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Economie

Tsunami sur les restos branchés casablancais

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5842 Le 14/09/2020 | Partager
Retrait définitif ou provisoire des licences d’alcool pour des dizaines d’établissements
Prétexte: le non-respect des mesures sanitaires
Des sanctions jugées trop «sévères» par les professionnels

La nouvelle est tombée comme un couperet. Plus d’une vingtaine de restaurants se sont vu signifier le retrait de leur licence de débit d’alcool. Certains définitivement, d’autres pour des périodes allant jusqu’à 4 voire 6 mois. Dans le lot, des restaurants huppés et d’autres moins connus. La liste n’est pas encore définitive et les restaurateurs continuent de recevoir les notifications des décisions prises par la commission en charge de l’octroi ou du retrait des licences d’alcool.

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Des dizaines de restaurants Casablancais font l’objet d’une campagne des autorités locales pour non respect des règles sanitaires. Pour certains, les sanctions vont jusqu’au retrait définitif de la licence débit d’alcool. D’autres ont écopé de sanctions plus clémentes (suspension pour quelques mois) (Ph. Jarfi)

«Chaque semaine, une nouvelle liste de restaurants tombe», précise une source bien informée, qui requiert l’anonymat. Contactés par L’Economiste, les services de la wilaya n’ont pas donné suite à nos sollicitations et les responsables semblent très gênés par cette question.

Mais selon les premières indiscrétions, 4 restaurants au moins feraient l’objet de retrait définitif de leur licence de débit d’alcool. Il s’agirait de Casa José (Gauthier et Houphouët Boigny) qui ne prennent plus de réservation et des restaurants piscines Tahiti. Le Sky Bar (Corniche) aurait écopé, lui, de 6 mois de suspension et le Cabestan de 4 mois. Tous les gérants de ces restaurants semblent tétanisés par les mesures et ne veulent pas confirmer ou infirmer, même quand leurs portes sont fermées ou des inspecteurs en civil veillent à leurs portes.

Il s’agit là des enseignes les plus connues. Mais d’autres moins prestigieuses, situées notamment à Mers Sultan, font également l’objet de suspensions. Pour d’autres établissements, les sanctions sont plus clémentes. C’est le cas du restaurant Cascade (Corniche) qui écope d’une suspension de 72 heures.

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Officiellement, cette campagne vise essentiellement les restaurants qui ne respectent pas les mesures sanitaires en vigueur (port de masque, distanciation...) en ces temps d’épidémie. «Suite au passage des agents de l’autorité qui dressent leurs PV, les décisions de suspension sont prises par la commission compétente», explique cette même source. Il s’agit d’une commission, composée de représentants de l’autorité locale, des services de police, des départements ministériels concernés, qui statue sur l’octroi ou le retrait de cette licence.

Sauf que certains y voient les prémices d’une «opération mains propres», menée parallèlement par les éléments de la DGSN, après la saisie de grandes quantités d’alcool frelaté dans plusieurs villes (Casablanca, Fès, Marrakech, Beni Mellal, Khouribga, Meknès, Tanger...).

Rappelons qu’il y a à peine une dizaine de jours, une campagne similaire s’est soldée par la fermeture d’une quinzaine de restaurants Casablancais (Cf. édition du 01 septembre 2020). Même sans ces actions coup de poing, les restaurants sont de toute  façon dans une mauvaise passe suite aux fermetures du confinement de mars et au couvre feu actuel à Casablanca.

                                                                     

Restaurant ou bar-discothèque déguisé?

Alors que les bars et boîtes de nuit sont fermés depuis plus de 6 mois, certains propriétaires de restaurants ont saisi l’occasion pour transformer leur établissement en bar ou discothèque déguisée. «Mais ce n’est pas une raison pour sévir de la sorte. Il aurait suffi d’imposer des amendes pécuniaires plutôt que le retrait de la licence voire la fermeture», déplore un professionnel de la place. Est-ce le bon moment pour cibler des restaurateurs qui essayent tant bien que mal de reprendre leur activité après des mois de confinement ?

Aziza EL AFFAS

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