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Economie

Immobilier: Recul de 30% des intentions d’achat

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5808 Le 21/07/2020 | Partager
Les critères de choix ont évolué depuis le confinement
Plus d’espace, ouverture, aération, isolation phonique…
Une partie de la demande d’appartements a migré vers les villas

Léger recul de la demande en logements. C’est le constat d’une étude sur l’impact du confinement sur les décisions d’achat (1). Certes, le niveau des intentions d’achat régresse (30%), mais le changement le plus notoire est celui relatif aux critères de choix d’un logement. Plus d’espace, meilleur agencement, ouverture, aération, isolation phonique… Voici quelques-unes des exigences qui commencent à  émerger suite à une longue période de confinement.

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L’espace, les ouvertures, l’aération et l’isolation phonique figurent en tête des critères devenus indispensables suite au confinement

Les Marocains ont redécouvert leur logement sous une autre perspective lorsque tous les facteurs extérieurs sont éliminés (commerces de proximité, transports, restaurants, bars...). Dès lors, il perd tous ses atouts liés à la proximité des services. En vertu de l’enquête, 66% des détenteurs d’appartements déclarent que le confinement aura été à l’origine de l’identification de caractéristiques qui commencent à leur déplaire. Ce taux est de seulement 18% chez ceux qui résident dans des villas.

Il ressort aussi de cette étude que le confinement a également impacté le choix du  type de logement. Une partie de la demande d’appartements a migré vers les villas et en périphérie, plutôt qu’au centre-ville. «Le confinement a eu un impact sur les modes de vie, les modes de faire, sur l’usage et même sur le changement de fonction… La crise sanitaire a impacté notre mode d’habiter et va également impacter en amont notre mode de planifier», indique Badria Benjelloun, directrice de l’urbanisme au ministère de l’habitat (2).

Les gens, qui appréhendent des périodes futures de confinement, préfèrent des habitations plus spacieuses, avec ouverture (balcons, jardins, terrasses…). En effet, s’il faut rester chez soi, autant passer ce temps dans une habitation agréable qu’un appartement de 50 m2!

Le Covid-19 est un déclic qui a pu montrer les dysfonctionnements de la ville, de nos logements et l’inadéquation entre l’offre attendue et l’offre réelle… Nous avons besoin de plus d’équilibre dans nos villes, de moins de réglementations urbanistiques pour laisser plus de créativité aux architectes et urbanistes», estime Jawad Ziyat, président d’Injaz Solutions.

Aziza EL AFFAS

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(1) Enquête réalisée par Tracking Data Insight pour le compte d’ Injaz Solutions, entre le 2 et 9 juillet 2020, auprès de 330 ménages résidant à Casablanca.
(2) Lors d’un webinaire qui s’est tenu le 14 juillet dernier dans le cadre de la série des webinaires organisés par Injaz Solutions en partenariat avec CIH Bank.

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