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Economie

Risque pays: Pourquoi la note du Maroc a été révisée

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5733 Le 03/04/2020 | Partager
Elle passe désormais de faible à modéré au 1er trimestre 2020
Crise sanitaire, perturbations extérieures…
Un choc négatif sur les activités touristiques

Après avoir publié ses perspectives macro-économiques mondiales, lourdement impactées par la pandémie du coronavirus (cf. www.leconomiste.com N° 5729 du 30/03/2020) Euler Hermes dévoile les notes de risques par pays et secteurs pour le premier trimestre 2020.

La situation se dégrade pour plusieurs pays y compris pour le Maroc qui voit sa cote de risque révisée de B1 (risque faible) à B2 (risque modéré). Il faudrait s’attendre ainsi à une croissance modérée, mais les réformes devraient porter leurs fruits à moyen terme, notent les experts du spécialiste de l’assurance-crédit.

En termes de demande extérieure, le Maroc souffrira de perturbations du commerce mondial. Et ce, dans le contexte de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine et des perspectives économiques plus sombres pour ses principaux partenaires commerciaux. Le niveau d'activité dans le secteur automobile s'est stabilisé, en conséquence directe des difficultés de l'industrie automobile européenne.

Le Maroc reste également très vulnérable à la volatilité du secteur agricole. La conjoncture mondiale difficile pour les investissements directs étrangers (IDE) exercera également une pression à la baisse supplémentaire sur la croissance intérieure. Cependant, la pandémie de coronavirus a provoqué un choc négatif significatif sur les activités touristiques au début de 2020, justifiant une perspective prudente de croissance.

En ce qui concerne les projections, l'économie marocaine ne devrait croître que de + 2% en 2020. Les défis ne manquent pas pour le gouvernement qui devra se concentrer sur les aspects socio-économiques en investissant dans l'éducation, les soins de santé et le développement des infrastructures. La dette publique (65% du PIB en 2019) ne devrait pas diminuer avant 2021.

Au niveau mondial, le risque d’impayés devrait s’accroître significativement, avec une hausse des défaillances mondiales d’entreprises de +14%. Une situation attribuée au risque d’une récession prolongée et d’une vague de faillites dues à la nouvelle crise sanitaire et économique. Dans ce panorama peu luisant, de très nombreux pays et secteurs seront durement touchés cette année.

«Les conséquences visibles et potentielles de la pandémie de Covid-19 entrent dans notre analyse du risque pays. Même si leur note de risque n’est pas abaissée, nous sommes très attentifs à la situation des pays développés, dont l’Italie, la France, l’Allemagne, l’Espagne et les Etats-Unis», indique Ludovic Subran, Chef économiste des groupes Euler Hermes et Allianz.

«Ces pays ont à disposition les moyens nécessaires pour protéger leurs entreprises, mais leur situation pourrait rapidement devenir complexe si les mesures de confinement et le blocage de l’économie devaient durer», avertit-il. La note de risque de 126 secteurs à travers le monde a été revue également à la baisse. Il s’agit là d’un niveau historique, jamais atteint jusqu’ici, est-il expliqué.

Le précédent record avait été atteint au T1 2016, avec un total de 70 notes de risques secteurs abaissées, tiennent à préciser les économistes. Et de noter que dans 60% des cas, ces changements entraînent un passage de la note sectorielle de «risque modéré» à «risque élevé». Deux preuves, s’il en fallait encore, que l’économie mondiale et les entreprises traversent actuellement une période «très complexe, incertaine et inédite».

Les secteurs les plus touchés

Le secteur de l’automobile est le plus sévèrement touché, puisqu’Euler Hermes a abaissé sa note dans 26 pays. Viennent ensuite les transports (note de risque abaissée dans 21 pays), l’électronique (14) et la distribution (12). L’industrie pharmaceutique et les services informatiques sont quant à eux les deux secteurs les plus résilients. Côté régions, c’est l’Europe de l’Ouest qui a subi le plus de dégradations de notes sectorielles, avec 52 cas. Suivent l’Asie (29 notes de risques secteurs dégradées) et l’Europe centrale et Orientale (24).
Comme chaque trimestre, Euler Hermes publie ses notes de risques pays et secteurs afin de mesurer l’évolution du risque de non-paiement des créances commerciales. Au total, 242 pays et 18 secteurs sont surveillés et évalués trimestriellement, grâce au suivi en continu de 40 indicateurs économiques et financiers. Les défauts argentins et libanais de ces derniers mois confirment la nécessité de la maquette du risque pays pour mesurer les vulnérabilités qu’une crise, comme celle du Covid-19, vient révéler.

Une croissance perturbée

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Déjà fragilisée par de nombreux facteurs d’incertitude (Brexit, tensions commerciales, échéances électorales…), l’économie mondiale doit faire face à un nouveau défi: la pandémie Covid-19.
Celle-ci, dont les conséquences humaines sont lourdes, met également à mal les entreprises du monde entier.
Elle perturbe les chaînes d’approvisionnement, interrompt l’activité, affecte la confiance des ménages et des marchés, et limite fortement les échanges internationaux.
Selon Euler Hermes, la croissance économique mondiale enregistrera en 2020 un fort ralentissement, n’atteignant que +0,5% (+2,5% en 2019).
Dans le même temps, les échanges internationaux se contracteront cette année de -4,5%.

F. Z. T.

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