×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Economie

Le ¼ des entreprises a mis 100% de ses salariés au télétravail

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5737 Le 09/04/2020 | Partager
Près des 2/3 se sont réorga­nisés en moins d’une semaine, selon ReKrute.com
56% des cadres exercent désormais à distance
L’informatique, l’éducation et le conseil ont été les plus réactifs
teletravail-1-037.jpg

Seulement le quart des entreprises a adopté le travail à distance pour moins de 50% des effectifs. La majorité a fait preuve de flexibilité et a offert cette possibilité à un maximum de salariés. La moitié a déployé le télétravail pour 80% à 100% de ses collaborateurs

Depuis un peu plus de deux semaines, les Marocains découvrent le télétravail. Dès l’annonce de l’état d’urgence sanitaire, le 20 mars dernier, les entreprises ont dû s’adapter en un temps record. Aujourd’hui, 56% des cadres tra­vaillent à distance, selon la dernière enquête du jobboard ReKrute.com.

Le quart seulement continue d’aller au bureau (voir illustration). L’étude a été réalisée auprès d’un échantil­lon de 1.778 personnes de divers secteurs, dont la moitié est âgée entre 25 et 34 ans, le tiers entre 35 et 44 ans et 10% entre 45 et 54 ans.

Les entreprises se sont organi­sées pour mettre un maximum de leurs collaborateurs au télétravail. Le quart est allé jusqu’à 100% des effectifs. La majorité des structures, soit 62,8%, se sont réorganisées en à peine quelques jours. 22% l’ont fait en une semaine, et uniquement 15% ont eu besoin de deux semaines. Le secteur informatique a été le plus réactif, suivi de l’éducation/for­mation, du conseil, de la banque/finance et de l’automobile. Ce sont aussi les secteurs qui comptent le plus de cadres qui travaillent à dis­tance, en plus des call centers.

Pour près de la moitié (47,4%) des cadres, le télétravail est une découverte absolue, tandis que 4 sur 10 l’ont déjà expérimenté de manière exceptionnelle, lors d’un arrêt maladie ou d’un congé. Uni­quement 13,5% exercent dans une entreprise qui le proposait déjà, et y sont donc familia­risés.

38% utilisent leurs PC et téléphones personnels

teletravail-2-037.jpg

Malgré les difficultés techniques qu’il peut engendrer, surtout pour les entreprises qui n’y sont pas habituées, le télétravail est plébiscité par les cadres. La moitié y est favorable à raison d’un à deux jours par semaine. 43% préfèrent même aller à plus de 3 jours par semaine. Seuls 7% le rejettent

Migrer du jour au lende­main vers ce mode de travail n’est pas évident. Une bonne part des cadres est obligée d’utiliser ses propres moyens. Environ 38% travaillent avec leur matériel informatique et téléphones personnels. Ils sont donc forcément contraints de consommer leur forfait téléphonique et leur connexion internet au profit de leur activité profession­nelle. Les employeurs ont-ils prévu des primes excep­tionnelles ou des remboursements? L’enquête n’a pas traité cet aspect.

Proba­blement est-il encore un peu tôt pour obtenir des réponses. Par ail­leurs, le tiers ne dispose pas d’un espace bureau à domicile, ce qui peut les perturber et leur faire perdre en efficacité. En revanche, les deux tiers ont pu aménager un es­pace de travail chez eux.

Quelque 60% des cadres procèdent à des réunions fréquemment en télétravail avec leurs équipes, clients, mana­gers ou partenaires, 25% le font exceptionnel­lement et 15% jamais. «Nous aurions pu nous attendre à une part de 100%», fait remarquer ReKrute.com. Des problèmes techniques, ils en ren­contrent pas mal. 57% déclarent en subir durant des réunions à distance, dont 9% souvent. Malgré cela, plus des deux tiers affirment que les réunions à distance sont «plus effi­caces».

Ils se sentent, aussi, géné­ralement productifs en télétravail (57% contre 14% qui pensent le contraire). Au total, ils attribuent une note de 3,57/5 à leur productivité en travail à distance. Sans surprise, les jeunes, et plus particulièrement les 25-34 ans, sont les plus à l’aise avec ce mode d’activité.

cadres-conge-sans-soldes-037.jpg

Outre les 56% de cadres en télétravail, 24% continuent d’aller au bureau. 14% ont été mis en congé payé ou sans solde, notamment parmi les jeunes. 48,6% des cadres en congé payé et 65,6% de ceux en congé sans solde font partie des 25-34 ans

Qu’est-ce qui gênerait leur ren­dement? D’abord, une mauvaise connexion internet, suivie de la ges­tion des enfants. Difficile de s’occu­per en parallèle des plus petits qui, eux aussi, sont en e-learning, et ont besoin d’être encadrés et surveil­lés… En troisième position, le stress et/ou l’angoisse. Travailler à la mai­son n’est malheureusement pas sy­nonyme de zéro stress. 14% relèvent l’inadaptation de l’outil de travail, et presque autant, la démotivation.

Un peu plus de la moitié (54%) des cadres sont satisfaits de l’acti­vité à distance, certains la décrivent même comme un outil «extraordi­naire». 41% pensent qu’il faudrait l’améliorer, notamment parmi les seniors, alors que 5% estiment qu’il faudrait l’éviter. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les plus jeunes (moins de 24 ans) sont les plus nombreux à préférer éviter le télétravail. Ceci est probablement dû au besoin de cette population d’être orientée et coachée par ses aînés.

Ahlam NAZIH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc