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Moody’s révise les perspectives des banques

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5750 Le 28/04/2020 | Partager
De stables, elles reviennent à négatives
L’impact du Covid et la sécheresse, les principales causes

Si Moody’s se montrait positive pour le Maroc et pour son système bancaire il y a quelques jours en maintenant sa notation et ses perspectives, l’agence d’évaluation financière vient de légèrement se rétracter. Dans un rapport publié le 27 avril, Moody’s vient de revoir les perspectives des systèmes bancaires du Maroc, d’Afrique du Sud et du Nigéria de stables à négatives à la lumière de la pandémie de coronavirus et de la chute des prix du pétrole.

En effet, l’impact de la propagation du Covid-19 ainsi que la sécheresse vont indéniablement, pour l’agence américaine, conduire à un fort ralentissement de l’économie marocaine particulièrement au niveau du tourisme. Le secteur des exportations vers l’Europe où l’industrie automobile a été particulièrement touchée. Ces effets devraient être partiellement compensés par la baisse des prix des importations énergétiques.

Moody’s est convaincue que «la réponse rapide et complète du gouvernement soutiendra la reprise économique au lendemain de la crise». Ceci étant, en fonction de la durée de la crise, «les risques pesant sur nos prévisions actuelles de croissance du PIB de 2% pour 2020 (contre 2,4% en 2019) sont en augmentation, reflétant à la fois le choc du coronavirus et la persistance de la sécheresse», précise l’agence. Cela sous-entend qu’elle serait probablement amenée à revoir sa prévision de croissance pour le pays. Même chose pour le rythme de progression des crédits qui serait ramenée à 5% en 2020.

«Nous nous attendons à ce que la performance des prêts s’affaiblisse à la lumière de la pandémie de coronavirus», prévoit Mik Kabeya, analyste chez Moody’s. Il s’attend à une augmentation des prêts problématiques dans un contexte de rééchelonnement d’échéances de crédit généralisé.

«Nous prévoyons que les prêts problématiques à l’échelle du système augmenteront entre 9% et 11% du total prêts en 2020», souligne l’analyste qui consent que le taux de provisionnement des créances en souffrance est élevé (93%). Dans ce contexte, Moody’s pense que le financement restera solide et stable, et la liquidité restera élevée.

Le soutien de Bank Al-Maghrib au système bancaire est un atout. Il va permettre de fournir aux banques un accès plus facile et plus large au financement. «Nous prévoyons que ces mesures, si elles sont pleinement mises en œuvre, tripleront la capacité de refinancement des banques auprès de BAM», soutient Kabeya.

Les profits impactés

Moody’s estime que, compte tenu de l’impact du Covid et de la sécheresse, la rentabilité du système bancaire diminuera suite à la baisse des revenus d’intérêts nets qui représentait 66% du PNB en 2019. «Nous prévoyons que les marges d’intérêt net se rétrécissent puisque les rendements bruts réalisés sur les prêts diminueront plus que le coût payé sur les dépôts», avance l’agence qui reste convaincue que «les perturbations liées aux coronavirus limiteront la demande de crédit».

Moulay Ahmed BELGHITI

 

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