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Economie

Coronavirus - Plan social: La concertation contre les abus

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5728 Le 27/03/2020 | Partager
Les procédures du code du travail sont longues
El Mokharek: «Face à une situation exceptionnelle, il faut un traitement exceptionnel»
L’UMT juge les décisions du comité de veille «justes et adaptées»
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Miloudi El Mokharek, secrétaire général de l’UMT: «Certaines grandes enseignes opérant dans le tourisme ont versé les salaires du mois de mars et accordé des congés payés à leurs employés» (Ph. Bziouat)

Face aux répercussions économiques du coronavirus, l’UMT appelle le patronat à la concertation. Le syndicat conscient de la lenteur des procédures prévues par le code du travail en cas de nécessité de réduction du temps de travail ou de l’arrêt temporaire d'activité parle de «traitement exceptionnel» et de «cas par cas». Miloudi El Mokharek, secrétaire général de l’UMT, souligne aussi «qu’il faut des solutions aux situations particulières».

- L’Economiste: Les syndicats sont absents du comité de veille économique où des décisions notamment sur les salariés sont prises.
- Miloudi El Mokharek:
Nous n'avons pas été invités ni sollicités à participer au comité de veille économique. Lors de la visite du président de la CGEM à l'UMT, nous lui avons fait part de nos propositions pour le suivi du marché de l'emploi, les restructurations et le licenciement. L'idée est d'éviter les abus durant cette période de crise surtout que les salariés sont la première catégorie impactée. Nous avons d'ailleurs mis en place des permanences au niveau national et en particulier à Casablanca.

- Quelles sont les remontées qui vous arrivent du terrain?  
- Plusieurs entreprises du secteur textile et confection ont procédé à une baisse des horaires de travail sinon à une réduction des effectifs. Nos délégués nous saisissent en cas d'abus ainsi que la direction du travail.  Nous essayons de régler les problèmes. Il faut dire que face à une situation exceptionnelle, il faut un traitement exceptionnel. Nous avons sollicité le patronat pour que tout plan social, toute réduction des effectifs ou du temps de travail s'effectue dans la concertation. Cela nous permettra d’éviter les abus, de préserver l'emploi et d’accompagner les entreprises à traverser cette crise.

- D’autres secteurs sont-ils touchés à part le textile?
- Les entreprises opérant dans le secteur du BTP sont également touchées de plein fouet par cette crise. Pareil pour l'hôtellerie et la restauration. A Marrakech, des hôtels se retrouvent complètement vides. Certaines grandes enseignes ont versé les salaires du mois de mars et accordés des congés payés à leurs salariés.  A TangerMed, Renault-Nissan a mis en place un plan concerté  avec le syndicat. L'entreprise a notamment accordé des congés payés, instauré le télétravail et maintenu une équipe réduite sur le terrain.
C’est au cas par cas et dans un esprit de concertation avec le partenaire social que les mesures sont prises. Il faut dire aussi que les procédures prévues dans le code du travail sont lourdes et ne permettent pas d’aller vite dans ce genre de situation.

- Le comité de veille économique a pris une série de mesures en faveur des salariés. Vous semblent-elles suffisantes?
- Les mesures prises par le comité de veille économique sont justes et adaptées. Au niveau de la CNSS, les équipes ont fait un effort important. La mise en application de la nouvelle mesure nécessite beaucoup d’adaptation. Mais quid des salariés qui n’ont pas été déclarés au mois de février. Il faut  aussi des solutions aux situations particulières. Ceci étant, les démarches nécessaires pour bénéficier de l’indemnité de 2.000 DH ne relèvent pas des salariés. Il faut aller vers une large campagne de communication pour fournir les explications nécessaires.

- Les walis et gouverneurs ont vu leurs prérogatives élargies. Cela nourrit des interrogations sur les risques qui pèsent sur les droits et libertés.
- Lorsque la maison brûle, on appelle les pompiers. De larges prérogatives ont été accordées à la puissance publique. Ce n’est pas l’Etat d’exception dont les modalités sont prévues par la Constitution. Les institutions élues fonctionnent. Nous sommes dans une situation d’urgence. Les prérogatives sont accordées pour y faire face.

Don de 500 millions de DH

La CGEM, l’Etat et les syndicats ont décidé de faire un don de 500 millions de DH au profit du Fonds de gestion du coronavirus. «Sans hésiter, l’UMT a donné son accord pour le prélèvement du don sur le produit de la taxe sur la formation professionnelle. Il s’agit d’un salaire social  différé des salariés», souligne le secrétaire général de l’UMT.

Propos recueillis par Khadija MASMOUDI

 

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