×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Marocains bloqués à Sebta: La situation se complique!

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5730 Le 31/03/2020 | Partager
Des transfrontaliers parqués dans un centre sportif dans des conditions sanitaires à déplorer
Les mineurs non accompagnés en grand nombre, dans la même tourmente
Le gouvernement autonome de Sebta demande à l’Espagne d’appliquer la politique migra­toire
marocains-bloques-a-sebta-030.jpg

Confinés dans un centre sportif, les travailleurs transfrontaliers marocains assurent manquer de tout, même de mesures d’hygiène (Ph. DC)

Une cinquantaine de Marocains sont toujours bloqués à Sebta sans possi­bilité pour l’heure de regagner le Maroc. Ils font partie des centaines de travailleurs qui traversent la frontière chaque jour pour accomplir divers travaux dans la ville de Sebta: Cuisiniers, transporteurs, maçons ou même plombiers qui ont été pris dans les mailles de la fermeture des frontières, le vendredi 13 mars dernier.

Pourtant, une bonne partie d’entre eux, racontent-ils aux médias espagnols, avait eu connaissance de la fermeture en rentrant, se voyant inter­dire l’accès par les gardes civils espagnols ce vendredi là.... Ne voyageant que pour la journée, comme à leur habitude, ils n’ont ni de quoi se changer, ni d’argent pour l’hôtel.

Ils sont originaires de Tétouan, certains de Fnideq ou de Mdiq et ne demandent qu’à rentrer chez eux, quitte à passer une période d’incubation pour s’assurer de leur situation sanitaire. Un voeu qui devient de plus en plus difficile à exaucer au fur et à mesure de l’avancement de la pandémie. Certains ont déjà regagné Tétouan, à la nage, effectuant le trajet inverse des migrants clandestins.

Lors d’une première semaine, ils ont survécu grâce aux aides de diverses asso­ciations qui leur apportaient des viennoise­ries et des boissons chaudes, mais depuis la mise en place du confinement en Espagne, ils ont été rassemblés dans une salle cou­verte où ils devraient être pris en charge.

Mais leurs témoignages font état de condi­tions délétères. Confinés sans la moindre aide pour l’hygiène, ils ne survivent que grâce à des actions de solidarité de la part d’associations qui se font de plus en plus rares, elles aussi, à cause du durcissement des conditions de confinement chez le voi­sin ibérique.

Leur situation, qui s’ajoute à celle des mineurs non accompagnés qui pullulent dans les rues de Sebta, a amené les autori­tés de la ville à demander des aides supplé­mentaires à l’autorité centrale espagnole. Le gouvernement autonome de Sebta argue que le cas de ces transfrontaliers relève de la politique migratoire, prérogative du gou­vernement central espagnol et que c’est à ce gouvernement qu’il incombe de subvenir à leur maintien.

Des transporteurs bloqués à Guerguerat

Plusieurs transporteurs de marchandises transfrontaliers sont bloqués en plein désert, au sud du Maroc. Ceci est occasionné par la fermeture des frontières marocaines visant à endiguer la propagation du Covid-19. Toutefois, ces derniers, des Sénégalais et Mauritaniens en majorité, sont logés dans un refuge au village de Bir Guendouz, non loin du corridor de Guerguerat. Leur séjour est pris en charge par les autorités marocaines. Rappelons que c’est à travers le passage de Guerguerat que l’approvisionnement en denrées essentielles du Maroc vers la Mauritanie et l’Afrique de l’Ouest circule. Des pénuries de produits alimentaires de base (légumes, fruits,…) sont donc à craindre de l’autre côté de la frontière, puisque celle-ci est fermée depuis le 18 mars pour ceux ne pouvant justifier de documents de commerce.

                                                             

Camping-caristes: L’administration aux petits soins

camping-caristes-sebta-030.jpg

Parking propre, toilettes nettoyées deux fois par jour, un «mini-market» pour faire ses courses, les camping-ca­ristes déplacés la semaine dernière vers l’aire de repos de Ksar Sghir se disent très satis­faits de leur séjour. Très actifs sur les réseaux sociaux, ils ont assuré avoir été très surpris de l’attention des auto­rités de la région dès leur arrivée à l’aire de repos de Ksar Sghir. Même s’ils maintiennent l’es­poir de voir le gou­vernement français affréter un navire pour leur rapatrie­ment, ils assurent bien vivre leur exil, en attente de jours meilleurs.

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc