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Régions

Lifting écolo pour Oujda - De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5787 Le 22/06/2020 | Partager
Les parcs retrouvent leur belle apparence, des centaines d’espèces éclatantes à découvrir
La ville ravive sa vocation environnementale et passe de 2,5 m2 d’espace vert/habitant à 7 m2 en 10 ans
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Le patrimoine vert de la ville est d’une valeur inestimable, étant donné sa diversité, ses styles de jardins et sa variété florale (Ph. AK)

Le confinement a au moins servi à quelque chose. Il a permis aux jardiniers et aux paysagistes de la société chargée des espaces verts d’opérer en toute quiétude. Deux mois leur ont suffi pour rendre à Oujda sa couleur naturelle et l’éclat de son feuillage printanier. Tous les refuges ainsi que les quatre parcs de la ville ont fait l’objet d’un intérêt écologique sans précédent. «Nous avons eu suffisamment de temps pour désherber de façon écologique (binage et sarclage), de recourir au buttage manuel pour combattre les herbes nuisibles, d’assurer l’arrosage spécifique pour chaque plante et le taillage adéquat des arbres et des arbustes pour en faire des tableaux naturels saisissants et reposants», explique un jardinier au parc Lalla Aïcha.
De son côté, Abderrahim Tahiri, chef de service des espaces verts, précise que le travail réalisé au cours des deux derniers mois s’inscrit dans le cadre de l’entretien quotidien et saisonnier des espaces verts mais a bénéficié du temps qu’il fallait pour permettre aux différentes plantations d’éclore naturellement et aux différents intervenants de valoriser la diversité des styles paysagers. C’est le cas pour le parc Lalla Aïcha avec ses formes andalouses, françaises et anglaises.

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Le parc Lalla Aïcha regroupe, en plein centre-ville, un inestimable patrimoine vert avec des espèces rares, peu représentées: savonniers, frênes, asiminiers. Le cortège floral en place compte aussi des sujets centenaires comme le pistachier de l’Atlas, le micocoulier et l’olivier. Au total 90 espèces d’arbustes, 60 espèces d’arbres et une centaine de variétés de fleurs offrent au parc un tableau naturel aux mille couleurs. Pour remplacer les anciens écoulements en surface des eaux d’arrosage qui provenaient des différentes «Seguiates» avoisinantes, des jets d’eau autour du bassin central ont été réalisés pour assurer l’attractivité aquatique requise aux jardins publics. Toutefois, l’entretien de ces jets d’eau nécessite un budget adéquat pour assurer en permanence leur fonctionnalité. C’est ce que prévoie le président de la commune d’Oujda, Omar Hejira, qui confie à L’Economiste l’ambition de consacrer à chaque habitant 15 m2 d’espace vert dans six ans. La ville est passée de 2,5 m2 d’espace vert par habitant en 2009 à 7 m2 actuellement. Des avancées accomplies grâce à la réalisation d’un parc récréatif et écologique (25 hectares), le réaménagement du parc de l’oasis Sidi Yahia (3,2 hectares), du parc Lalla Aïcha (16 hectares), parc Lalla Meryem (3,5 hectares), s’y ajoute le parc naturel Sidi Maafa étalé sur 12 km2. Un refuge écologique pour les Oujdis, réputé pour ses pistes à multiples usages: footing, marche, vélo et également pour ses multiples airs de repos sous les pins, acacias et différents cyprès.

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Le parc récréatif et écologique d’Oujda, véritable «poumon vert»

Étalé sur 25 hectares, le parc écologique regroupe 27.000 arbres de différents types (pin d’Alep, thuya, pistachier de l’Atlas, le caroubier, le phoenix, etc.). Une trentaine d’espèces ornementales constituées de fleurs et arbrisseaux adaptables au climat de la région complète ce patrimoine paysager. Le parc couvre également trois hectares de gazon, trois fontaines, un système spécifique d’éclairage, huit kilomètres de pistes pour la marche, un parking de 11.200 m², des ouvrages d’irrigation (bassins, canalisations…) constitués d’un système d’irrigation de goutte-à-goutte, une conduite des eaux usées traitées sur 4,9 km, une station de pompage des eaux, un bassin de stockage et une unité de filtration et de stérilisation des eaux. Tout un système d’irrigation qui nécessite plus d’intérêt et d’entretien pour assurer à ce parc récréatif et écologique sa vocation de poumon écologique à la ville.

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L’espace oasien Sidi Yahya

Tout en faisant de l’oasis un espace de loisirs et de détente, les interventions d’embellissement ont porté sur l’entretien d’un circuit hydraulique, la peinture des façades du mausolée de Sidi Yahya. S’ajoute le repeuplement de l’oasis en palmiers, peupliers, oliviers et aménagement du parking. Ce dernier lifting fait partie des projets environnementaux du programme de réhabilitation et de mise à niveau urbaine du grand Oujda. Reste à signaler que l’oasis de Sidi Yahya garde toujours son aspect original, avec un système spécifique d’écoulement d’eau, d’arbres reliques et géants, palmiers et lauriers de différentes espèces et formes. 

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