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Economie

Marocains bloqués à l’étranger: Les précisions de Bourita

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5789 Le 24/06/2020 | Partager
La priorité est donnée aux citoyens socialement fragiles
Près de 8.000 rapatriés à la charge de l’Etat
Il est impératif de trouver des formules comme les packages pour les autres

Nasser Bourita a saisi l’opportunité des questions orales de la Chambre des représentants pour tirer au clair l’affaire des Marocains bloqués à l’étranger. «Le Maroc ne peut pas continuer à supporter les coûts du rapatriement de 70 à 80.000 personnes. Nous avons ciblé des opérations humanitaires relatives à des personnes sans moyens», a souligné lundi devant les députés le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des MRE.

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Avec la troisième étape, l’opération de rapatriement passe à la vitesse supérieure. Ainsi, contrairement au passé où seuls les 2/3 des sièges étaient exploités, cette fois-ci, la totalité des capacités d’accueil des avions sera utilisée. «Ce qui va nous permettre d’augmenter de 50% le nombre de rapatriés», précise Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des MRE (Ph. MAP)

Par la suite, il s’agira de «penser à d’autres versions comme le font des pays qui privilégient la possibilité des citoyens qui achètent un package comprenant l’avion, l’hôtel, les analyses,…» Pour l’heure, l’Etat prend en charge les dépenses du rapatriement de 8.000 personnes bloquées à l’étranger, en situation de fragilité sociale, note-t-il.

Voilà une précision de taille qui ne manquera pas de remettre les pendules à l’heure et susciter des commentaires. Et donc, l’opération entamée par les présides occupés de Sebta et Melillia et étendue à l’Algérie, l’Espagne et la Turquie, ne concernera pas tous les Marocains bloqués à l’étranger.

■ L’opération passe à la vitesse maximal
Avec la troisième étape, l’opération de rapatriement passe à la vitesse supérieure. Ainsi, contrairement au passé où seuls les 2/3 des sièges étaient exploités, cette fois-ci, la totalité des capacités d’accueil des avions sera utilisée. «Ce qui va nous permettre d’augmenter de 50% le nombre de rapatriés», précise le ministre. En outre, du 21 au 27 juin, 30 vols sont programmés pour rapatrier des Marocains bloqués dans 17 pays dont notamment la Serbie, la Hongrie, l’Autriche, la Mauritanie et la Tunisie. A cela s’ajoutent les Emirats arabes unis, la France, le Portugal, la Suisse, la Pologne, la Hollande, le Sénégal, la Belgique, l’Italie et la Grande-Bretagne. Le nombre des bénéficiaires de cette opération passera à 4.644 après le 27 juin, contre 3.151 rapatriés depuis le début de l'opération le 15 mai, soit une hausse de 73%. Ce  qui fait dire au ministre qu’on aura rapatrié 7.800 citoyens marocains bloqués à l’étranger.

■ Hub régional pour les continents lointains
La semaine suivante, l’opération se poursuivra dans d’autres pays comme l’Allemagne, l’Egypte,… Pour les continents lointains comme l’Amérique latine et l’Asie où leur nombre est réduit, il faudra procéder autrement. «Nous pensons les rassembler dans un hub régional à Istanbul, Doha ou Paris, en attendant l’organisation de vols pour le Maroc. Nous allons également recourir aux avions de certains pays qui viennent au Maroc pour rechercher leurs ressortissants afin de transporter des Marocains. C’est le cas du Canada et des USA», a-t-il indiqué.

■ Les facteurs du rapatriement
Nasser Bourita a décliné les facteurs déterminants du rapatriement. D’abord, l’opération se limite aux Marocains non résidents à l’étranger et qui ont quitté le Maroc avec un visa inférieur à 90 jours. Ils sont partis pour des raisons touristiques, administratives, familiales ou médicales. Ensuite, elle est liée aux moyens matériels, logistiques et aux capacités d’accueil, au regard de la situation épidémiologique du Maroc. L’Etat marocain prend en charge tous les frais de cette opération. Puis, le rapatriement est lié à la nature humanitaire. Donc, la priorité est accordée aux citoyens se trouvant dans une situation de fragilité sanitaire, matérielle et sociale. C’est sur cette base que la priorité a été fixée, a-t-il indiqué.

Mohamed CHAOUI

 

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