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Finances-Banques

Crise Covid-19: Le marché des changes retrouve de la sérénité

Par Franck FAGNON | Edition N°:5832 Le 31/08/2020 | Partager
Le dirham s’est apprécié de 2% depuis début juin
Cela traduit notamment une position de change assez confortable des banques

Après la secousse enregistrée en avril et mai, le marché des changes a depuis retrouvé de la sérénité. Les chutes de l’activité et des échanges commerciaux en raison des mesures sanitaires prises par les gouvernements pour enrayer la propagation du coronavirus avaient accentué la volatilité des devises.

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Les exportations de l’OCP jouent un grand rôle dans l’amélioration de la position de change des banques. Elle est aussi soutenue par la baisse des importations des pétroliers. En revanche, les flux des MRE et les recettes du tourisme se sont nettement tassés

En l’espace d’un mois entre mars et avril, le dirham avait perdu 3,5% face au panier de cotation. «Au début du confinement, les entreprises se sont précipitées pour couvrir leur position, ce qui explique aussi le comportement du dirham.

Aujourd’hui, les opérateurs sont plutôt sereins», relève un professionnel de marché. Depuis début juin, la monnaie s’est appréciée de 2% face à l’euro/dollar, traduisant notamment une position de change assez confortable des banques. Elle est excédentaire de 6,5 milliards de DH. «Le choc lié au Covid-19 a été plutôt bien géré par les salles de marchés puisqu’elles n’ont pas eu besoin de recourir à Bank Al-Maghrib», note Olivier Bru, responsable Capital Market BMCI.

«L’un des grands succès de la réforme du régime de change aura été le développement du marché interbancaire», estime-t-il. La dernière adjudication de devises remonte à mars 2018.  La reconstitution de la position de change des banques s’explique pour une grande partie par la reprise des échanges commerciaux.

«Les volumes que nous traitons actuellement sont toujours en retrait d’environ 10% par rapport à 2019, conforme à l’évolution des flux de la balance commerciale. Le déficit commercial s’est amélioré, du fait de la forte baisse des flux à l’import», relève Olivier Bru.

Les exportations de l’OCP jouent un grand rôle dans l’amélioration de la position de change des banques. Elle est aussi soutenue par la baisse des importations des pétroliers. En revanche, les flux des MRE (les flux billets de banque représentent autour de 40 milliards de DH par an) ont sensiblement baissé en raison des restrictions de déplacement et de la récession dans les pays d’accueil. La conjoncture dans le secteur du tourisme est particulièrement surveillée. Les recettes de voyage ont décroché de 33% sur les six premiers mois de l’année. 

La baisse du commerce extérieur, des transferts MRE et des recettes du tourisme devraient aggraver le déficit du compte courant à 10,3%. Ce scénario a pesé dans la décision du gouvernement de procéder au tirage de la LPL de 3 milliards de dollars. Elle est venue renforcer les réserves de change à plus de 292 milliards de DH et participe aussi à la stabilité de la monnaie.

Par ailleurs deux sorties du Trésor sur le marché financier international sont également programmées. Il s’agirait d’une opération sur le marché euro pour rembourser l’eurobond de 2010. Une autre émission de 1 milliard serait réalisée sur le marché dollar pour consolider les réserves de change.

Certains professionnels s’interrogent sur l’intérêt de cette deuxième opération sachant que les réserves de change n’ont jamais été aussi élevées. Pour d’autres, le financement de la relance de l’économie nécessitera de mobiliser tous les leviers.

«Le plan de relance de l’économie est assez ambitieux et l’on n’écarte pas la possibilité que la LPL soit utilisée pour le financement des besoins du Trésor», estime un analyste. Selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, les réserves de change se situeraient autour de 219 milliards de DH en fin d’année.

F.Fa

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