×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Art & Culture Week-End

«Zanka contact», un ovni dans le 7e art national

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5846 Le 18/09/2020 | Partager
Premier opus d’Ismaël El Iraki
Prix de la Meilleure interprétation féminine de la sélection Orizzonti
khansa-batma-046.jpg

Khansa Batma, qui interprète son premier grand rôle au cinéma, est égale à elle-même: brute,  viscérale, à l’écran comme sur scène (Ph. DR)

Double consécration pour un premier long métrage. «Zanka contact», d’Ismaël El Iraki, ne s’est pas contenté d’être sélectionné à la 77e édition du Festival international du film de Venise (La Mostra pour les intimes), qui s’est déroulé dans la cité des Doges du 2 au 12 septembre, ni de réussir à avoir les faveurs des critiques, il a en plus remporté le prix de la Meilleure interprétation féminine de la sélection Orizzonti (cinéma de tous horizons). Et c’est la sublime Khansa Batma, qui signe son premier grand rôle au cinéma, qui a remporté le Lion ailé. Plus connue comme rockeuse, héritière d’une dynastie musicale, Khansa est égale à elle-même: brute,  viscérale à l’écran comme sur scène.

A l’instar de l’opus qui met en scène une histoire d’amour passionnée et brûlante entre Larsen le rocker has-been et Rajae (Khansa) une prostituée à la voix d’or. Un film  intrépide qui  met le feu dans un monde où se côtoient maquereaux mélomanes, une ex-prostituée éleveuse de pitbulls, un flic sadique et autres serpents venimeux, dans un Casablanca underground et déjanté.

Larsen écrit pour son amoureuse des chansons racontant sa vie nocturne dans les rues dangereuses de Casablanca, et lorsque celle-ci rejette un client agressif, puissant et cruel, les amants s’enfuient vers le Sud, ses paysages de western et ses promesses de liberté. Ils sont poursuivis et leur élan libertaire va tourner au drame sanglant...  Le casting regroupe également d’autres artistes de talents: Ahmed Hammoud, Saïd Bey, Abderrahmane Oubihem, Mourad Zaoui et Fatima Attif. Tourné en cinémascope, en 35 mm, le film, qui sort des sentiers battus, fait figure d’ovni, et semble hésiter entre le polar et le film musical. Un road-movie rock et romantique qui se plaît à prendre des airs d’un Tarantino, parfois d’un acid-western de Jarmush ou encore d’un onirisme «lynchien».

Côté musique, pour un film qui se veut rock’n’roll, Ismaël El Iraki a mis le paquet. On y retrouve un catalogue dans la pure tradition du Casablanca des années 70 entre Nass El Ghiwan et les Variations accompagné d’un mélange éclectique de chansons originales par les compositeurs Alexandre Tartiere et Neyl Nejjai. Porté par la voix de Rajae dans une alliance de guitare électrique, de batterie et de oud. Purement marocaine et cent pour cent psychédélique en même temps, la musique devient un élément moteur de l’histoire qui rappelle un autre réalisateur iconique: Sergio Leone. A voir absolument… dès que possible.

Amine BOUSHABA

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc