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Culture

Rabat constitue son parc à sculpture

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5819 Le 07/08/2020 | Partager
Une œuvre de Farid Belkahia rejoint le parvis du MMVI
Aux côtés de Botero, Ousman Sow, Ikram Kabbaj…
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L’œuvre de l’artiste, disparu en 2014, est tout à fait reconnaissable grâce aux symboles amazighs que Farid Belkahia a su transformer en graphiques universels (Ph. FNM)

Il y a eu «Le pouce» de l’artiste emblématique César. Une œuvre de 7 tonnes pour 6 mètres de haut exposée (momentanément), en 2016 sur le parvis du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI), puis il y a eu les toiles géantes de Turay Mederic ou Ghizlaine Agueznay sur sa façade. Des clins d’œil pour attirer le regard des passants sur ce qui se passe à l’intérieur du musée et inviter un public, peu habitué à franchir les seuils de ces institutions.  Ce sera surtout le début d’un travail, initié par la Fondation nationale des musées, celui de l’intégration de l’art dans l'espace public.  Et ce sera avec un majestueux guerrier Massaï,  du haut de ses 3m20 armé de sa lance et de son bouclier, que le bal sera ouvert. L’œuvre du sculpteur sénégalais, Ousman Sow, offerte au musée par Moulay Hafid Elalamy, est exposée  sur le parvis du MMVI, depuis le lundi 13 août 2018, impressionne. A quelques mètres du guerrier Massaï, une autre œuvre tout aussi impressionnante est venue prendre place. Une masse de bronze de 2 tonnes représentant  «Le Cheval», du grand maître sculpteur colombien Fernando Botero, capture le regard, avec ses 3 mètres de haut et ses  formes rondes et voluptueuses. L’ensemble est complété avec un triptyque en marbre noir poli et qui captive le regard par la singularité que l’artiste marocaine Ikram Kabbaj a installée à l’occasion de la première Biennale d’art contemporain de Rabat. Un autre Marocain, et non des moindres, vient rejoindre ce parc à sculpture, en plein centre de la capitale.  Une  œuvre, tout aussi monumentale,  de Farid Belkahia, offerte cette fois-ci par Mohamed Bouzoubaa, président de TGCC, qui est venue compléter le parcours, offrant aux visiteurs ou aux simples curieux une déambulation artistique de plus en plus conséquente. Formé à la peinture, Farid Belkahia est devenu sculpteur par amour pour la matière. De Paris à Prague où il a parfait sa formation, de New York à Copenhague, où il a exposé ses œuvres, l’artiste, inspiré par les traditions artistiques du monde entier, trouvera son plus grand souffle au plus près de sa culture. Il s’attaque au travail du cuivre, puis des peaux, du bois découpé et des colorants naturels, recréant des symboles graphiques universels à partir de signes amazighs. Un parti pris  qui le poussera à imposer l’idée d’une peinture indépendante de l’héritage colonial en instaurant des valeurs contemporaines. L’exposition organisée à Jamaâ El Fna avec Mohamed Hamidi, Mohamed Ataallah, Mohamed Chebaa et Mohamed Melihi en 1969 est restée dans les annales de l’histoire de l’art.
A.Bo

 

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