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Economie

Déconfinement: Marrakech paie le prix de sa désinvolture

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5780 Le 11/06/2020 | Partager
Moins de gestes barrières, déplacements, enterrements,… la ville punie pour son incivisme
Quid du tourisme, le gros perdant?

Avec Casablanca et Tanger, Marrakech, une des villes qui enregistre le plus de cas positifs Covid, a, elle aussi été classée en zone 2 avec un très léger assouplissement des restrictions imposées par l’état d’urgence. Concrètement, cela veux dire que la ville reste « confinée » et seront rouverts uniquement les commerces de proximité, les échoppes d’artisans, les professions libérales, quelques souks hebdomadaires et ce, jusqu'à 20h.

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En une semaine, la courbe des cas positifs est passé de 37 à 160 personnes en traitement (Ph. Mokhtari)

Contrairement aux autres habitants des provinces de la région, les Marrakchis n’ont pas la liberté de se déplacer à l’intérieur du périmètre territorial et ne doivent sortir qu’avec une autorisation exceptionnelle de déplacement. Et pour cause, la situation épidémiologique est en hausse en grande partie à cause de l’incivisme de certains. Les chiffres parlent mieux : le 2 juin dernier, Marrakech enregistrait 37 cas positifs et était sur le chemin de la rémission.

Une semaine plus tard, la courbe est montée à 160 cas qui sont en cours de traitement dans les hôpitaux. Au lieu de poursuivre les efforts et continuer le confinement, certains ont pris des libertés pour sortir sans respecter les gestes barrières, se déplacer d'un quartier à un autre ou encore assister à un enterrement.

C'est dans les quartiers populaires comme Sidi Youssef Ben Ali, Sidi Ayoub ou les foyers sont les plus importants. Le risque de propagation est en effet plus grand à cause de la densité et surtout la sur-occupation des logements. Plusieurs familles vivent dans la même maison avec une chambre par foyer. Ce qui favorise la transmission du virus.

A cela s’ajoutent, le comportement et l’incivisme de cas contaminés, qui «omettent» souvent de donner les informations sur l’ensemble des personnes contactées. Dans tous les cas, garder Marrakech, Rabat et Casablanca sous confinement signifie aussi qu'il n’y aura pas de reprise pour le tourisme, en berne depuis le 16 mars, puisque ce sont les rbatis et les casablancais, les grands consommateurs et touristes de la cité ocre.

De son côté, la CGEM Marrakech/Safi, relativise : «La reprise de l’activité économique est déjà une bonne nouvelle pour les artisans et les commerçants. Cela permet de préparer le déconfinement définitif».

B.B.

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