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Economie

Equipement et transport: Un déconfinement difficile?

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5790 Le 25/06/2020 | Partager
50% de capacité, traçabilité des usagers… mesures contraignantes «mais incontournables»
Elles seront allégées en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique
81% des chantiers opérationnels actuellement

Très touchés par les effets de la crise de la Covid-19, les secteurs de l’équipement et du transport tentent de reprendre des couleurs. C’est du moins ce qu’ambitionne Abdelkader Amara. Le ministre en charge de l’Equipement et du Transport était attendu de pied ferme par les groupes parlementaires de la 2e Chambre. Il a été interpellé sur les mesures de relance de ces secteurs touchés de plein fouet par l’arrêt d’activité depuis quelques mois.

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Si une grande partie des chantiers est aujourd’hui opérationnelle, cette situation devra s’améliorer durant les prochains jours, suite à la reprise du transport des voyageurs, qui favorisera le retour des ouvriers, dans plusieurs étaient bloqués dans d’autres régions (Ph. Bziouat)

Pour Amara, la priorité actuellement est de permettre la reprise des opérateurs dans ces secteurs. «D’autres mesures pourront être déployées par la suite pour améliorer leurs performances». Il a rappelé que «depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire, deux plans d’actions ont été mis en place, pour assurer la sécurité sanitaire des professionnels et des usagers, et pour permettre aux entreprises de retrouver la vitesse de croisière».

Au niveau du secteur du transport, Amara a insisté sur l’importance des cahiers des charges, «élaborés suite à des consultations avec les opérateurs». Les dispositions prévues concernent les professionnels du transport, mais également les responsables de certaines infrastructures comme les gares routières.

Actuellement, certaines catégories ont déjà repris leurs activités, comme le transport du personnel. Les autres, notamment le transport des passagers et touristique, devront reprendre dès aujourd’hui, comme l’a rappelé le ministre.

Parmi les mesures prévues par ces cahiers des charges: limitation de la capacité à 50%, recueil d’information des usagers pour les besoins de traçabilité… Au niveau des centres de visite technique ou d’immatriculation des véhicules, un nouveau système de prise de rendez-vous a été mis en place pour les particuliers, au moment où les professionnels seront accueillis soit dans des guichets dédiés, soit durant des plages horaires spécifiques. Ces exigences semblent ne pas faire l’unanimité auprès des professionnels, selon des membres de groupes parlementaires.

Ces derniers ont affirmé que des opérateurs ont pointé les risques de pertes liées à ces nouvelles contraintes. D’autres ont mis en garde contre les dangers en matière de protection des données personnelles. Sur ce point, Amara a souligné être «conscient des difficultés causées par ces mesures. Mais celles-ci restent nécessaires durant cette période, afin d’éviter les risques de nouveaux foyers de contamination».

Par exemple, «les exigences de traçabilité permettront d’identifier rapidement les personnes en contact d’un cas positif», a-t-il expliqué. Pour l’obligation de réduire la capacité à 50%, le ministre a précisé qu’il est «impossible de faire marche arrière actuellement. Mais ce taux peut être augmenté en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique».

Pour ce qui est du secteur de l’équipement, le ministre a précisé qu’une grande partie des chantiers a continué à fonctionner durant la période de l’état d’urgence sanitaire. Le taux d’arrêt n’a concerné que 33%, soit 988 chantiers, représentant un budget de 40 milliards de DH. Ils concernent les secteurs des routes, des ports, des barrages… Actuellement, ce taux a été réduit à seulement 19%. Concrètement, «81% des chantiers sont aujourd’hui opérationnels», selon Amara.

Ce dernier a estimé que cette situation devra s’améliorer avec la reprise du transport entre les villes, qui permettra notamment un retour des ouvriers, dont plusieurs étaient bloqués dans d’autres régions. D’ailleurs, plusieurs groupes parlementaires ont interpellé le ministre sur la situation de certaines entreprises n’ayant pas pu respecter les délais de livraison, à cause notamment de l’absence de la main-d’œuvre durant la période du confinement (voir encadré).

Les conseillers ont également appelé le ministre de l’Equipement à favoriser davantage l’accès des entreprises marocaines aux commandes publiques pour favoriser leur relance dans le contexte de l’après-crise. Sur ce point, Amara a affirmé que «99% des marchés lancés par son département sont pris en charge par des entreprises marocaines, soit de façon directe, soit dans le cadre de la sous-traitance».

Force majeure

Parmi les chantiers qui ont poursuivi leurs activités même durant la période du confinement, ceux relatifs au secteur de l’eau. C’est ce qu’a souligné Abdelkader Amara, lors de son intervention à la Chambre des conseillers. Néanmoins, les entreprises du secteur ont souffert d’un véritable problème de rareté de la main-d’œuvre, à cause des mesures du confinement. Certaines d’entre elles n’ont pas pu respecter les délais de livraison. Les groupes parlementaires ont plaidé pour une annulation des pénalités de retard pour ce type d’entreprises. Sur ce point, le ministre a précisé que cette situation a été considérée comme un cas de force majeure. Une circulaire a été adressée aux administrations concernées pour annexer des avenants aux contrats initiaux relatifs à ces chantiers, afin de permettre la prolongation des délais.

M.A.M.

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