×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Economie

Masques, visières, valves: L’impression 3D à la rescousse des hôpitaux

Par Amin RBOUB | Edition N°:5735 Le 07/04/2020 | Partager
Factory 3D: Le 1er centre structuré de prototypage au Maroc
Des protocoles stricts à respec­ter lors de la production
Attention, il y a masque et masque!
impression-3d-035.jpg

Selon le management de l’entreprise Factory 3D, dans ce contexte précis, l’impression en trois dimensions reste la solution la plus avantageuse en termes de coûts et de délais pour la production de prototypes, de maquettes et de pièces de petites, moyennes et grandes séries

Masques de protection, visières, valves pour respirateurs, pièces de rechange pour équipements médicaux... Ce sont là autant de prestations assurées par l’entreprise marocaine Factory 3D, qui dispose du premier centre de prototypage au Maroc. De la conception à l’impres­sion, Factory 3D lance une palette de solutions à tous les niveaux de la chaîne numérique.

L’entreprise dispose du premier parc d’impri­mantes 3D de dernière génération. Il s’agit d’une quinzaine de machines de technologies différentes pour adresser plusieurs secteurs d’activité (industrie aéronautique, automobile, design, cinéma, architecture, urba­nisme...) Dans ce contexte de pan­démie Covid-19, Factory 3D déve­loppe une panoplie de solutions et produits à usage médical au service du secteur de la santé.

«Avec notre centre de prototypage, nous pou­vons imprimer du matériel de pro­tection et des pièces de rechange pour les équipements de la santé, qu’il s’agisse de prototypes ou de production en série, notamment des respirateurs artificiels», soutient Alain Ermenault, fondateur et gérant de Factory 3D.

La force de ce type d’entreprises spécialisées dans la 3D réside dans la réactivité ou encore les délais extrêmement courts. «Nous sommes en alerte permanente afin de pouvoir répondre avec des solutions sur mesure dans des délais extrême­ment courts...», poursuit le fondateur.

Dans ce contexte précis et de forte demande de masques, Factory 3D imprime notamment des modèles de visières et de masques conçus et ce, depuis l’apparition des premiers cas de personnes contaminées au Ma­roc. Les dirigeants tiennent à préci­ser qu’il y a «une distinction entre masque et visière de protection. Si la réalisation des visières est relative­ment simple, celle des masques est plus complexe».

Pour les masques, il y a un certain nombre de contraintes, du fait de leur proximité avec les voies respiratoires de ceux qui les portent: (le choix des matériaux, des exigences de biocompatibilité, respect des normes médicales, fia­bilité, étanchéité, protocole de sté­rilisation ou désinfection...) Il faut rappeler que les produits en plastique nécessitent plus de prudence . «Le plastique est un matériau sur lequel le virus reste longtemps actif», tient à rappeler Alain Ermenault.

Mora­lité: Il faut être extrêmement vigi­lant: «Il me semble impératif que les matériaux, les process d’impression et les modèles des masques impri­més soient validés par des experts médicaux avant qu’ils ne soient por­tés», préconise le management de Factory 3D.

En clair, il y a des pro­tocoles assez stricts qu’il faut abso­lument respecter avant de produire des masques. Ce protocole implique des tests rigoureux d’étanchéité et de désinfection des prototypes d’équi­pements de protection... «Ce n’est qu’après avoir satisfait l’ensemble des tests extrêmement poussés que le matériel est présenté pour vali­dation aux hôpitaux. L’impression en grande série n’est que l’ultime étape», tient à préciser le fondateur du 1er centre de prototypage.

Il faut dire qu’il y a plusieurs technologies d’impression 3D qui répondent à des besoins spéci­fiques et assez différents. Mais le principe est le même. Il consiste à imprimer des objets «couche par couche». «C’est la raison pour la­quelle l’impression 3D a une autre appellation: la fabrication additive», explique Alain Ermenault.

Concrè­tement, la technologie de fabrication additive la plus répandue recourt aux filaments thermoplastiques en tant que matériau de production. D’autres technologies utilisent des résines, du métal, de la céramique, du béton... En fait, le process de la 3D est assez particulier. Tout com­mence par la conception.

«Dans un premier temps, l’on procède à la modélisation virtuelle de la pièce sur un ordinateur et ce, grâce à un logiciel de conception 3D. Après, la pièce est tranchée numériquement couche par couche via un logiciel dédié appelé «Slicer», afin de gé­nérer le programme de commande destiné à l’imprimante 3D. Et c’est ce programme qui sera enfin traité par l’imprimante qui déposera de la matière couche par couche pour former l’objet», expliquent les dirigeants de Factory 3D.

Selon ces spécialistes, «l’impression 3D est très souvent la solution la plus avantageuse en termes de coûts et de délais pour la production de proto­types, maquettes et pièces en petites et moyennes séries et pourquoi pas très prochainement la production de grandes séries», fait valoir le diri­geant Ermenault.

Finalement, en termes de concep­tion et de production 3D, il n’y a de limites que celles de l’imagination. Les possibilités offertes sont illimi­tées. Du coup, n’importe quelle idée simple peut prendre forme quasi instantanément grâce à la technolo­gie des 3 dimensions.

Aujourd’hui, le centre Factory 3D reçoit plein de commandes pour la production d’équipements médicaux de protec­tion ou encore des pièces techniques pour la lutte contre le Covid-19. Même des industriels sollicitent l’entreprise pour les accompagner dans un processus d’intégration de l’impression 3D.

Copag, Centrale Danone et Dislog: La grosse artillerie logistique

copag-centrale-danone-et-dislog-035.jpg

Dès cette semaine, la mobilisation est générale pour distri­buer le maximum de masques à la population, à raison de 500.000 par jour! Dans ce même élan de solidarité et de prévention, une grosse opération de distribution massive de masques de protec­tion a démarré hier lundi 6 avril. Pour acheminer les masques à grande échelle et toucher l’ensemble du territoire, une grosse machine logistique a été déployée à travers l’ensemble des points de vente et épiceries de quartiers, y compris dans les zones en­clavées. Les grandes surfaces seront aussi mises à contribution. Le succès de cette opération reste tributaire de la maîtrise de la chaîne logistique. A cet effet, les groupes Copag, Centrale Danone et Dislog qui ont développé une expertise logistique spécifique au Maroc ont été mis à contribution.

Amin RBOUB

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc