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Entreprises

Le statut d’étudiant-entrepreneur prend du galon

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5847 Le 21/09/2020 | Partager
490 étudiants entrepreneurs en cours d’accompagnement à Casablanca
Appel à candidature pour la 3e promotion en décembre prochain
Le programme a continué même durant le confinement
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Anass Kettani, directeur du pôle Saleem Casablanca: «Le programme d’accompagnement de la 2e  promotion d’étudiants entrepreneurs a connu un réel engouement durant le confinement. Nous avons enregistré plus de 5.000 présences cumulées en ligne, avec une moyenne de 200 étudiants connectés par activité» (Ph. Saleem)

Le programme euromaghrébin Saleem (Structuration et accompagnement de l'entrepreneuriat étudiant au Maghreb), soutenu par l’Union européenne, figure parmi les projets les plus ambitieux en matière d’entrepreneuriat des jeunes. Ce dispositif a introduit, depuis décembre 2018, le Statut national d’étudiant entrepreneur (SNEE).

La phase pilote a démarré en février 2019. Trois établissements y ont alors pris part. Il s’agit de l’Université Hassan II de Casablanca, l’Université Mohammed V de Rabat et HEM Business school. En février 2020, l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès s’est jointe à la liste.

A l’Université Hassan II de Casablanca, deux promotions ont déjà bénéficié du statut. Pour la première, celle de 2019, quelque 140 étudiants-entrepreneurs (sur 300 candidats) ont été accompagnés sur les 3 principales phases (idéation-prototypage-création de startup). 10% ont réussi à mettre sur pied des startups œuvrant dans divers secteurs (agroalimentaire, géomatique, cosmétique…). Tous les lauréats du programme ont reçu une attestation du SNEE.

La deuxième promotion a reçu encore plus de demandes, grâce à la campagne de sensibilisation organisée par l’université. Sur 700 candidats, 490 ont été retenus. Ils sont en cours d'accompagnement depuis leur sélection le 12 mars dernier. «Un appel à candidature pour la 3ème promotion sera annoncé en décembre pour une nouvelle session entre janvier et juillet 2021», annonce Anass Kettani, directeur du pôle Saleem Casablanca.  

Le programme a continué même durant le confinement. «Nous avons réadapté notre approche en travaillant via des outils tels que Google Meet, Zoom, Microsoft Teams…, et via la plateforme e-learning de l’université. Le modèle a connu un réel engouement. Nous avons enregistré plus de 5.000 présences cumulées avec une moyenne de 200 étudiants connectés par activité», se réjouit Kettani.

Le pôle insertion et entrepreneuriat a aussi proposé un programme d’accompagnement psychologique et technique au profit des étudiants. Si la situation épidémiologique le permet, des entretiens individuels en présentiel et en petits groupes seront organisés avec les candidats, afin de finaliser l'état d'avancement des projets et boucler la session d'accompagnement.

Saleem a été mis en place par un consortium de 14 partenaires (universités, écoles, associations…) de 5 pays (Maroc, Tunisie, France, Belgique, Roumanie), coordonné par l’Agence universitaire de la francophonie. Il a pour but d’accompagner les étudiants qui souhaitent expérimenter le parcours de création d’entreprises. Il leur offre la possibilité d’entamer la démarche entrepreneuriale durant leurs études, et de tisser des relations avec les différents acteurs du monde économique.

«Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le SNEE ne se fixe pas comme objectif principal la création d'entreprises. Il prône surtout des valeurs et acquis en compétences renforçant la confiance en soi pour mieux affronter le marché de l'emploi», tient à préciser Kettani.
Dans les universités, le pôle Saleem mobilise un réseau d’experts et de partenaires engagés.

Des masters en entrepreneuriat

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Ecoles et universités ont compris l’importance du développement de l’esprit d’entreprendre. Certains établissements mettent en place des cursus dédiés à l’entrepreneuriat. C’est le cas de l’Esca Ecole de management qui a créé un programme «Entrepreneuriat et Développement international». Toutefois, le parcours n’a pas connu un réel engouement des étudiants, qui préfèrent s’orienter vers des filières plus «sécurisantes». La culture entrepreneuriale ne semble pas suffisamment ancrée dans l’esprit des jeunes. «Il est vrai que nous ne l’avons pas ouvert cette année, mais la culture de l’entrepreneuriat est partout dans la vie de l’école. Nous avons un incubateur, des équipes d’enseignants dédiés à l’accompagnement des porteurs de projets et de nombreux travaux de recherche», souligne Thami Ghorfi, président de l’Esca.

T.E.G.

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