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    Proche-Orient: Ce que prévoit le plan de paix décrié

    Par L'Economiste | Edition N°:5687 Le 30/01/2020 | Partager
    Une solution «réaliste à deux Etats» sous conditions, selon Trump
    Les Palestiniens le rejettent, réunion de la Ligue arabe

    Comme annoncé sur nos colonnes, Donald Trump a dévoilé, mardi 28 janvier dans la soirée, son plan de «Paix pour le Proche-Orient». Il promeut, selon le président américain, une solution «réaliste à deux Etats» sous plusieurs conditions pour les Palestiniens.

    S'exprimant, dans une allocution à la Maison-Blanche, aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Trump a qualifié ce plan d’opportunité «historique et de dernière chance de paix pour les Palestiniens». Il prévoit notamment «l’annexion par Israël de la vallée du Jourdain et la reconnaissance de Jérusalem comme capitale indivisible d’Israël». Le président américain a promis que ce plan n’obligerait aucun «Israélien ni Palestinien à quitter sa demeure».

    Le document de 80 pages prévoit aussi «un gel de quatre ans de la construction de nouvelles colonies israéliennes». Durant cette période, «les détails d'un accord global seraient négociés entre Israéliens et Palestiniens», a expliqué le locataire de la Maison-Blanche. Cependant, il n'était pas immédiatement clair si le gel pouvait être prolongé si un accord final n'était pas conclu dans les quatre ans.

    D’après le président américain, ce plan permettrait aux Palestiniens «de doubler leur territoire actuel». Il sera accompagné d’un investissement international de 50 milliards de dollars pour créer 1 million d’emplois pour les Palestiniens au cours des dix prochaines années.

    «Ma vision présente une opportunité gagnant-gagnant pour les deux parties, une solution réaliste à deux Etats…», a assuré le président Trump. Le Premier ministre israélien Netanyahu et son principal rival politique aux élections de mars, Benny Gantz, ont approuvé ce plan qui a d'ores et déjà été rejeté par l'Autorité palestinienne.

    En effet, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a estimé que «la conformité au droit international et aux principes d'équité et de justice constitue le critère principal d'évaluation de tout plan de paix». Il doit «répondre aux aspirations des deux parties et prendre en considération leurs intérêts, de manière à ce que les concessions faites soient égales».

    Et de souligner que «la position palestinienne sera décisive dans l'élaboration de la position unifiée des Etats arabes sur ce plan». La réunion du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel, prévue samedi prochain, sera l'occasion d'arrêter cette position.

    Aboul Gheit a dit «comprendre les motivations américaines visant à aider à résoudre le conflit palestino-israélien». Tout en insistant qu'afin d'être juste et durable, cette solution «doit répondre aux aspirations des deux parties, faisant remarquer que les pays arabes ont déjà proposé (leur) initiative de paix arabe».

    Ce que dit l’UE, Erdogan fâché…

    L’UE a aussi réaffirmé son attachement à «la solution à deux Etats pour le conflit israélo-palestinien». Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a indiqué que l'Union «va étudier et évaluer les propositions avancées dans le cadre de ce plan». Il s'agit de «prendre en compte les aspirations légitimes à la fois des Palestiniens et des Israéliens, en respectant toutes les résolutions de l'ONU pertinentes et les accords internationaux», est-il souligné dans une déclaration. Pour sa part, le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié «d’inacceptable le projet de paix américain pour le Moyen-Orient». Ardent défenseur de la cause palestinienne, Erdogan critique régulièrement la politique israélienne, mais également celle de l'administration Trump à l'égard des territoires palestiniens.

    F. Z. T. avec agences

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