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International

Pas d’accord entre l’Opep et la Russie

Par L'Economiste | Edition N°:5714 Le 09/03/2020 | Partager
Le pétrole décroche, crise politique en Arabie saoudite

Les marchés en Arabie saoudite et dans les autres pays du Golfe ont atteint leur plus bas niveau depuis plusieurs années à leur réouverture dimanche 8 mars. Déjà affectés par l'épidémie du nouveau coronavirus, la Bourse saoudienne a plongé de 7,7%, alors que les marchés ont dévissé à Dubaï de 8,5% ainsi qu'au Koweït et à Abou Dhabi, en chute de plus de 7%.

La Bourse du Qatar a chuté de 3,5%, celle de Bahreïn de 3% et celle d'Oman de 1,1%. L'action du géant pétrolier Saudi Aramco a dégringolé pour la première fois en dessous de son prix d'introduction en Bourse, qui était de 32 riyals (8,5 dollars), pour atteindre 31,15 riyals.

Cette chute intervient également sur fond de crise politique en Arabie saoudite, où les autorités ont arrêté, vendredi dernier, trois princes (dont le frère et le neveu du roi Salmane). Ils sont accusés d'avoir «comploté pour renverser le prince héritier Mohammed ben Salmane», selon les médias.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie n'ont pas réussi à s'entendre à Vienne sur des coupes supplémentaires de la production, en réaction à la baisse de la consommation mondiale d'or noir. Les cours du pétrole ont dégringolé de plus de 30% depuis le début de l'année sur fond de ralentissement économique dû à la propagation du nouveau coronavirus en Chine et à travers le monde.

Dans de telles conditions, le marché pétrolier pourrait continuer de souffrir d'une offre excédentaire dans les prochains mois, selon les experts. D'autant que les coupes actuellement en vigueur arrivent à échéance fin mars et que leur renouvellement semble plus qu'incertain.

Les 13 membres du cartel et leurs 10 partenaires, qui forment l'Opep+, sont liés depuis début 2017 par un accord de réduction volontaire de 1,2 million de barils par jour (mbj), augmenté à 1,7 mbj en décembre dernier.

De son côté, l'Arabie saoudite a consenti en début d'année à retirer 400.000 barils quotidiens de sa propre production pendant trois mois. Une offre trop abondante risque de faire pression à la baisse sur les cours. Certains experts s'attendant à ce que le pétrole new-yorkais tombe prochainement sous le seuil des 40 dollars.

F. Z. T. avec agences

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