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Economie

Coronavirus - Alimentation: L’offre couvre largement la demande

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5720 Le 17/03/2020 | Partager
Pas d’arrêt dans la chaîne de traitement de produits alimentaires: marchés de gros, de poisson et les abattoirs maintiendront leurs activités
L’offre de fruits et légumes, blé, dattes, produits laitiers et viandes couvre la demande de consommation

Pas de rupture d’approvisionnement dans la chaîne alimentaire. Officiels et professionnels assurent que la situation est normale. Mieux, pour certains produits de consommation courante, comme les fruits, légumes, viandes, poissons, légumineuses ou encore les farines, sucre et huiles végétales, l’offre dépasse de loin la demande. Sauf que la spéculation a tourné à plein régime, le week-end dernier. Attisée en cela par la perspective du confinement face à la pandémie.

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La frénésie qui s’est emparée le weed-end dernier des consommateurs s’est traduite par de fortes augmentations des prix des fruits et légumes. Or, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. La situation de production des maraîchages est jugée normale, assure le ministère de l’Agriculture (Ph. Jarfi)

Du coup, des étagères de grandes surfaces se sont vidées en quelques heures. Surtout pour ce qui est des produits stockables: pâtes, légumineuses, farines, huiles végétales et détergents sans toutefois une variation des prix. En revanche, les marchés de gros de fruits et légumes ont enregistré une forte flambée des prix des produits les plus consommés. Le rapport relevé dimanche dernier représentait 5 fois, voire plus, le prix de la première vente.

La question qui se pose tient à la manière de lutter contre ce type de renchérissement des coûts. D’autant que le gouvernement, via son chef ainsi que le ministre du Commerce, envisage «de sévir durement contre toute forme de spéculation».       
Selon le ministère de l’Agriculture, le stock de blé destiné, détenu actuellement par les organismes stockeurs, couvre 3 mois d’écrasements des minoteries industrielles. Et devrait s’élever à 4 mois vers fin avril.

Pour ce qui est des fruits et légumes, la production des tomates primeurs couvrira les besoins du marché jusqu’au mois de mai. Même constat pour la pomme de terre et l’oignon. En somme, la production des maraîchages  va couvrir les besoins du marché national même pendant le mois de Ramadan qui enregistre une forte hausse de la  consommation. Autre fruit à forte consommation pendant le mois de Ramadan, le stock des dattes est jugé satisfaisant.

La production laitière permet un volume à traiter de 165 millions de litres contre un besoin moyen mensuel de 125 millions et atteint 135 millions de litres au mois de Ramadan.

Quant aux viandes rouges (bovines, ovines et caprines), le disponible  est suffisant pour couvrir les besoins de consommation. L’offre de viande blanche et œufs, elle, est supérieure aux niveaux de consommation.

En ce qui concerne l’approvisionnement en produits de la pêche, aucun impact ou pénurie n’est à redouter. La campagne des petits pélagiques intervient généralement en milieu de la saison printanière. C’est le cas pour la sardine, qui reste un produit prisé par le consommateur marocain.

En plus de la consommation à l’état frais, la sardine produite au Maroc alimente également une importante industrie de conserve. Un stock jugé important de ce produit est disponible.

En outre, l’Union nationale des industries de la conserve de poisson affirme que la capacité installée permet d’assurer un approvisionnement normal du marché. En plus de la sardine et autres espèces de petits pélagiques, le Maroc est producteur d’un grand nombre de produits halieutiques.

A noter que cette dernière saison de pêche a été, comme témoignent les professionnels et les chiffres de captures, marquée par une abondance pour différentes espèces de poissons comme le poulpe, la seiche, le calmar et de nombreux poissons blancs.

Il est à signaler que l’ensemble des services de traitement et de distribution de produits agricoles tels que les marchés de gros de fruits et légumes et de poisson  ainsi que les abattoirs maintiendront leurs activités et ne seront pas concernés par d’éventuelles mesures de lutte contre le Covid-19.

A.G.

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