernier. Compte tenu des contraintes incontournables qu’il a fallu gérer et des enjeux sécuritaires et pédagogiques, le bilan est positif. Les cours ont été assurés sans interruption de manière à clôturer les programmes académiques dans des délais, quasiment inchangés par rapport au calendrier initial. Les encadrements des projets de fin d’études et autres projets professionnalisants se sont déroulés à temps. Les évaluations du semestre du printemps ont pu être complétées et les jurys tenus avant le mois d’août. Enfin, les différentes étapes des concours d’accès aux cycles de formation initiale «Grande Ecole» et «Licence» ont été maintenues dans leur format habituel, tout au long des mois de juillet et début août.

- Quels sont vos projets pour cette année universitaire?
- Cette année, les circonstances nous obligent à reconsidérer les priorités, tout en gérant les contraintes. En effet, il y a une différence entre ce que nous pouvons imaginer comme solution technico-pédagogique, pour un mode hybride qui nécessite des équipements et accompagnements particuliers, et les moyens humains, financiers, techniques et logistiques disponibles. Cette situation de crise ne peut être appréhendée à l’échelle d’un établissement, quelle que soit sa volonté. Les solutions à envisager sont à considérer de manière relative, et selon les moyens alloués, dans un ordre de priorité qui se décide au niveau national. La difficulté n’est donc pas de proposer des projets, mais de faire des compromis pour assurer un niveau satisfaisant de sécurité, qualité et accompagnement. Ce qui était considéré, il y a un an, comme une évidence, devient aujourd’hui un objectif vital. Cela nécessite beaucoup de courage, de résilience et d’énergie. Notre projet principal pour cette année est donc de mobiliser et de fédérer les efforts des parties prenantes, y compris des apprenants, pour maintenir le cap et utiliser la tempête pour atteindre de nouveaux horizons.

Concours: Pas de concessions!

Les épreuves écrites et orales des concours d’accès à la Grande Ecole et à la Licence de l’ISCAE se sont déroulées durant le mois de juillet et la première semaine d’août. «Le groupe n’a fait aucune concession en matière d’exigence et de rigueur», souligne sa directrice générale. Pour assurer le concours dans les meilleures conditions possibles, plusieurs mesures ont été prises, dont la digitalisation du dépôt des candidatures. Des réunions régulières de la commission concours, en mode hybride, ont également été organisées. Un protocole sanitaire pour les épreuves écrites et orales en présentiel, en concertation avec les autorités locales, a en outre été élaboré. «Ceci, aussi bien sur le campus de l’ISCAE-Casablanca qu’à l’Université Internationale de Rabat, qui a bien voulu accueillir une partie de nos candidats. Je saisis l’occasion pour remercier l’UIR qui nous a accompagnés de manière inconditionnelle et volontaire», tient à préciser Nada Biaz.

Propos recueillis par Ahlam NAZIH

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