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Economie

Automobile: Les ventes du neuf toujours en berne

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5774 Le 03/06/2020 | Partager
Le marché baisse de moitié sur les 5 premiers mois de l’année
La demande toujours aussi inexistante

L’hécatombe se poursuit pour les importateurs-distributeurs automobiles. Le marché automobile reste quasiment à l’arrêt. Aujourd’hui, il se vend moitié moins de voitures neuves qu’à la même période de l’an dernier. En effet, le nombre de véhicules neufs vendus à fin mai s’est effondré de 45,5% toutes catégories confondues à 31.576 unités.

A l’exception des services après vente des différentes marques qui ont dû maintenir des permanences, les concessions sont fermées pendant la période de confinement qui se poursuit jusqu’au 10 juin. Il faut dire que durant la crise du Covid-19, la demande est quasi-inexistante, comme le confirme un professionnel.

A l’analyse des chiffres du seul mois de mai, ce constat se vérifie avec une chute des ventes des voitures pour particuliers et des véhicules utilitaires légers qui dépasse les 82% à seulement 2.298 unités écoulées. A titre de comparaison, Dacia avait réalisé à elle seule 3.493 immatriculations à la même période de 2019 durant un mois qui n’est généralement pas propice à l’achat de véhicules neufs puisqu’il coïncidait avec le Ramadan.

En dépit de cette situation catastrophique, les membres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (Aivam) ont, comme le confie l’un d’eux, maintenu et préservé les emplois et les salaires de leurs employés durant la crise, malgré l’effondrement de leurs revenus faute de ventes. Il précise que les importateurs-distributeurs n’ont pas eu recours ou sollicité les aides de l’Etat dans le cadre du Comité de veille économique mis en place pour lutter contre les impacts du coronavirus. Ceci dit si la situation perdure, il n’est pas écarté de procéder à des suppressions de postes.

Aujourd’hui, l’esprit est surtout orienté vers la relance du marché. Une relance qui n’est pas espérée avant 2021 voire 2022 puisque, selon les prévisions de l’Aivam, le marché automobile devrait clôturer l’année dans les meilleurs des cas à -50%.

En attendant, l’Association a lancé, selon nos informations, une étude pour relancer la demande. D’aucuns diraient qu’il suffirait de baisser les prix, ce que certaines marques ont déjà commencé à faire. «Les rabais, remises et ristournes ne sont pas les seuls ingrédients pour une reprise saine», fait savoir le patron d’une marque qui requiert l’anonymat. Il faudra donc innover pour relancer les ventes.

Importante contribution fiscale

L’écosystème de la distribution automobile représente plus de 200 milliards de DH de CA et 120.000 emplois. Il est composé d’une part des importateurs-distributeurs et concessionnaires. Ceux-ci réalisent quelque 33 milliards de CA annuel, paient 9 milliards de DH d’impôts et taxe par an représentent plus de 400 points de vente et d’après vente et 15.000 emplois directs. L’écosystème est complété, d’autre part, par les organismes financiers, les loueurs, les garagistes, les carrossiers…

Moulay Ahmed BELGHITI

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