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Economie

Report de crédit: Ce que vous ignorez

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5755 Le 06/05/2020 | Partager
«Pas de frais, ni de pénalités», mais cela ne veut pas dire que l’opération est gratuite
L’allongement de l’échéancier engendre des intérêts supplémentaires
416.000 demandes portant sur 33 milliards de DH, 310.000 acceptées au 24 avril

Avec une activité économique qui tourne au ralenti, les banques permettent aux ménages et aux entreprises de reporter les échéances de crédit jusqu’à fin juin 2020, et cela «sans frais ni pénalités».

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Pour les clients qui demandent un allongement de la durée du crédit de 3 mois, leurs échéances reportées s’ajouteront au capital et seront productives d’intérêts. Ici, l’exemple d’un tableau d’amortissement envoyé par un établissement de crédit. La différence est de 4.166,27 DH HT, soit l’équivalent d’une mensualité 

Toutefois, ce moratoire sur les crédits crée le débat à cause d’une ambiguïté autour de la «gratuité» du report d’échéance. En effet, si  aucun frais de dossier n’est appliqué, l’allongement de l’échéancier engendre des intérêts supplémentaires, appelés «intérêts intercalaires» et augmente le coût du crédit.

En rééchelonnant son prêt durant cette période, le client augmente «mécaniquement» le coût de son crédit. «Les intérêts sont, dès lors qu’ils ne sont pas payés, considérés par la banque comme du capital restant dû. Ainsi, si ce capital augmente, les intérêts aussi», explique un banquier.

C’est d’ailleurs ce qu’avait expliqué, il y a quelques jours sur nos colonnes, Idriss Bensmail, directeur général adjoint BMCI. «Nous n’appliquons aucune majoration du taux contractuel. Cependant, pour les clients qui demandent un rallongement de la durée du crédit de 3 mois, les échéances reportées s’ajouteront au capital et seront productives d’intérêts», avait-il souligné.

Sans oublier le coût de l’assurance emprunteur. En effet, le report des échéances ne veut pas dire que le crédit est interrompu. Le client doit être protégé durant cette période puisque les sommes empruntées restent dues.

Au 24 avril, soit trois semaines après la mise en place des aides bancaires aux ménages et aux entreprises, les demandes de report du remboursement des échéances des crédits bancaires et celles liées aux crédits leasings se sont élevées à 416.000 demandes, portant sur un montant global de 33 milliards de DH. Quelque 310.000 demandes ont été approuvées, et seules 5% ont été rejetées. Le reste est toujours en cours d’instruction.

T.E.G.

 

 

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