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Economie

Dirham: La Banque centrale s’explique

Par Franck FAGNON | Edition N°:5743 Le 17/04/2020 | Partager
La LPL et le déplafonnement des emprunts extérieurs éloignent la pression sur les réserves
La position de change des banques est excédentaire de 4 milliards de DH

Le marché des changes a retrouvé un peu de calme après la brutale dépréciation du dirham contre l’euro et le dollar entre mars et début avril. «La valeur du dirham s’est dépréciée, en raison principalement de la position de change négative des banques au début de la réforme conjuguée aux anticipations des opérateurs de marché pour les mois à venir et ce, suite à l’aggravation de la crise sanitaire mondiale», commentent les autorités monétaires.

Les secteurs et les activités orientés vers l’extérieur, les transferts des MRE, les recettes de tourisme et les IDE, les principales sources par lesquelles transitent les devises sont dans l’œil du cyclone. Sous l’hypothèse d’une baisse de 50% du solde voyage, de 42% des IDE et de 30% des transferts des MRE, le manque à gagner lié à ces trois sources est estimé à 54,5 milliards de DH par CDG Capital. De quoi mettre la pression sur les réserves de change.

Cette conjoncture exceptionnelle a obligé le Maroc à activer la ligne de précaution et de liquidité de 3 milliards de dollars. Elle couvrira 20 jours supplémentaires d’importations. Par ailleurs, le Trésor n’est plus limité par la loi de finances pour ses levées de fonds à l’international.

En fonction de la conjoncture et de l’évolution de la crise, il pourrait arbitrer davantage en faveur du marché extérieur. D’autant plus que le Maroc garde la confiance des agences de notation financière. Malgré le contexte et une probable baisse du PIB et la détérioration des principaux indicateurs macroéconomiques, il est toujours noté en catégorie «investment grade».

Loin de la bande de fluctuations

Toutefois, les réserves de change s’établissaient à 255 milliards de DH au 3 avril (en hausse de 4% par rapport à fin 2019), avant le tirage de la ligne de précaution et de liquidité. Parallèlement, les banques ont reconstitué leurs positions de change grâce à l’augmentation des cessions de devises de leurs clientèles qui ont dépassé leurs achats.

Au 13 avril, la position de change affichait un excédent de 4 milliards de DH contre un déficit de 5,8 milliards de DH au 9 mars, ce qui a permis de stabiliser la valeur du dirham. L’évolution de la situation conforte Bank Al-Maghrib dans sa décision de laisser le marché s’autoréguler. Par ailleurs, le comportement du dirham reste dans le périmètre défini et donc éloigne, pour l’instant, toute intervention.

«Les interventions de Bank Al-Maghrib, dans le cadre du nouveau régime, se font pour assurer la liquidité du marché et/ou pour défendre les bandes de fluctuation. Actuellement, la position de change des banques est excédentaire, témoignant que le marché est liquide et n’a pas besoin de l’intervention de la banque. Par ailleurs, le cours de change du dirham évolue loin des limites de la bande de fluctuation fixée par Bank Al-Maghrib», indique l’institution.

F.Fa

 

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