×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

OCP: Une résilience à toute épreuve!

Par Amin RBOUB | Edition N°:5744 Le 20/04/2020 | Partager
Le défi de maintenir une «cadence normale » de production
Des dispositifs de veille afin de suivre l’évolution du marché et des chaînes logistiques
Une étude en cours pour évaluer le potentiel impact économique de la pandémie

L’épidémie du coronavirus aura eu au moins l’intérêt de révéler les limites d’une mondialisation débridée et effrénée. En moins de deux mois, la pandémie abat une à une les cartes et les fondements d’une globalisation tous azimuts.

Jamais les fondements de  productivité, des flux et des chaînes d’approvisionnement des matières premières n’ont été autant perturbés, au point de mettre au ralenti voire à l’arrêt la quasi-totalité des usines industrielles. Ce sont là autant de ruptures imprévisibles qui appellent à une remise en question du monde industriel et surtout sa forte dépendance à l’usine du monde... la Chine.

Les engrais, produit stratégique pour la sécurité alimentaire mondiale

Dans ce contexte particulier, il s’impose de voir comment évolue le premier producteur et exportateur mondial de roche de phosphate et d’acide phosphorique.  Le groupe OCP est aussi, rappelons-le,  l’un des plus grands producteurs mondiaux d’engrais.

La pandémie et l’effet confinement ont certainement un impact et des répercussions sur la demande du marché mondial en termes de phosphates sous toutes ses formes, l’acide phosphorique, les engrais... Il faut  aussi dire que les enjeux sont multiples et lourds pour un producteur de taille mondiale. Surtout que l’un de ses produits (engrais) est stratégique pour la sécurité alimentaire mondiale! Il s’agit là de produits sensibles puisqu’essentiels non seulement  pour l’alimentation de l’humanité, mais aussi pour nourrir le bétail et les sols.

«Cette caractéristique essentielle et stratégique du secteur d’activité de notre groupe le rend relativement résilient face aux mesures de confinement liées à la pandémie Covid-19 et les conséquences économiques qui en découlent à l’international», font valoir les dirigeants du groupe OCP. Pour mieux gérer cette période assez critique et imprévisible, l’OCP et ses partenaires se sont mobilisés afin «d’assurer l’approvisionnement en produits phosphatés à l’ensemble des clients».

Face au risque de rupture dans les chaînes d’approvisionnement, le groupe marocain a tenu à  maintenir «un contact permanent» avec ses clients dans le monde entier en s’appuyant sur ses bureaux de représentation à l’international. L’enjeu est de «les soutenir dans leur activité et répondre à leurs différents besoins».

Ce mode d’organisation a été déployé afin que le nécessaire soit fait pour que l’activité du groupe et celle de ses partenaires soient préservées vaille que vaille. Des efforts importants ont aussi été déployés pour que la cadence reste normale au niveau des différents sites de production du groupe, tout en veillant à préserver la santé et la sécurité des collaborateurs ainsi que les partenaires ou encore la sûreté des équipements.

En effet, dès le confinement, le groupe a mis en place un PCA (plan de continuité d’activité) de manière à ce que les opérations soient maintenues «à travers une cadence normale».  Par ailleurs, dans le contexte actuel, marqué par les incertitudes et les développements rapides, le management a mis en place des dispositifs de veille afin de «suivre de très près les évolutions des marchés et des chaînes logistiques». Sur le même registre, «une étude est en cours pour évaluer le potentiel impact économique à court, moyen et long terme de la pandémie Covid-19» sur l’activité et le secteur du groupe OCP.

Des drones pour assurer l’accostage des navires!

drones-044.jpg

Pour maintenir une cadence normale de production, un PCA (plan de continuité d’activité) a été observé par les différents  sites de production. L’enjeu étant d’assurer la continuité des activités des différents sites et à différents stades et surtout «maintenir les opérations dans les meilleures conditions possibles». Dans ce contexte particulier, le groupe OCP a opté pour une organisation de travail  qui minimise le contact.  Pour y arriver, «nous nous sommes beaucoup appuyés sur le digital», confirme le management. Parmi les exemples de solutions sans contact, le déploiement de «drones à Laâyoune et Jorf Lasfar». Des appareils mi-avion, mi-mouche ont en effet été utilisés afin d’assurer l’accostage des navires et le contrôle des cales, en évitant tout contact humain.

                                                                            

Ces équipements conçus par les collaborateurs

Pour lutter contre la pandémie Covid-19, des collaborateurs du groupe OCP se sont pleinement engagé à concevoir des équipements. En effet, des cadres ont lancé plusieurs initiatives afin de relever le défi du contexte actuel. Outre le gel 100% marocain développé à Jorf Lasfar. Un désinfectant baptisé «Jorf» testé et validé par les autorités sanitaires, des ingénieurs à Khouribga ont conçu des équipements et accessoires de protection au profit du personnel médical exposé dans la lutte contre la pandémie.

En effet, des ingénieurs ont conçu un raccord permettant de doubler la capacité des respirateurs artificiels. Il s’agit d’un raccord en forme de l’alphabet «Y», conçu et imprimé grâce à la technologie 3D. Ce raccord permet à la fois de doubler la capacité du matériel de réanimation respiratoire et d’augmenter la capacité des hôpitaux locaux. Le modèle a été testé et approuvé par les médecins de l’hôpital Hassan II de Khouribga.

D’autres initiatives ont également vu le jour à Khouribga, et à Boucraâ, dans les régions du Sud. Des collaborateurs OCP ont ainsi conçu des équipements de protection faciale, dont certaines pièces ont été imprimées grâce à la technologie 3D.

Testés avec succès par les médecins de Phosboucraa, ces équipements produits localement devront contribuer aux efforts de lutte contre la propagation du virus. Les deux initiatives sont appelées à être généralisées au niveau des hôpitaux de la région et ce, dans le cadre du soutien collectif aux populations et aux autorités dans cette crise sans précédent.

Amin RBOUB

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc