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Economie

Covid-19/pertes d'exploitation: Les assureurs n'épongeront pas les pertes

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5723 Le 20/03/2020 | Partager
La pandémie, un risque non assurable
Couverture médicale: vérifiez les exclusions!
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Les entreprises régies par l'article 114 de la loi sur la couverture médicale constituent une sorte «d’ovni» dans le schéma global d’assurance maladie. 46% d'entre elles emploient plus de 50 salariés contre 3% pour les affiliés AMO

La pandémie du coronavirus ne figure pas parmi les risques catastrophiques couverts. La catnat ne peut donc être activée par l'Etat. Par ailleurs, les pertes d'exploitation subies par les entreprises en raison d'une pandémie comme c'est le cas pour le coronavirus sont rarement assurables voire jamais.

L'assurance perte d'exploitation que proposent les assureurs permet de faire face à l'arrêt accidentel de l'activité et indemnise les pertes subies suite à la diminution du chiffre d’affaires. Cette police garantit l’assuré de la perte de marge brute après un incendie, un dégât des eaux ou un dommage électrique. Elle ne joue qu’à la suite d’un sinistre matériel garanti. Ce qui n'est pas le cas pour une pandémie. En fait, il n'existe pas de solution assurantielle pour la perte d'exploitation sans dommage.

Aujourd'hui, les fermetures obligatoires de cafés, restaurants, hammams ainsi que les conséquences de la pandémie du Covid- 19 sur Royal Air Maroc, le tourisme et le textile et sur d'autres secteurs sont importantes.  Et ces secteurs ne peuvent se tourner vers les assureurs car les pandémies sont par définition systémiques.

«Elles ont un coût économique qui ne peut être supporté que par la collectivité. Ce coût pourrait mettre à terre les compagnies d'assurance», explique un opérateur. L'Etat a d'ailleurs mis en place un fonds et des mesures sont prises pour venir en aide aux entreprises des secteurs déclarés sinistrés.

Une chose est sûre, la pandémie du coronavirus va changer le rapport à l'assurance. C'est le cas par exemple pour l'assurance annulation événement qui n'est pas systématique ou encore l'assurance annulation voyage. «C'est certain, il y aura un avant et un après coronavirus», soutient un assureur.

La pandémie poussera également les entreprises à mieux négocier les contrats-groupes d'assurance-maladie, surtout celles qui sont sous le coup de l'article 114 de la loi sur la couverture médicale. Elles constituent une sorte «d’ovni» dans le schéma global puisqu'une partie des salariés du privé sont exclus de l'AMO.

Cet article 114, auquel aucun des gouvernements qui se sont succédés, n'a trouvé de solution stipule: «qu'à titre transitoire, et pendant une période de cinq ans renouvelable, les organismes publics ou privés qui assurent à leurs salariés une couverture médicale à titre facultatif, soit au moyen de contrats groupe auprès de compagnies d’assurance, soit auprès de mutuelles, soit dans le cadre de caisses internes, peuvent continuer à assurer cette couverture». Sauf que les contrats conclus ne couvrent pas tous le risque de  pandémie. «Il est généralement pris en charge. Mais parfois il est exclu».

Khadija MASMOUDI

 

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