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Economie

Réforme/Portefeuille public: Le Covid-19 donne un coup d’accélérateur

Par Franck FAGNON | Edition N°:5822 Le 12/08/2020 | Partager
Une Agence à la place de la DEPP pour la gestion des participations de l’Etat
Une minorité d’établissements et entreprises publics crée de la valeur

La cession de 8% de Maroc Telecom l’année dernière a rapporté 8,9 milliards de DH au Trésor. Ce dernier détient encore une participation de 22% dans la première entreprise du Masi. Cette opération marque le départ d’un nouveau programme de privatisation visant notamment à optimiser l’intervention patrimoniale de l’Etat. Quelques joyaux ont été intégrés à la liste des entreprises privatisables notamment l’Hôtel Mamounia.

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La réforme doit permettre d’assurer la pérennité et le développement des EEP et de rehausser leur contribution au budget général. Aujourd’hui, seule une minorité crée de la valeur

Cependant, 2020 sera une année blanche sur le plan des privatisations en raison de la pandémie du Covid-19. La dégradation de l’environnement économique a poussé le gouvernement à décaler les cessions prévues cette année (3 milliards de DH) à 2021 et 2022, le temps que les conditions de marché s’améliorent.

La crise a aussi mis en évidence la nécessité d’accélérer la réforme du portefeuille public. Cela permettrait notamment de dégager des marges de manœuvre supplémentaires sur le plan budgétaire.

Le portefeuille public est composé de 225 établissements publics et 43 sociétés anonymes à participation directe du Trésor. Ces deux groupes détiennent ensemble 479 filiales. Il est permis de s’interroger sur l’utilité de la présence de l’Etat dans certaines entreprises sachant qu’une minorité crée de la valeur.

La réforme du secteur des établissements et entreprises publics devrait se traduire par la disparition de la DEPP au profit de l’Agence chargée de la gestion des participations de l’Etat. Le diagnostic du ministère des finances est sans ambages. Il existe une multitude d’EEP notamment à caractère non marchand, avec parfois des chevauchements avec des structures administratives relevant des ministères.

Plusieurs EEP marchands dont la RAM, l’ONCF, l’ONEE, HAO, ADM ont besoin du soutien permanent de l’Etat en fonds propres ou en garantie pour leur pérennité et leur développement. Nombre d’entre elles déploient des investissements colossaux dans les infrastructures de base ce qui justifie en partie le niveau d’appui de l’Etat.

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Le portefeuille public est assez vaste et il est permis de s’interroger sur l’utilité de la présence de l’Etat dans certaines structures

Dans le même temps, l’absence de vision politique et les incohérences réglementaires accentuent les fragilités de certains. Leurs difficultés financières reflètent en partie les contradictions dans les missions qui leur sont assignées. Elles investissent massivement mais, n’ont pas la maîtrise de leur politique commerciale.

Tout ceci pèse sur le budget. La relation financière entre l’Etat et les EEP est fortement déséquilibrée, les produits de monopole, d’exploitation…ne couvrant que faiblement les transferts du budget général vers ces entités. La réforme du portefeuille public doit permettre d’assurer la pérennité du modèle de ces structures en vue de réduire leur dépendance du budget de l’Etat.Il s’agira aussi d’améliorer leur contribution à travers les dividendes et les redevances.

Cela pourrait passer par la création de groupes/holdings sectoriels homogènes pour atteindre une taille critique favorisant des synergies et des économies d’échelles. Dans le schéma projeté, l’ADM, l’ONCF, la CFR et l’AMDL pourraient par exemple être regroupés au sein d’une même entité chargée de la réalisation des infrastructures routières, autoroutières et ferroviaires ainsi que des services du transport.

Dans les EEP non marchands et sociaux, il faudra élaguer ceux dont le maintien n’est plus nécessaire et réintégrer certaines missions aux départements ministériels concernés.

F.Fa

 

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