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Economie

Figue de barbarie: La production peine à reprendre

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5819 Le 07/08/2020 | Partager
Les prix atteignent des niveaux astronomiques
Les perturbations du transport compliquent la situation
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En 2017, l’Institut national de la recherche agronomique a inscrit 8 nouvelles variétés de cactus résistantes à la cochenille. Ces variétés ont en commun une bonne qualité organoleptique et fourragère. Elles arrivent à maturité début juillet à fin août

Ahurissant! La figue de barbarie au prix des fruits exotiques, voire plus. Les magasins de grande surface affichaient pas moins de 35 DH/kg pour des fruits dénués d’épines. Et les rares vendeurs ambulants proposent les gros calibres à 3 DH/pièce. Alors que les moyens et petits sont négociés entre 1 et 1,50 DH. Il y a trois ans, ces prix étaient compris entre 0,50 et 1 DH. 
La tendance haussière ayant été déclenchée par les infestations de la cochenille du cactus qui avait fini par décimer entre 30 et 50% des cultures. La lutte contre ce ravageur s’est matérialisée par l’arrachage de près de 2.000 km linéaires de cactus. Détecté pour la première fois dans la région des Doukkala et la zone de Rhamna en 2014, l’insecte s’est propagé rapidement vers le sud du pays.  
Face à l’ampleur du fléau, le ministère de l’Agriculture avait mis au point un plan de sauvetage doté de 80 millions de DH. L’objectif était d’atteindre 160.000 ha de plantations à l’horizon 2020. Avec à la clé la valorisation du fruit et dérivés sous forme de produits à forte valeur ajoutée: huile, confiture, cosmétique, aliment de bétail…
Parallèlement à la lutte chimique qui a porté sur près de 8.000 kilomètres linéaires de plantations, le ministère de l’Agriculture s’est investi dans la lutte biologique contre le ravageur. Selon une source de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), les résultats sont prometteurs. Les essais menés avec une coccinelle prédatrice se sont révélés encourageants.
Les chercheurs de l’INRA ont également travaillé sur la mise au point de variétés résistantes à la cochenille. Et déjà 8 variétés de figue de barbarie ont été inscrites dans le catalogue officiel par l’institut de recherche. Sauf que les plantations ne semblent pas avoir suivi. Surtout dans le contexte de suspension  du programme de nouvelles plantations de cactus soutenu dans le cadre de la stratégie agricole. La décision ne sera levée  qu’une fois la situation maîtrisée.
Visiblement, les actions menées tardent encore à donner leurs fruits. Pour preuve, la situation de rareté du produit. En particulier à Casablanca qui se place en tête des régions de consommation. Selon des sources proches des zones de production, la situation de production n’est pas si alarmante. Elle a été plutôt exacerbée par la pandémie du coronavirus dont l’impact a été déterminant sur le transport. De plus, en juin 2019, les autorités de la ville de Casablanca avaient pris la mesure d’interdire l’accès du fruit au marché de gros «s’il y a détection d’une présence de cochenille de cactus». Ce qui a dissuadé certains fournisseurs à approvisionner la métropole. 
A.G.

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