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Dépistage du Covid-19: Les laboratoires de ville en renfort?

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5721 Le 18/03/2020 | Partager
Le ministère de la Santé fixe une liste de 3 organismes autorisés
Gestion des flux des patients, sécurité du personnel médical… des freins pour le privé
Mais des scénarios sont possibles, en cas de crise

En cas de doute sur une contamination au covid-19, vers qui s’adresser? Le ministère de la Santé a publié une note, lundi dernier, précisant la liste des organismes habilités à procéder au dépistage. Ils sont trois au total: L’Institut d’hygiène de Rabat, l’Institut Pasteur à Casablanca et le Laboratoire de l’hôpital d’instruction militaire Mohammed V de Rabat. Vu la spécificité du test, ils sont les seuls à être autorisés à y procéder.

Cela dit, en cas d’aggravation de la crise, les laboratoires de ville pourraient-ils être appelés en renfort? La solution a déjà été adoptée en France, où ces laboratoires sont autorisés, depuis lundi dernier, à déployer un nouveau test automatisé, rapide à réaliser. «Il s’agit d’un test développé en Allemagne, et qui a été partagé par l’OMS. Il n’est pas compliqué à mettre en place, il suffit que le laboratoire soit équipé en biologie moléculaire», explique Amal Ouahabi, biologiste médicale à Casablanca.

«Le défi au Maroc est au niveau de l’acheminement de l’échantillon au laboratoire, et de la protection du personnel médical, surtout au regard de cette rupture de masques», poursuit-elle. En cas de besoin, le ministère peut donc aussi compter sur des opérateurs privés, pourvu que l’on règle le volet sécuritaire.

Un laboratoire, LIAB, dirigé par le Professeur Abdallah Benslimane, avait d’ailleurs déjà commencé à proposer le dépistage du coronavirus avant la note ministérielle. «Nous avons actuellement une stratégie nationale qui prévoit de recourir, pour le moment, aux outils de l’Etat. Evidemment, nous nous y conformons», tient à souligner le Pr. Benslimane.

«Mais nous avions effectivement commencé à utiliser la séquence de Berlin, mise à disposition par l’OMS, pour procéder au test, selon des conditions très strictes que nous sommes à même de garantir», poursuit-il. Son laboratoire est accrédité pour 74% de l’activité. «Néanmoins, aucun laboratoire au monde n’est accrédité par des instances internationales pour le test du coronavirus», précise-t-il. 

Le syndicat des biologistes médicaux de Casablanca se dit à la disposition du ministère en cas de besoin. «Mais nous pouvons, en attendant, recenser les laboratoires en biologie moléculaire, capables de déployer le test», estime son président, Saïd El Hafiane. Le biologiste reconnaît la difficulté pour les labos de gérer les flux importants des patients et de garantir la sécurité du personnel. Néanmoins, d’autres scénarios sont possibles.

«Les prélèvements pourraient, par exemple, être réalisés, dans des hôpitaux, puis envoyés aux laboratoires pour le dépistage», suggère-t-il. Au Conseil des pharmaciens biologistes, l’on préfère rester prudent. «Si le ministère ou les CHU ont besoin de nous, nous répondrons présent. Toutefois, à notre connaissance, aucun laboratoire n’est équipé pour réaliser ce genre de tests. Il s’agit d’une technologie de pointe qui recourt à la culture virologique. Elle nécessite des mesures draconiennes, car le risque de contagion est important», estime Zineb Zniber, présidente.

Cela dit, dans les prochaines semaines, les tests rapides, faciles à décliner, pourraient bien changer la donne.

Les biologistes se protègent

A l’instar d’autres organismes, les laboratoires d’analyses médicales s’organisent comme ils le peuvent pour lutter contre le risque de contamination au Covid-19. Le nombre de patients dans les salles d’attente est réduit afin de respecter les distances de sécurité, des affiches de sensibilisation aux mesures de prévention sont déployées,  du gel désinfectant est mis à disposition…, certains ont même engagé des personnes pour réguler les flux des patients.

Ahlam NAZIH

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