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Economie

Les organismes de microcrédit sonnent l’alerte

Par Franck FAGNON | Edition N°:5781 Le 12/06/2020 | Partager
La solvabilité de certains pourrait être sérieusement entamée
Un plan de relance du secteur en gestation

Comme plusieurs autres secteurs économiques, le secteur financier est frappé de plein fouet par la crise sanitaire. Dans ses rangs, les institutions de microfinance (IMF) semblent plus vulnérables compte tenu de la nature de leurs portefeuilles composés de clients à faibles revenus et irréguliers.

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Les IMF ont procédé à des reports massifs d’échéances. La pandémie est venue se greffer à deux mauvaises campagnes céréalières qui participent déjà à l’affaiblissement des revenus des ménages ruraux (Ph. L’Economiste)

Les mesures d’urgence sanitaires et le confinement pour enrayer la propagation du virus portent donc un coup dur à leur porte-monnaie. En outre, la pandémie est venue se greffer à deux mauvaises campagnes céréalières qui participent déjà à l’affaiblissement des revenus des ménages ruraux. L’impact dans les comptes des institutions de microfinance pourrait être dévastateur.

Les organismes de microcrédit ont procédé à des reports massifs d’échéances. «Le confinement a entraîné un arrêt généralisé des remboursements et des déblocages, deux moteurs principaux des revenus», indique un dirigeant. Pour l’heure, les opérateurs font preuve de résilience, mais chaque jour d’arrêt de l’économie pèse.

«Chaque mois d’inactivité représente un montant considérable de baisse des fonds propres. Nous espérons un plan de relance pour éviter d’entamer sérieusement la solvabilité des opérateurs», alerte notre source. Les discussions avec la tutelle et le ministère des Finances semblent bien engagées. «Nous avons une écoute bienveillante et active de la part de la tutelle et du ministère des Finances. Des mesures devraient intervenir prochainement», espère un opérateur.

Pour les professionnels de la microfinance, la crise peut aussi créer de nouvelles opportunités ou favoriser l’accélération d’un certain nombre de chantiers. Le mouvement de digitalisation et l’essor du mobile money représentent une opportunité pour le secteur de transformer les flux financiers cash en flux électroniques et de faciliter le développement de nouvelles offres comme les nanocrédits, l’épargne ou encore la microassurance.

Aujourd’hui, la diversification de l’offre est capitale. «Les produits de diversification ont résisté pendant la crise. Il faudra porter leur part à des niveaux bien plus significatifs avec l’ouverture à l’épargne et la microassurance», relève un professionnel.

A fin mars, l’encours des microcrédits se chiffre à 7,5 milliards de DH en hausse de 10,7% sur un an et de 1,6% sur trois mois. L’activité a été peu impactée au premier trimestre, l’état d’urgence et le confinement ayant été décidés au cours de la deuxième moitié du mois de mars.

F.Fa

 

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