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Electricité: La salle des marchés ressurgit

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5794 Le 01/07/2020 | Partager
Le cabinet qui accompagnera l’ONEE connu mercredi 8 juillet
Les achats d’énergie et de combustibles pèsent 68% des charges de la branche Electricité

Le projet d’une salle des marchés pour la gestion des risques à l’Office national de l’eau et de l’électricité (Onee) refait surface. Il avait été annoncé une première fois en… 2006. Depuis, le projet est resté à l’état d’intention. Cette fois, un pas est franchi dans sa concrétisation: une résolution du conseil d’administration suivie aussitôt d’un appel d’offres pour sélectionner le cabinet-conseil qui accompagnera l’Office. L’ouverture des plis est prévue mercredi 8 juillet.

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L’Office veut restructurer la gestion des risques et se fixe jusqu’à 2021 pour rendre opérationnelle sa salle des marchés (Ph. ONEE)

L’Office s’accorde jusqu’à 2021 pour rendre opérationnelle cette salle des marchés. Cela permettra de restructurer la gestion des risques dotant cet établissement d’un dispositif complet de pilotage, d’analyse et de prise de décision en matière de couverture. «Pour l’instant, nous recourons aux méthodes classiques. Nous ne procédons pas à des achats à terme puisque nous ne disposons pas des outils nécessaires pour prendre des décisions», souligne un responsable à l’ONEE.

Les principaux résultats attendus d’un tel projet se résument en quatre points: la maîtrise et l’optimisation des charges relatives aux achats à fort enjeu, la mise en place de stratégies de gestion des risques, le suivi de l’exposition de l’Office et l’intervention sur les marchés pour la couverture des risques.

A fin décembre 2019,  les achats d’énergie et de combustibles de l’Office ont représenté plus de 68% des charges de la branche Electricité. «Les charges relatives à ces opérations s’élevaient à 11 milliards de DH dont 8 milliards pour le charbon et 2,5 milliards  pour les achats de gaz naturel et 174 millions de DH pour les importations de l’électricité», souligne l’ONEE.

Deux devises dominent, l’euro et le dollar. L’Office est aussi amené à réaliser des volumes importants d’achats et de cessions de devises sur le marché de change pour honorer ses engagements. L’année dernière, le volume des opérations de change réalisé a atteint  12,81 milliards de DH principalement en euro.

Depuis l’année dernière, l’Office a entamé un chantier d’optimisation et de réforme qui devrait s’étaler jusqu’en 2023. L’un des principaux points est la réalisation de l’équilibre économique et financier et le développement d’un «business model».

Cela passe par le renforcement des capitaux propres, la rationalisation des investissements et l’optimisation des charges ainsi que la diversification des sources de financement: la titrisation, le leasing, la cession des actifs, etc. Sauf que le Covid-19 risque de ralentir la cadence. En tout cas, chaque mois de confinement a coûté un manque à gagner de 442 millions de DH à l’Office.

Khadija MASMOUDI

 

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