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Economie

Covid: Les banques et les assurances réussissent les «stress-tests»

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5799 Le 08/07/2020 | Partager
Les deux secteurs montrent leur résilience face à la crise pandémique
Les OPCVM s'en sortent aussi
Attention au rallongement des délais de paiement inter-entreprises

La crise du Covid n’aura pas eu que des effets négatifs. Elle a permis de faire émerger la résilience de plusieurs secteurs en particulier ceux des banques et des assurances. C’est en partie ce qui ressort de la 11e réunion du Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS).

Le système bancaire, après l’exercice de macro stress test effectué par Bank Al-Maghrib en juin 2020, a montré à cette date la résilience des banques au choc induit par la crise du Covid-19. Il faut dire qu’elles «continuent d’afficher des fondamentaux solides au regard des indicateurs et ratios de liquidité, de rentabilité et d’adéquation des fonds propres».

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Dans un contexte économique exacerbé par la crise du covid qui induira un recul de la croissance de 5,2% en 2020, les banques et les assurances montrent leur résilience. Les deux secteurs piliers de l’économie marocaine ont en effet réussi leur stress test

En 2019 déjà, le secteur bancaire a ainsi dégagé un ratio moyen de solvabilité, sur base sociale, de 15,6% et un ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 de 11,5%, «largement supérieurs aux minimas réglementaires de 12% et 9% respectivement». Seul bémol, le risque de concentration sur les grands débiteurs auquel sont exposées les banques dans le contexte de crise sanitaire actuelle. D’où l’attention particulière dont il fait l’objet par le régulateur.

Si les banques ont réussi leur stress test, les assurances aussi. «Les exercices de stress tests réalisés en mars 2020 ont fait ressortir à cette date la résilience des entreprises d’assurances aux chocs sur le portefeuille actions et immobilier ainsi que ceux résultant de conditions macroéconomiques et techniques défavorables, notamment celles en lien avec la pandémie Covid-19», précise le CCSRS.

Le secteur est resté solide dans ces deux branches (Vie et Non vie) avec un volume global des primes de près de 45 milliards de DH en 2019 (+8,5% par rapport à 2018). A cela s’ajoute, la progression des résultats nets (6%) portée par l’amélioration de la marge d’exploitation et du solde financier.

A noter aussi, le niveau «appréciable» (9,6%) du rendement des capitaux (ROE) et l’amélioration (24,2%) des plus-values latentes tirées par la performance de la Bourse et de la baisse des taux. Les exigences réglementaires en matière de couverture des provisions techniques par les placements sont également respectées, selon le CCSRS qui constate que «le secteur continue de dégager une marge de solvabilité largement supérieure au minimum 3 réglementaire exigé».

Ceci dit, le comité estime que «ces excédents de marge devraient s’inscrire à la baisse avec le passage vers un régime prudentiel de solvabilité basée sur les risques» eux qui ne couvrent que le risque de souscription.

Les OPCVM ont eux aussi passé, haut la main, leur stress test. Voulant identifier auxquels ils sont exposés et mieux anticiper les éventuels impacts futurs, les sociétés de gestion ont ainsi testé la capacité des fonds à honorer les demandes de rachats reçues dans un contexte de tensions, en tenant compte de la liquidité des actifs des fonds.

Résultat: Le risque de liquidité et le risque de crédit sont «maîtrisés». Pour le CCSRS, «la capacité notable à honorer les demandes de rachat reçues est la conséquence de stratégies d’investissement globalement prudentes et d’expositions conservatrices».

Rallongement des délais de paiement… interentreprises

La crise pandémique va certainement exacerber la situation déjà déplorable des délais de paiement des créances inter-entreprises. Ceux-ci se sont allongés sensiblement, en particulier pour les TPE. Selon l’étude menée annuellement par BAM qui a porté sur un échantillon de près 70.800 entreprises non financières, les délais de règlement clients de TPE sont passés, d’une année à l’autre, de 107 jours de chiffre d'affaires à 157 jours en moyenne. Le CCSRS appelle «les autorités publiques et le secteur privé aujourd’hui plus que jamais à capitaliser sur les mesures déjà entreprises et à consentir plus d’efforts pour faire face à cette problématique».

Moulay Ahmed BELGHITI

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