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Lutte contre le coronavirus Le plan d’action de Bank Al-Maghrib

Par Franck FAGNON | Edition N°:5719 Le 16/03/2020 | Partager
Le marché attend des mesures pour contrer le choc économique
Un conseil à moitié remanié tient sa première réunion mardi 17 mars

Depuis quelques jours, le maintien d’Abdellatif Jouahri à la tête de la Banque centrale ne faisait plus aucun doute. Il dirigera l’institution pour six ans, renouvelable une fois, selon les nouveaux statuts en vigueur depuis juillet 2019.

Dans un environnement hautement incertain marqué par la pandémie du coronavirus et la sécheresse, les opérateurs économiques vont chercher du soutien auprès de la Banque centrale qui tient sa réunion de politique monétaire mardi 17 mars.

A l’image de ses collègues de plusieurs autres banques centrales, Abdellatif Jouahri peut envoyer des signaux positifs pour permettre à l’économie d’amortir le choc. Mais, comme les autres, ces décisions ne pourront rien contre la source du problème qui ne vient pas de la sphère financière ni de l’économie réelle.

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Le taux directeur est à 2,25% depuis quatre ans. La Banque centrale n’a pas cédé à la pression de certains observateurs qui verraient d’un bon œil une baisse du taux mère. Bank Al-Maghrib a toujours mis en avant le problème de transmission de la politique monétaire à l’économie réelle

Le taux directeur est à 2,25% depuis quatre ans. Jusqu’ici, la Banque centrale n’a pas cédé à la pression de certains observateurs qui verraient d’un bon œil une baisse du taux mère. Bank Al-Maghrib a toujours mis en avant le problème de transmission de la politique monétaire à l’économie réelle.

Entre les lignes, les baisses ne seraient pas toujours ressenties sur le loyer de l’argent. Même si elle baisse le taux directeur, la Banque centrale n’est pas sûre qu’elle impacte les taux débiteurs. Bank Al-Maghrib a dû mettre la pression aux établissements bancaires pour qu’ils étendent les dernières baisses du taux directeur à leurs tarifs.

«Je ne serais pas surpris si le taux directeur reste inchangé», relève un professionnel de marché. Dans le même temps, la Banque centrale ne peut pas rester indifférente à la conjoncture. Ses prévisions de croissance seront très scrutées. Le HCP a abaissé ses pronostics aux alentours de 2%, ce qui reste encore très optimiste, jugent certains professionnels.

«Tous les signaux plaident pour une baisse du taux directeur. La Banque centrale peut l’actionner ce mois, comme elle peut la reporter le temps d’avoir plus de visibilité sur l’évolution de la pandémie et la campagne agricole. Mais, nous prévoyons au moins une baisse de taux cette année», prédit un analyste.

En dehors de la manipulation du taux directeur, la Banque centrale peut activer des mesures non conventionnelles pour soutenir l’économie. «Avec le programme Intelaka, le Maroc fait à sa manière une sorte de quantitative easing», relève un professionnel de marché. Reste peut-être à renforcer les mesures en direction des PME. Avec le tourisme et l’aérien qui sont déjà durement touchés par la pandémie, l’on pourrait assister à une hausse des défaillances dans ces secteurs et les activités qui gravitent autour.

Par ailleurs, le conseil de Bank Al-Maghrib intervient après la mise en œuvre de la deuxième phase de la réforme du régime de change. Le corridor de fluctuation du dirham est passé de 2,5% à 5% de part et d’autre. Un dirham plus volatil peut aussi alimenter la hausse des prix via l’inflation importée. L’effondrement des cours du pétrole peut être donc accueilli comme une bonne nouvelle.

De nouveaux visages, mais pas inconnus au conseil

C’est un conseil à moitié remanié qui animera la réunion de politique monétaire de ce mardi 17 mars. Mouna Cherkaoui, professeur d’économie et ancien membre du conseil d’administration du Forum pour la recherche économique, Mohammed Daïri, administrateur suppléant du groupe du Maroc au conseil d’administration du FMI, Najat El Mekkaoui, professeur d’économie, chercheur et consultante à la Banque mondiale sur l’organisation des régimes de retraite, Larbi Jaïdi, professeur d’économie, ancien conseiller du Premier ministre et du ministre de l’Economie et des Finances, et Fathallah Oualalou, ancien ministre des Finances, font leur entrée au conseil.
Abdellatif Belmadani, Mohammed Benamour, Miriem Bensalah Chaqroun et Bassim Jai-Hokimi font le chemin inverse. Parmi les anciens administrateurs indépendants, Mustapha Moussaoui garde son siège. Les administrateurs indépendants sont nommés un mandat de six ans non renouvelable. Leurs sièges sont renouvelables par un ⅓ tous les deux ans. Le conseil est désormais composé de neuf membres dont trois femmes.

F.Fa

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