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Culture

A Marrakech, on marche et puis on danse!

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5708 Le 28/02/2020 | Partager
La ville accueille la Biennale de danse en Afrique
Le festival «On marche» fête sa 15e édition
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La Biennale de danse en Afrique affiche sa mue à Marrakech. Après avoir été Triennale de danse, la manifestation panafricaine emblématique depuis 1997 et qui a pris place tour à tour à Luanda, Antananarivo, Paris, Tunis, Bamako, Johannesburg et Ouagadougou, est accueillie par le Festival de danse «On marche» pour sa 15e édition du 20 au 28 mars prochains dans la ville ocre.

L’un des rares évènements dédiés à la danse contemporaine au Maroc, s’est forgé depuis 2005, à force de résistance, d’opiniâtreté et grâce à l’esprit militant de ses concepteurs, une place de choix dans le paysage culturel national et continental.

Malgré l’indifférence des institutions de tutelle et des autorités de la ville, le festival attire désormais, à chaque édition, un public de passionnés, de médias et de professionnels de la danse contemporaine du continent. Une résilience couronnée par  l’organisation cette année de l’une des manifestations itinérantes, panafricaines les plus emblématiques sur le continent. Et qu’importe si la ville ocre a perdu son statut de capitale de la culture africaine, les évènements célébrant le continent continuent à s’y succéder.

Après la foire de l’art contemporain africain, (la 1-54), c’est toute l’Afrique qui viendra danser  aux pieds de l’Atlas. Pilotée par l’infatigable Taoufiq Izeddiou, il aura fallu plus de 4 ans de travail et de réflexion pour réussir la transformation de l’évènement en Biennale qui s’accompagne  de transformations aussi bien sur la programmation que sur l’orientation artistique.

L’évènement a été réfléchi, rêvé et composé à plusieurs grâce à un comité artistique de qualité, composé de Alioune Diagne (Sénégal), Faustin Linyekula et Virginie Dupray (République Démocratique du Congo), Gregory Maqoma (Afrique du Sud), Hafiz Dhaou (Tunisie), Qudus Onikeku (Nigéria), Quito Tembe (Mozambique) et Salia Sanou (Burkina Faso).

Depuis 2016, ce comité artistique ainsi que l’équipe du Festival On Marche ont travaillé de concert pour donner une dimension multiple à cette Biennale et étendre sa portée, profitant de l’occasion pour s’émanciper de la coproduction française tout en gardant un partenariat «facilitateur» avec l’Institut français.

Désormais 100% africaine, la Biennale inclut l’ensemble du continent: Est, Ouest, Centre, Nord et Sud. Toutes les générations y seront également célébrées, offrant un voyage dans l’histoire de la danse contemporaine en Afrique. L’objectif étant de répondre aux attentes de la relève africaine tout en lui donnant la possibilité de découvrir, reconnaître ou revoir le travail accompli par ses aînés lors des 50 dernières années.

«Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens» dit l’adage africain. C’est ce proverbe  qui a selon Taoufiq Izeddiou inspiré la vision artistique de la manifestation. A l’occasion, une série d’hommages sera rendue aux ténors. Des personnalités incontournables qui ont chacune à leur manière pavé le chemin de la danse contemporaine africaine à travers le monde. 

Ces hommages seront les premiers d’une longue série que la désormais Biennale s’engage à perpétuer, promettant ainsi la naissance d’une nouvelle tradition, celle d’un devoir de mémoire nécessaire. Quant à la génération future, la programmation de la Biennale propose 20 jeunes premières créations chorégraphiques que le public aura la primeur de découvrir à Marrakech. C’est en partenariat avec l’Institut Français Paris, qu’un dispositif d’incubation de projets chorégraphiques «Résidanses 2019» a permis pendant plus d’un an de découvrir et d’accompagner des chorégraphes émergents du continent africain dans leur processus de création.

La diversité des projets retenus présentera un tableau général aux couleurs, tessitures et textures différentes de ce qu’est la création en danse contemporaine africaine en 2020 et peut-être de ce qu’elle sera à l’avenir.

A.Bo.

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