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Economie

Taux directeur: Le marché pronostique le statu quo

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5848 Le 22/09/2020 | Partager
La 3e réunion de l’année du conseil de BAM se tient ce mardi
La banque centrale devrait attendre la fin d’année pour agir

Le conseil de Bank Al-Maghrib qui tient sa 3e réunion de l’année, ce mardi 22 septembre, devrait aboutir à un statu quo au niveau du taux directeur. Les professionnels du marché sont quasi unanimes quant à la stagnation du taux de la banque centrale, en tout pour septembre.

«Les membres du conseil de BAM devraient prendre le temps pour avoir une évaluation plus précise du bilan de l’ensemble macroéconomique de l’actuel exercice et des perspectives pour 2021 pour éviter de gaspiller des munitions», souligne le top management d’une banque d’affaires de la place. «Ce bilan sera un peu plus lisible d’ici fin 2020 dont l’impact de la campagne agricole sera décisif», poursuit-il.

En cas de faibles précipitations, on s’acheminerait encore une fois à l’image de l’année dernière vers une mauvaise campagne agricole. Cela appellerait alors l’institut d’émission à prendre des mesures pour fin 2020 et pour le premier trimestre de 2021.

La baisse pour fin décembre

Les investisseurs sont du même avis que les professionnels du marché. Selon une enquête réalisée en septembre par Attijari Global Research auprès d’un échantillon de 34 investisseurs considérés parmi les plus influents du marché boursier, les anticipations font ressortir que 66% des interrogés prévoient une stabilisation du taux directeur à 1,5%. Si les professionnels du marché sont convaincus de la stabilisation du taux directeur pour le troisième trimestre, ils sont certains que la banque centrale l’abaissera au cours du 4e trimestre. Ces anticipations de stabilisation du taux directeur se fondent notamment sur une situation de la liquidité certes déficitaire mais totalement couverte par la banque centrale.

«BAM injecte de la monnaie centrale nécessaire pour rééquilibrer les trésoreries des banques», assure un autre analyste. La situation du marché monétaire est donc totalement maîtrisée. Même chose pour les taux de l’obligataire qui se sont repliés de manière importante et s’établissent à des niveaux historiquement bas.

«Les deux révisions successives à la baisse du taux directeur de mars et de juin (0,75% au total) ont été répercutées sur les taux obligataires pour permettre le financement de l’économie dans le contexte actuel», assure notre analyste. Si la situation monétaire semble meilleure que prévu avec une liquidité bancaire qui n’a pas connu de choc particulier et des réserves de change qui convergent aujourd’hui vers 7 mois d’importation de biens et services, le déficit budgétaire inquiète. Avec le décrochage des recettes fiscales et l’épuisement du fonds Covid, il sera difficile pour le Trésor de faire face  aux importantes dépenses de cette fin d’année. D’où l’obligation de se financer à l’international (Lire article).

Moulay Ahmed BELGHITI

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