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Dossier Spécial

Chloroquine: Pourquoi il faut l’autoriser à domicile

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5844 Le 16/09/2020 | Partager
La rapidité de l’administration du traitement est décisive
L’implication du secteur privé reste essentielle pour cerner la pandémie
Le ministère de la Santé ne pourra pas y arriver seul!
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Mohamed Mounir Mikou, anesthésiste-réanimateur, membre de la Société marocaine d’anesthésie d’analgésie et de réanimation: «il faudrait donner du lest au secteur privé, lui faire confiance. Pour les cliniques privées, il suffit d’établir un cahier des charges à respecter!» (Ph. F.Alnasser)

«Il faudrait assurer la prescription de la chloroquine pour les patients en isolement à domicile, en impliquant le secteur privé». C’est la conviction de Mohamed Mounir Mikou, anesthésiste-réanimateur, membre de la Société marocaine d’anesthésie d’analgésie et de réanimation (SMAAR). «Car, aussitôt prise, aussitôt le malade est guéri, et ne présente pas de complication. C’est le principe même de l’efficacité du traitement à la chloroquine», argue-t-il.

Pour aller vite, dès les premiers symptômes de l’infection, et bien avant la fin de la première semaine, ce traitement évite aux patients une dégradation de leur état. «Et les études, à l’échelle internationale l’ont bien montré… Pour les patients qui arrivent à l’hôpital dans une situation grave, le traitement à la chloroquine s’avère inefficace, car il est administré à un stade tardif, quand les complications commencent déjà à s’installer», explique Mikou.

Pour pouvoir lancer le protocole du traitement à la chloroquine, le diagnostic des cas suspects doit s’opérer le plus tôt possible, d’où l’importance des tests PCR. «Le tollé mondial concernant l’utilisation de ce traitement et sa pseudo toxicité n’a pas lieu d’être. Il est prescrit depuis toujours pour différentes pathologies, et en prévention au paludisme», explique l’anesthésiste-réanimateur. Et d’ajouter: «La supposée toxicité doit être prise en considération normale. Il ne faudrait pas céder à la pression médiatique et à la polémique, et surestimer son risque». A ce stade, les médecins prescripteurs de ce traitement ont tendance, si les patients sont à domicile, à éviter la médicalisation à la  chloroquine, sous prétexte de l’absence d’une surveillance médicale. Pour y remédier, il faudrait créer un circuit chloroquine pour ces patients, pour qu’ils soient auscultés.

«Les contre-indications de la chloroquine doivent être diagnostiquées, chercher si le malade souffre d’un problème métabolique, oculaire, d’allergie à la chloroquine, d’un antécédent ou d’une anomalie cardiaque…, bref, tout doit être vérifié afin d’éviter les contre-indications du traitement, et prescrire par la suite la chloroquine à domicile», souligne Mikou.

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L’administration du traitement à la chloroquine à des stades avancés de la maladie s’avère souvent inefficace. D’où la nécessité d’une médication dès l’apparition des premiers symptômes

Ce processus suppose de rester à l’écoute du patient pour éventuellement refaire un électrocardiogramme (ECG). Pour y parvenir, les médecins doivent rester mobiles. Ceci représente une énorme charge pour le personnel de santé, surtout avec la flambée des cas. «D’où l’intérêt de l’apport du secteur privé qui n’est toujours pas associé à cette opération, alors qu’il fait partie intégrante du système sanitaire. Il fait partie des premiers recours des patients», renchérit l’ancien anesthésiste de l’hôpital Ghassani. Pour lui, le secteur privé, installé sur tout le territoire, a la possibilité de procéder très rapidement aux ECG, ainsi qu’aux analyses biologiques.

Autre avantage, les médecins du privé connaissent bien leurs patients et leurs dossiers médicaux, et peuvent agir rapidement évitant toute complication. En ce sens, toutes les sociétés savantes n’ont jamais cessé d’appeler à l’implication du secteur du privé dans le traitement du Covid. «Mais, le ministère de la Santé n’a pas réagi croyant qu’il pourrait cerner seul une épidémie qui gagne du terrain», déplore Mikou.

Y.S.A

 

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