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Economie

Opération Marhaba: Quels scénarios pour 2020?

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5742 Le 16/04/2020 | Partager
Des préparatifs seraient en train pour juillet ou août, mais aucune date formelle avancée
Possibilités de retour, levée de confinement, réouverture du ciel et du maritime… des incon­nues
Le contrôle aux frontières, un véritable casse-tête

Un vent d’inquiétude souffle sur l’organisation de l’opération Marhaba pour l’édition 2020. Fron­tières fermées, flottes aériennes et maritimes à l’arrêt, le dispositif habituellement dédié à l’opération est au chômage technique depuis plusieurs semaines et nul ne sait comment il pourra redémarrer.

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Juillet, août ou septembre éventuellement en fonction des décisions de l’Europe et du Maroc de rouvrir les frontières… l’opération Marhaba risque fortement d’être compromise cette année. Toujours est-il, les autorités espagnoles ont, elles, décidé de garder les frontières fermées jusqu’au mois de septembre au moins. Ce qui forcerait les liaisons maritimes à prendre le départ de la France vers le Maroc… si tout va bien (Ph. Adam)

Pour le moment, aucune annonce offi­cielle ne permet de confirmer ou d’infirmer ces rumeurs. Mais selon plusieurs sources, les études et les préparatifs vont bon train pour lan­cer la machine en juillet ou en août, même si personne n’est en mesure d’avancer une date précise ou la forme que prendra Marhaba 2020.

Plusieurs scénarios sont étudiés, en fonction des inconnues qu’il reste à déterminer dont la plus importante est celle de la levée du confinement et de l’ouverture des frontières eu­ropéennes, des décisions qui sont prises au plus haut sommet des Etats.

Parmi les premières pistes figure la mise en place d’une liaison mari­time renforcée via la France pour éviter aux MRE venant d’Europe de traverser l’Espagne. Un scénario peu plausible vu que l’ensemble des pays de l’Union eu­ropéenne se dirige vers une ferme­ture des frontières jusqu’à la fin de l’été et qui balaye de la même façon les pistes d’un scénario de transport par les airs.

En effet, certaines informations prédisent le maintien de la fer­meture des frontières espagnoles jusqu’à septembre. Une mesure qui concernerait la fermeture des fron­tières aux touristes internationaux, vu que bon nombre d’opérateurs ibériques considèrent la saison es­tivale comme totalement perdue, une mesure qui pourrait toucher les MRE venant d’autres pays euro­péens.

Le contrôle aux frontières lui aussi donnerait du fil à retordre aux autorités marocaines à l’arrivée et à celles européennes au retour des MRE avec un surcoût qu’il faudra bien assumer. Comment y arriver? Tests ra­pides, certificats médicaux, portails thermiques et tunnels de désinfec­tion devront être déployés sur l’en­semble des points de passage afin d’assurer un contrôle strict des arri­vées avec l’obligation de mettre en place des tunnels plus grands pour les véhicules. Et de même du côté espagnol.

Mais la principale inconnue est la volonté (ou la capacité) des MRE installés en Europe à vouloir venir au Maroc cette année alors que la plupart des économies mondiales sont en déliquescence. Déjà lors des précédentes crises, les retours des MRE ont subi quelques variations. Rien ne permet de prévoir quelle sera l’évolution des MRE euro­péens, surtout ceux installés dans les pays les plus durement touchés comme l’Italie ou l’Espagne.

Une opération de migration unique

Marhaba est considérée comme la plus grande opération de migration à l’échelle mondiale. Bon an, mal an, elle mobilise un peu plus de 2 millions de passagers durant trois mois. Mal­gré la forte augmentation de l’aérien, la part du maritime reste prépondérante avec plus de 60% du total dont l’essentiel passe via les ports du sud de l’Espagne et du nord du Maroc avec deux superstars, le port passagers de TangerMed et celui d’Algésiras.

Ali ABJIOU

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