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Economie

Où vont les déchets médicaux?

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5765 Le 20/05/2020 | Partager
La procédure de gestion est formalisée par la tutelle
Décontaminations des déchets avant de les emmener à la décharge publique

Depuis le début de la pandémie, médecins et infirmiers se changent très régulièrement, laissant derrière eux un volume de déchets médicaux nettement supérieur à la normale (voir notre édition n° 5743 du 17 avril 2020, «Comment Athisa sécurise la gestion des déchets Covid»).

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Un traitement inadéquat des déchets engendre des risques graves de contagion. Ils doivent être traités par des techniques thermiques, chimiques et biologiques (Ph. Bziouat)    

Au niveau d’une unité d’isolement Covid-19, le risque infectieux des déchets générés est très élevé. Un enjeu de santé publique, tant ces équipements peuvent se transformer en bombe à retardement dans la propagation du virus s’ils sont mal éliminés.

Ce qui exige la mise en place d’une procédure de gestion sécurisée. D’ailleurs, l’ONU souligne que tout les pays doivent traiter les déchets médicaux par des techniques thermiques, chimiques et biologiques. Au Maroc, la collecte des déchets médicaux et pharmaceutiques est régie par une règlementation en vigueur (décret 02-09-139 du 21 mai 2009). La loi prévoit 4 catégories de déchets et pour chacune d’entre elles des mesures spécifiques d’élimination. Les déchets du Covid-19 s’inscrivent dans la catégorie I, soit les déchets à risque infectieux.

Le ministère de la Santé a formalisé la procédure de gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques (DMP) générés au niveau des unités d’isolement des malades atteints de coronavirus.  Au niveau des unités d’isolement, les déchets ménagers (restes des nourritures, ustensiles en plastique (jetables), gobelet, champs d’examen, équipements de protection individuelle (à l’exception des lunettes), sacs, bouteilles en plastique, mouchoirs, etc.) sont considérés comme des déchets à risque infectieux.

Pour ce qui est de leur emballage, un code couleur a été mis en place par la tutelle. Les conteneurs de couleur jaune sont utilisés pour les objets piquants, coupants et tranchants, tandis que les sacs rouges sont utilisés pour tous les autres déchets. Le transport se fait par des véhicules autorisés par la tutelle, sous la responsabilité de la société sous-traitante. «Juste après le déchargement, il faut nettoyer et désinfecter le véhicule de transport et les containers vidés  avec de l’eau chaude + eau de Javel à 12°», précise la tutelle. Les déchets eux doivent être décontaminés avant de rejoindre la décharge publique.

«Pour la gestion de nos déchets, nous avons fait appel à une société spécialisée dans la collecte de déchets médicaux. Nous avons également élaboré avec elle le processus et le protocole à suivre lors du ramassage. Toutes les mesures de protections ont été renforcées», souligne Jaâfar Heikel, expert en management sanitaire et directeur de la clinique privée De Vinci à Casablanca. «Arrivés à l’unité de traitement, les déchets sont décontaminés, puis ils sont soit broyés, soit incinérés», poursuit-il.

T.E.G.

 

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