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Dette privée: Deux belles années à venir pour le marché

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5803 Le 14/07/2020 | Partager
Les émissions des entreprises dans ce compartiment devraient s’améliorer de 15% en 2020
L’endettement des entreprises et le creusement du déficit plaident pour une amélioration

Si la pandémie du covid a fortement impacté le marché financier dans son ensemble, le marché de la dette privée devrait pouvoir tirer son épingle du jeu. C’est en partie ce qui ressort de l’analyse du flash de CDG Capital consacré à ce compartiment du marché des capitaux.

La banque d’affaires estime que les deux années 2020 et 2021 seraient «prometteuses compte tenu des effets considérables de la crise covid-19 sur l’équilibre des différentes entreprises et l’accentuation prévue du déficit de liquidité du système bancaire».

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L’aggravation attendue du déficit de liquidité additionnée à une dégradation des situations des entreprises en particulier les EEP devrait permettre une amélioration des émissions sur le marché de dette privée

En effet, elle pense que la situation des différents acteurs qui font habituellement appel au marché de la dette privée pour combler leurs besoins de financement devrait se détériorer en raison de la conjoncture économique difficile et de leurs engagements financiers à caractère «exécutif».

Une conjoncture qui devrait mettre à mal ou plutôt challenger les prévisions inscrites dans le budget de 2020 avec une moyenne d’investissements des Etablissements et entreprises publiques (EEP) sur les deux prochaines années à 100 milliards de DH contre 70 milliards de DH au cours des 5 dernières années.

A cela s’ajoute, la situation de surendettement d’entre eux qui nécessitera des besoins de financement beaucoup plus importants. De quoi plaider pour une augmentation des émissions sur le marché de la dette. Les analystes de CDG Capital prévoient ainsi un accroissement des tombées de 15% en 2020 contre à peine 7% enregistré l’année précédente, qui devraient s’établir à 54 milliards de DH.

Dans ce total, les Titres de créances négociables (généralement prisés par les établissements financiers) qui s’accaparent les plus gros des émissions (41 milliards de DH) devraient progresser de 18%.

Cela «s’explique, dans une large mesure, par la hausse de celles relatives aux certificats de dépôts (CD) de 10% à 32,8 milliards de DH et celles des BSF de 64% à 6,4 milliards de DH. Les obligations progressaient, elles aussi, de 10% à 13 milliards de DH.

Le creusement du déficit de liquidité bancaire plaide également pour une amélioration des émissions au cours des deux années 2020 et 2021. Bank Al-Maghrib table, en effet, sur une aggravation historique du besoin de liquidité qui se fixerait à 154 milliards de DH en 2020 et à 171 milliards de DH en 2021.

Plusieurs raisons à cela: accentuation de la croissance tendancielle de la circulation fiduciaire en raison des effets de la crise Covid-19 et régression prévue des réserves de change suite à la baisse attendue des recettes du tourisme et des transferts des MRE.

De quoi pousser les banques à accentuer le recours aux émissions des CD pour combler leurs besoins de trésorerie!

Moulay Ahmed BELGHITI

 

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