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Régions

Une corniche sport et loisirs pour la rive droite du Sebou

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5794 Le 01/07/2020 | Partager
Un projet inédit dans le monde rural, porté par la commune de Benmansour
Estimé à 60 millions de DH, financés par des partenaires publics
Sports nautiques, restaurants, éco-loges, aire de skateboarding…

La commune de Benmansour (Kénitra) se donne cinq à six ans pour transformer le visage de la rive droite du oued Sebou. Son président, Mohamed Rherras, rêve d’une corniche détente, sport et loisirs moderne, à même de valoriser ce patrimoine naturel d’exception. «Nous n’avons pas l’habitude de voir des projets comme ça en milieu rural, et encore moins portés par des communes», relève Rherras.

Le projet de la «corniche éco-urbaine de Had Oulad Jelloul» rentre dans le cadre du plan d’aménagement global du centre de la commune de Benmansour, estimé à 230 millions de DH. Près de 60 millions de DH seront consacrés à la corniche. Les appels d’offres des études techniques devraient être lancés très prochainement.

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Le projet de corniche de Benmansour, étalé sur 15 ha, comprend des installations sportives, récréatives et touristiques, avec un club de sports nautiques, des cafés et restaurants, des habitations écologiques, aires de jeux, un espace d’exposition de produits locaux…

«Une convention cadre sera signée dans les toutes prochaines semaines avec les ministères de l’Habitat et de l’Intérieur, la région de Rabat-Salé-Kénitra et, éventuellement, le ministère de la Jeunesse et des Sports», confie Rherras.

La corniche accueillera des installations à la fois récréatives, sportives et touristiques, étalées sur 15 ha. Elle sera répartie en huit séquences. La première, dite «jaune», sera réservée à la promenade, avec une place centrale, des espaces verts et des aires de jeux et de loisirs, dont une aire de skateboarding.

Deux séquences, «bleues», seront consacrées aux activités sportives, avec un centre socio-sportif et un club de sports nautiques. «Le Sebou offre un bon potentiel pour le développement des sports nautiques. Le centre de Benmansour se trouve sur l’un des plus beaux plans d’eau au Maroc», souligne le président de la commune.

Deux autres séquences, «oranges», abriteront des restaurants et cafés avec des terrasses donnant sur l’oued. Des espaces de vente et d’exposition de produits locaux seront aménagés pour une séquence «verte». Enfin, les deux dernières seront dédiées à des activités touristiques écologiques, via des éco-loges. Des investisseurs, publics ou privés, y seront associés. «Les revenus liés à ces activités permettront également de financer le reste du projet», précise Rherras.

«Bidonvilisation des campagnes»

La région de Rabat-Salé-Kénitra a déjà donné son accord pour y apporter 10 millions de DH. Le ministère de l’Habitat et la DGCL (Direction générale des collectivités locales) participent aussi au financement. Leur contribution n’a pas encore été précisée. Le foncier est sous forme de terrains collectifs. Une partie du budget, soit 6 millions de DH, déjà mobilisés par la commune, sera réservée à l’indemnisation des ayants droit.

«Le monde rural regorge de potentialités inexploitées. Dans les années 90, nous avons connu la ruralisation des villes. Aujourd’hui, nous assistons malheureusement à une bidonvilisation des campagnes, avec tous les problèmes sociaux que cela engendre. Nous devons tirer vers le haut, grâce à des projets comme celui-ci», souligne Mohamed Rherras.   

Outre la corniche, le plan d’aménagement du centre de la commune comprend deux autres projets: la mise à niveau urbanistique du centre et la délocalisation du souk hebdomadaire, l’un des plus grands au Maroc (jusqu’à 60.000 visiteurs chaque dimanche). Une étude a déjà été réalisée. Le nouveau souk, qui sera aux standards nationaux de sécurité et d’hygiène, sera transféré dans la localité de Ouled Benziane. Il sera financé par un crédit du Fonds d’équipement communal.

Les élus locaux en entrepreneurs publics

Un changement de paradigme, voilà ce dont ont besoin les communes. «Elles ne peuvent plus se contenter de la gestion du quotidien, de délivrer des autorisations, des actes de naissance… Les communes sont normalement des entreprises. Leurs responsables sont censés être des managers, des visionnaires», estime Mohamed Rherras. «Les élus locaux et les présidents de commune se considèrent comme des fonctionnaires. Or, ils devraient se comporter en entrepreneurs publics, ne pas attendre à ce que l’Etat central fasse tout», poursuit-il. Cependant, il faudrait qu’elles puissent compter sur de vraies compétences. Pour le président de la commune de Benmansour, également ancien secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle, une révision des lois électorales est nécessaire, afin de permettre à des cadres d’accéder aux postes de responsabilité au niveau local, et barrer la route aux profils sans aucune qualification. 

Ahlam NAZIH   
 

 

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