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Régions

L’Oriental détaille son plan de relance

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5817 Le 05/08/2020 | Partager
Il est décliné en six mesures urgentes et dix initiatives
Appui aux PME, valorisation des industries agricoles, produits de mer et tourisme
Toutes les autorités régionales à pied d’œuvre pour réussir ce méga chantier

Confronté à d’énormes difficultés de développement et de croissance économique, l’Oriental cherche à sortir doublement vainqueur du confinement: atténuer les conséquences de la pandémie Covid-19 et réussir un tournant décisif dans sa lutte contre la morosité économique. Plusieurs chantiers seront lancés, au cours des prochains mois, pour assurer l’emploi à des milliers de jeunes confrontés à d’énormes difficultés d’insertion. De leur côté, les entreprises en place sont lourdement sanctionnées par l’arrêt de leurs activités et la récession en cours.  
L’Oriental n’a pas droit à l’erreur et doit réussir là où elle a souvent raté le coche: solutionner ses difficultés économiques. Mesurant l’envergure et l’urgence des réformes à entreprendre, Mouad El Jamaï, wali de la région, a regroupé autour de ces mêmes attentes les gouverneurs des 8 provinces de la région, les présidents de la région et des conseils provinciaux, directeurs généraux du CRI et de l’Agence de l’Oriental, les présidents de l’Université Mohammed Ier, de la CGEM/Oriental, des chambres professionnelles, du Conseil régional du tourisme et représentants des services déconcentrés.  Cette réunion de toute l’instance régionale a pour mission de diagnostiquer la situation économique de la région et de proposer des mesures de relance. L’objectif à terme est de ficeler un programme à impact réel sur la population et bénéfique aux secteurs ciblés. «Cela passe par le développement d’une intelligence collective locale pour convertir les faiblesses en atouts et profiter des changements observés dans l’économie mondiale», précise le wali de l’Oriental. 

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Il s’agit également de profiter de la position méditerranéenne de la région pour se repositionner en encourageant les importateurs régionaux à produire localement et en soutenant les entreprises qui continuent à produire malgré la pandémie. C’est ce qu’a réalisé le département de l’Agriculture mais pas les autres secteurs qui se sont cloîtrés dans leur attentisme. Pour y parvenir, des pistes de sortie de la crise sont proposées: inclusion du secteur informel, stimulation de la demande intérieure, encouragement des échanges intrarégionaux avec une meilleure valorisation des différentes entités locales; tout en évitant les annonces surprises de confinement et d’isolation aux conséquences néfastes sur les échanges et les déplacements. D’ailleurs plusieurs éleveurs de la région ont souffert le martyre à cause de l’annonce précipitée de la fermeture de certaines villes alors qu’ils se trouvaient avec leur cheptel dans les marchés de Fès, Casablanca ou Tanger. 
Pour entamer ce virage, des ateliers seront tenus incessamment au profit de chaque secteur d’activité, en particulier les plus touchés (tourisme, commerce, services, industrie de transformation, élevage, etc.), afin de proposer de réelles alternatives. 
Compte tenu de ses différentes potentialités, l’Oriental est appelé à se valoriser autour des secteurs porteurs tels les industries agricoles, les produits de la mer et le tourisme. De même, en développant de nouvelles filières capables de créer des emplois comme l’économie sociale et solidaire, la délocalisation des services et la numérisation. «Six mesures urgentes et dix initiatives locales de relance sont retenues pour y répondre», confie à L’Economiste Mohammed Sabri, directeur général du CRI/Oriental. Les premières se rapportent à l’accélération et l’approbation de la charte d’investissement ainsi que la décentralisation de la gestion des fonds d’appui au profit de l’investissement privé. Elles sollicitent également une politique monétaire et financière adaptée aux besoins des entreprises locales avec accélération d’octroi de fonds d’appui aux entreprises en difficulté et les TPME. C’est le cas pour le Fonds «Moussahama» et le fonds de reconversion des activités importatrices en activités productives (Fonds Mouwatana ). 
En parallèle, d’autres mesures attendent approbation. Elles ciblent la mise en avant des atouts de la région pour réussir son positionnement méditerranéen. «L’Oriental est en mesure de valoriser son potentiel économique autour de secteurs promoteurs comme l’économie sociale et solidaire, l’offshoring, le digital et les activités exportatrices pour maintenir les emplois et les renforcer», ajoute Sabri. 
Face à la nécessité d’intensifier les recherches et l’innovation, un appel à contribution scientifique sera lancé par l’Université Mohammed Ier pour soutenir les projets de recherche multidisciplinaire dans les domaines des sciences sociales, économiques, médicinales et épidémiologiques. «Les recherches soumises devraient avoir des apports scientifiques et méthodologiques avec applications adaptables à la réalité économique de la région. 4,5 millions de DH seront débloqués pour primer les projets innovants», explique de son côté Yassine Zarhloul, président de l’Université Mohammed Ier.

Informel

Le programme d’accompagnement pour la restructuration du secteur informel s’articule autour de quatre phases. La première concerne l’identification des populations cibles par métier et par milieu alors que la seconde identifie les entreprises qui alimentent le secteur de l’informel en matières premières. Ce qui nécessite l’évaluation et la segmentation de la population cible par profil avec mise en place d’un plan de reconversion (formation, création du statut juridique, business modèle, levée de fonds), ainsi qu’un suivi et coaching (développement du business et pérennisation de l’affaire). 8 millions de DH seront consacrés à une restructuration qui s’étalera sur 36 semaines avec mise en place d’une base de données utile pour les projets de développement économique et l’optimisation des actions d’aides financières et des concours bancaires et parabancaires.

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